Moureaux : « Les Bruxellois ne doivent pas rester au balcon ! »

Rédaction en ligne

mardi 17 janvier 2012, 09:35

Le vice-président du PS menace : « Si la Wallonie ne veut plus de nous, nous devrons en tirer les conséquences. » Des propos stupéfiants, d'après Willy Borsus. Plus d'informations dans Le Soir

Réagissant brièvement dimanche, en « tweetant » (Le Soir de lundi), aux propos de Jean-Claude Marcourt sur la « déconstruction » de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Philippe Moureaux avait lancé : « Le repli wallon revient à l'ordre du jour, l'imagination doit être au pouvoir à Bruxelles, il faut envisager des scénarios déchirants »…

Holà ! Des « scénarios déchirants » ? De quoi parle-t-on ? Le vice-président bruxellois du PS s'explique dans Le Soir

Qu'en est-il de ce « tweet » alarmiste dimanche ? « Les Bruxellois ne doivent pas rester au balcon, voilà ce que je veux dire… Au balcon à attendre qu'on nous dise du côté wallon si l'on veut ou non encore travailler avec nous (…) Si on se lance au Sud dans une réflexion strictement wallonne – sans Bruxellois –, alors, nous devons constituer nous aussi un groupe de réflexion, pluraliste, sur l'avenir de Bruxelles. Un groupe qui ne doit écarter aucune hypothèse au départ. Pour une réflexion extrêmement libre sur notre futur. J'appelle les responsables politiques bruxellois à prendre l'initiative. »

Borsus stupéfait par les propos de Moureaux

Le chef de groupe MR au parlement wallon, Willy Borsus, s'est dit stupéfait des déclarations du vice-président du PS, Philippe Moureaux, à propos du choix de dialoguer avec la Flandre que pourrait faire Bruxelles si la Wallonie ne voulait pas d'elle. "C'est sidérant. Bruxelles est très majoritairement francophone. Nous avons tant de choses ensemble que ce serait une erreur profonde de cultiver ce qui pourrait nous diviser", a expliqué Borsus, interrogé sur "La Première".

A Bruxelles, des critiques se sont déjà fait entendre sur l'absence de ministre bruxellois dans le comité restreint du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (composé du ministre-président Rudy Demotte et des vice-présidents Jean-Claude Marcourt, Jean-Marc Nollet et André Antoine, tous Wallons). "En ce qui nous concerne, nous aurions fait des choix différents", a confié M. Borsus. Le chef de groupe de l'opposition wallonne a toutefois exhorté le gouvernement francophone à ne pas augmenter le nombre de ministres s'il décidait de remédier à cette situation.

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[95] climax dit le 18/01/2012, 12:25

Fédération Flandre-Bruxelles : Je suis francophone, j'ai grandi en périphérie bruxelloise et vit en Région bruxelloise. Je suis pour Bruxelles intégrée à la Flandre. Très intéressant au niveau économique, accès à la mer, esprit d'entreprendre etc. et ca ferait enfin le lien avec les francophones de périphérie et du Brabant flamand dans son ensemble. Ca ferait réapparaître les francophones "invisibles" des autres provinces (Anvers...). Et ça donnerait du poids représentatif (1,5 millions sur 7 millions) puisque nous serions alors une importante minorité dans une entité dont l'unité ne serait pas remise en cause.

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[94] VHB dit le 18/01/2012, 10:59

Moureaux dit hypocritement "Si la Wallonie ne veut plus de nous, " --- Alors que en fait Bxl ne veut pas de la Wallonie non plus. Une fois leur indépendance dans la poche, les bxlois n'auront pas envie de reprendre les tranferts financiers vèrs le Sud des mains de la Flandre.

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[93] dit le 17/01/2012, 22:30

Le groupe FDF au Parlement bruxellois appelle le PS à mettre de l'ordre dans ses troupes et dans les finances bruxelloises : " Elio Di Rupo parti, il n'y a plus de pilote dans l'avion au Parti socialiste ", constate Didier Gosuin suite aux déclarations incompréhensibles du Ministre Marcourt pour " déconstruire la communauté Wallonie-Bruxelles ". " Tous les jours, les Bruxellois ont besoin de plus de synergies entre la Région et la Fédération Wallonie-Bruxelles. Tous les jours, malgré des majorités homogènes PS-Ecolo-cdH, les Bruxellois pâtissent de l'incapacité des deux gouvernements de travailler ensemble. Or, pour construire des crèches ou répondre au défi de la qualification, c'est à la Fédération Wallonie-Bruxelles qu'il faut agir ", plaide Didier Gosuin.

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[92] cchr07 dit le 17/01/2012, 21:48

Flupke, quand on n'est même plus représentatif de ses racines . . . . on se tait ! Je cite "nous devrons en tirer les conséquences", on "tire" les conclusions Flupke et on "subit" les conséquences ! Ne pas se prendre pour un parigot qui a un vocabulaire limité à 150 mots et qui n'en connait même pas la signification.

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[91] kaoti dit le 17/01/2012, 21:09

@Benoit1 Ce sont pourtant les francophones qui ont opté en 1921 pour le principe de territorialité (au lieu de personnalité) pour assurer l'unilinguisme en Wallonie. Peu importe, à quoi bon de s'accuser mutuellement de choses qui sont de la responsabilité de nos ancêtres. Tout ce que notre génération peut constater aujourd'hui c'est que notre modèle de compromis n'a jamais bien marché et que depuis 2007 notre pays est complètement grippé. Plus d'autonomie serait ainsi une bonne chose. Par contre aller plus loin c.a.d. vers l'indépendance serait de la folie.

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