Kamikaze : la Sûreté de l’État savait

Rédaction en ligne

samedi 20 octobre 2007, 12:49

Trois mois avant que Muriel Degauque ne commette un attentat suicide en Irak, certains parlementaires savaient déjà que les services belges de renseignements étaient sur la piste de la kamikaze.

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Belga

L’information est divulguée dans le « Morgen » de ce samedi. La Sûreté de l’État avait fait en sorte que le Parlement et le Comité R, qui garde à l’œil les services de renseignements, ne puissent rien savoir de l’enquête, écrit samedi le quotidien flamand De Morgen.

À la demande de la présidente du Sénat de l’époque, Anne-Marie Lizin, le Comité R avait entamé une enquête le 31 août 2005. Bien que le comité disposait légalement de toutes les compétences pour demander des documents ou d’autres informations, il s’était heurté au mur du secret absolu.

La Sûreté de l’État et le service du renseignement militaire SGRS étaient en train de travailler, chacun de leur côté et depuis plusieurs années, sur la filière irakienne. Malgré les accords de collaboration conclus entre les deux services, ceux-ci refusaient de s’échanger leurs informations.

Afin d’éviter que le Parlement et le service de renseignement concurrent puissent avoir accès au dossier concernant Degauque et ses complices, la Sûreté de l’État avait décidé, dès l’annonce de l’enquête du Comité R, de transmettre le dossier au procureur fédéral Johan Delmulle. À partir de ce moment, il s’agissait d’un dossier judiciaire, désormais inaccessible au Comité R. Le contrôle parlementaire a ainsi pu être évité.

(d’après Belga)

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