La crise expliquée aux nuls

PIERRE BOUILLON

lundi 03 décembre 2007, 01:24

Et tout « ça » vient d'où ? La crise du jour ne plonge pas seulement ses racines dans le scrutin du 10 juin. Remontons aux sources. Pour bien saisir l'affaire…

*

Kroll

La rupture – 1999

Bien sûr, nos discordes sont aussi anciennes que le pays (le Mouvement flamand émerge peu après 1830, pour exiger que le néerlandais puisse être parlé dans les tribunaux, dans l'administration, etc.). Mais coupons court. Et posons-nous en 1999.

C'est une année d'élection. Et le scrutin va créer une terrible rupture dans la vie politique : les deux partis chrétiens (le flamand CVP et le francophone PSC) valsent dans l'opposition.

Ce n'était plus arrivé depuis… 42 ans !

Au scrutin, ils se sont effondrés, usés, rongés par leurs conflits internes (c'est surtout vrai au PSC où le conflit Nothomb-Milquet pour la présidence a fait rage pendant trois longues années).

Exit Jean-Luc Dehaene.

Le libéral flamand Guy Verhofstadt fonde un gouvernement « arc-en-ciel » (libéraux-socialistes-écologistes).

Conséquences de l'épisode : en état de choc, les chrétiens vont mettre plusieurs années pour reprendre des couleurs. Le PSC va devoir se rajeunir et se rénover (en 2003, sa présidente Joëlle Milquet rebaptisera le parti en CDH pour Centre démocrate humaniste).

Le CVP, lui aussi, changera de nom (il deviendra le CD&V). Mais surtout, il se radicalise. Désormais dans l'opposition, et en guerre ouverte avec ce Verhofstadt qui a gagné le scrutin, il va durcir le ton sur le plan communautaire pour ne pas laisser le monopole de la cause flamande au Vlaams Blok avec qui il partage les bancs de l'opposition.

Le tournant – 2001

À l'automne 2000, Verhofstadt engage la cinquième réforme de l'État (après celles de 1970, 1980, 1988 et 1992). Celle-ci s'appellera Saint-Polycarpe – en Belgique, on donne aux accords le nom du saint du jour… But de la réforme : refinancer les Communautés (française, flamande et germanophone). Ce sont les francophones qui demandent ceci – exsangue, la Communauté française n'est pas en état de payer son école. Cette demande (pressante) va donner à la Flandre l'occasion d'exiger de nouvelles régionalisations. Les francophones n'étaient pas demandeurs – pour eux, la réforme de l'État de 1992 pouvait être la dernière… Mais ils sont bien obligés de les accepter – sans ça, pas de sous pour l'école.

Pour réformer l'État, pour faire glisser des compétences du fédéral vers les régions, il faut modifier la Constitution et une série de lois spéciales. Et pour faire ceci, il faut l'aval d'au moins 2/3 des députés et sénateurs. Ensemble, à l'époque, libéraux, socialistes et écologistes n'ont pas à ces 2/3. Il leur faut donc l'appui d'élus de l'opposition. Verhofstadt sollicite le PSC et la Volksunie (VU).

La VU est un petit parti séparatiste flamand. En échange de son soutien, elle exigera beaucoup – et l'obtiendra (notamment : elle fera artificiellement gonfler le nombre d'élus flamands au parlement de la Région bruxelloise). En dépit de ceci, la VU hésitera fort (et longtemps) à aider Verhofstadt. Elle finira par le faire, à l'été 2001. Mais ce sera au prix d'une crise interne grave. Après le vote de Polycarpe, la VU éclate en deux. Se créent la N-VA (nationalistes de droite) et Spirit (nationalistes de gauche).

Conséquences de l'épisode : autrefois concentré à la VU, le nationalisme flamand démocratique s'émiette et « contamine » les autres partis (la N-VA s'associera en 2004 avec le CD&V, Spirit ira en cartel avec les socialistes du SP.A tandis que d'autres ex-VU rallieront le VLD ou, même, les écologistes de Groen…).

CD&V, SP.A, VLD et Groen restent attachés au pays mais la dispersion des ex-VU va radicaliser l'ensemble du paysage politique flamand, généralement demandeur, non pas d'une Flandre indépendante, mais d'une Flandre… plus indépendante.

Autre effet de l'épisode : les francophones ne sont désormais plus demandeurs de rien sur le plan institutionnel. Dans l'histoire du pays, c'est « le » tournant.

Jusqu'en 1992, les Wallons étaient, eux aussi, demandeurs d'autonomie régionale. L'intérêt wallon « collait » à l'intérêt flamand. En 2001, les francophones ont dû « subir » une cinquième réforme pour pouvoir sauver leur école. Là, stop. On redoute que l'étape suivante consiste à régionaliser des éléments de la Sécurité sociale (politique de santé, chômage, etc.). Les Wallons seraient alors dans le pétrin : ils n'ont pas les moyens financiers pour ça…

Le pépin BHV- 2002

En 2002, le gouvernement remanie le système électoral. Il élargit la taille des circonscriptions. Celles-ci épouseront désormais le tracé des provinces. On laisse une exception : c'est l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV).

Créé en 1963, cet arrondissement regroupe 54 communes (les 19 de Bruxelles + 35 communes du Brabant flamand). Il est donc à cheval sur deux régions (la Région bruxelloise et la Région flamande). C'est ce qui fait sa singularité – les autres arrondissements sont soit en Flandre, soit en Wallonie. Pourquoi cette singularité ? En 1963, on a observé que beaucoup de francophones vivaient dans ces 35 fameuses communes flamandes. On n'a pas voulu les couper de Bruxelles, majoritairement francophone.

En pratique, c'est quoi, BHV ? Un électeur de Flandre peut voter pour un candidat basé à Bruxelles ; et un électeur de Bruxelles peut voter pour un candidat de Flandre. Cet arrondissement est aussi un arrondissement judiciaire : tout habitant de BHV peut se faire juger dans la langue de son choix. Le hic ? La Flandre s'est toujours battue pour que les territoires régionaux soient « homogènes » (ici, c'est la Flandre, là-bas, c'est Bruxelles…). À cheval sur deux régions, BHV heurte ce principe. Dès 1963, le Nord va donc demander sa scission – cela donnerait : Bruxelles de son côté, Hal-Vilvorde serait rattaché au Brabant flamand.

L'opposition flamande déposera à la Cour d'arbitrage un recours contre la réforme des arrondissements. En 2003, la Cour lui donne raison. Elle observe qu'il y a une anomalie : tous les arrondissements épousent le tracé des provinces, sauf BHV. Elle demande que l'on règle ça (et donne un délai : 2007). Les francophones traduisent : il faut en revenir à l'ancienne découpe des arrondissements. Les Flamands traduisent : il faut scinder BHV. Ce que les francophones refusent. En sommeil depuis des années, BHV devient un sujet brûlant…

RAS… – 2003

Élections fédérales de 2003 : RAS… Sauf ceci : les verts perdent le scrutin et retournent dans l'opposition. CDH et CD&V ne sont pas encore en forme. Verhofstadt fonde donc un gouvernement socialiste-libéral (on dira : « violet ».)

La trahison – 2004

Élections régionales de 2004. Après 5 ans de galère, CDH et CD&V relèvent la tête. Désormais épaulé par la N-VA (le cartel a été bâti en février 2004), le CD&V rentre au gouvernement de la Région flamande. Le CDH rentre dans les exécutifs de la Région wallonne, de la Région bruxelloise et de la Communauté française. À ces trois niveaux, la majorité était PS-MR. Elle devient PS-CDH.

Elio Di Rupo (PS) est content : l'entente est meilleure avec le CDH qu'avec le MR et il est plus facile pour lui de s'allier avec un petit parti plutôt qu'un gros.

Joëlle Milquet (CDH) est contente : elle a ramené son parti au pouvoir. Certes, c'est un demi-pas. Le scrutin était régional et le CDH n'a réinvesti que les régions (lui et le CD&V restent dans l'opposition au fédéral). Mais Milquet est confiante. C'est acquis pour elle et pour Di Rupo : après avoir viré le MR des régions, le scrutin fédéral de 2007 sera l'occasion de sortir le MR du fédéral et d'installer là une majorité rouge-orange.

Le MR se dit trahi par le PS. Sa rancœur à l'égard du PS sera tenace…

Grain de sable – 2005

En septembre 2005, la justice met le nez dans la gestion de Charleroi. Des échevins PS sont dans le collimateur. Débute une saga, entraînant le PS de scandale en scandale – il le payera cash aux élections de 2007.

Autre effet de l'épisode : en donnant de la Wallonie l'image d'une région, non seulement mal gérée (l'économie wallonne sommeille…), mais affairiste, la « saga Charleroi » convaincra bien des électeurs flamands qu'il faut couper les ponts.

Bye-bye ?- 2006

Le 12 décembre 2006, la RTBF diffuse le canular que l'on ne présente plus : la Flandre fait sécession ! L'émission sème l'inquiétude, chez les citoyens francophones. À qui la chaîne publique a présenté une Flandre unanimement séparatiste. Et qui savent ne pas avoir les moyens de vivre sans l'aide de la Flandre.

Pour rassurer l'électorat, PS, MR, CDH et Écolo vont passer la campagne (les fédérales approchent…) à seriner qu'ils ne sont pas demandeurs d'une nouvelle réforme de l'État. Réforme que la Flandre, par réaction, exige avec une fermeté accrue (elle veut des régionalisations, outre, bien sûr, la scission de BHV…). Effet de surenchère, donc. Étant entendu que sur le terrain institutionnel (c'est un effet de son association avec la N-VA), le CD&V se montre plus revendicatif que VLD et SP.A.

En Belgique, les gouvernements fédéraux se composent par « famille » (qui dit CD&V au gouvernement, dit CDH ; qui dit PS, dit SP.A, etc.). En campagne, les adversaires du CDH feront valoir que voter pour lui fera (indirectement) arriver au pouvoir le cartel le plus dur sur le plan institutionnel. Pour se défendre, Milquet raidira son propos, allant jusqu'à jurer que le CDH ne participerait à aucune nouvelle réforme de l'État (MR, PS et Écolo se bornaient, eux, à dire qu'ils ne sont pas « demandeurs »…).

Les rêves brisés – 2007

Le 10 juin, le pays vote. Ce sont les élections fédérales. Comme pressenti, le duo CD&V/N-VA l'emporte au Nord.

L'espoir de Milquet de marier le PS au fédéral vole à l'eau – à cause de Charleroi, le PS s'est écroulé. Et le SP.A, en mauvais état aussi, se promet à l'opposition.

Autre mauvaise nouvelle pour Milquet : son score est moins bon que celui de 2004 – le CDH aura sans doute payé son idylle avec le PS.

En excluant toute idée de tripartite, le MR impose la voie de l'Orange bleue.

Voilà… Tous les éléments de la crise de cette fin novembre sont là.

1. Au sortir d'une campagne dure, et belliqueuse, les partis ont du mal à se dégager des postures d'avant-scrutin.

2. Les tensions entre partis restent très vives – se remettant mal de son échec électoral, le PS accuse le MR d'avoir fait campagne « sur Charleroi ».

3. L'Orange bleue ambitionne d'emboîter le parti flamand le plus radical sur le plan communautaire (le cartel) avec les formations francophones les plus opposées aux revendications flamandes – le CDH et le FDF, l'allié du MR.

4. Échaudée par ce scrutin, qu'elle a perdu et qui lui sert un scénario d'Orange bleue qu'elle n'imaginait pas (et qu'elle n'aime pas), Milquet va aussi méditer son échec électoral (parti trop souple, trop docile, trop porté aux compromis).

La présidente du CDH va, du coup, s'imposer une ligne dont sa formation était assez peu coutumière : la fermeté.

Milquet était « madame non » bien avant les élections.

Au 176e jour de crise, elle en est toujours là…

Vos réactions

Pour réagir à cet article :

  • introduisez votre identifiant
  • rédigez votre commentaire
  • postez

Merci pour votre réaction. Votre message doit respecter la charte du Soir, à laquelle vous avez souscrit au moment de votre inscription (lire la charte): sont exclus notamment les messages racistes ou xénophobes, les propos calomnieux ou diffamatoires, les injures ou les attaques personnelles. Confirmez-vous que votre message respecte la charte ?

[93] axeldom envoyer un message personnel dit le 19/12/2007, 11:20

Vrij Brussel - Bruxelles libre
Bonjouren tant que Bruxellois, je remarque que de plus en plus d'entres nous commencent à en avoir assez de cet extrémisme flamand.On en vient à se demander si une scission de la Belgique ne serait pas pour Bruxelles une chance à saisir...Nous aurions une autonomie fiscale et nous ne nous priverions pas de taxer les navetteurs sur leur lieu de travail (Bruxelles)...Nous pourrions installer des péages automatiquescomme à Londres pour réduire la circulation à Bruxelles et nous servir de ces taxes pour financer des transports en commun gratuits pour tous ... Bruxelles resterait bilingue et chaque personne est la bienvenue tant qu'elle respecte une démocratie réelle (sans représentation garantie pour les néerlandophones de Bruxelles comme c'est le cas actuellement)...Bruxelles a été envahi maintes fois : romains, germains, espagnols, autrichiens, français, hollandais, allemands ...c'est pas les flamands extrémistes qui vont nous faire trembler !Axel

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[92] dvendrame envoyer un message personnel dit le 18/12/2007, 10:39

Pas si simple
Soyons lucides: tous les partis francophones (sauf peut-être ecolo) ont fait beaucoup de mal à la Wallonie. Les affaires du PS donnent une mauvaise image aux flamands, le cdh raidit les discussions et Reynders, accro au pouvoir, est prêt à tout, même à briser la collaboration francophone.Je connais beaucoup de flamands et je n'ai jamais eu de problème avec eux. Cette crise n'est pas vraiment nationale mais politique, je pense.Je ne crois pas que le problème est réellement la réforme de l'état mais plutôt que, puisque les partis francophones n'ont que des projets personnels et pas de vraie vision à long terme pour la Wallonie, ils n'ont aucune idée d'où commencer.Pas demandeurs? Et pourquoi ça? La Wallonie a aussi des qualités que nos hommes et femmes politiques devraient reconnaître et à partir desquelles ils devraient penser notre avenir.

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[91] mikhawa envoyer un message personnel dit le 17/12/2007, 07:16

[99] Alainv
Résumé intéressant, et discours très juste sur la situation, cela fait des décennies que cet extrémisme est alimenté dans les journaux flamands, dans les discours politiques, et c'est bien une forme de coup d'état, lentement mais sûrement.... Maintenant c'est aux francophones de réagir (pourquoi ne l'ont-ils pas fait avant!), pour se protéger de la marrée brune qui est en marche http://www.bruxelles-francophone.be/

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui1
  • Non0
  • 100%
  • 0%
[90] Alainv envoyer un message personnel dit le 14/12/2007, 10:19

Tendance fachiste visant à détourner l'argent reçu à des fins éducatives pour en faire profiter une propagande politique. Cela suit un procédé fachiste visant à imposer à une minorité des décrets non concertés par un vote majoritaire s'écartant de l'esprit du législateur. Tout cela est du à un oyau ayant infiltré les médias et la classe politique, neutralisant les discours sociaux et économiques dans le seul but d'asseoir des limites géographiques basées sur la religion, la couleur, ou la langue. Dans ce cas ci : la langue. La première étape de cette politique a toujours été de fusionner les institutions culturelles, religieuses ou linguistiques aux institutions administratives chargées de la région. Ici, cela s'est produit par la fusion des régions et des communautés. Il est toujours plus aisé de le remarquer dans un pays autre, que dans son propre pays.... Et il est excessivement difficile de faire marche arrière, tant on se sent roulé. Ami Flamand, il vous faudra beaucoup de courage pour lutter contre le vrai ennemi, de plus en plus présent, et puissant : l'extreme droite. Elle s'est larvée et mélangée à notre démocratie. Même un séparatiste démocrate est confondu avec un fachiste aujourd'hui. Même un chrétien flamand. C'est vous dire à quel point ce coup d'état est lent, mais efficace. Petit à petit modifier la pensée.... Je suis horrifié aujourd'hui.

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[89] Arp envoyer un message personnel dit le 14/12/2007, 10:13

La Fontaine
Une grenouille vit un boeuf Qui lui sembla de belle taille. Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf, Anvieuse, s'étend, et s'enfle, et se travaill Pour égaler l'animal en grosseur; Disant : "Regardez bien, ma soeur; Est-ce assez ? dites-moi, n'y suis-je point encore ?- Nenni. - M'y voici donc? - Point du tout. - M'y voilà ? -Vous n'en approchez point." La chétive pécore S'enfla si bien qu'elle creva. Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages : Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs; Tout petit prince a des ambassadeurs, Tout marquis veut avoir des pages.

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[88] Keule envoyer un message personnel dit le 13/12/2007, 19:10

Le message politique expliqué aux nuls
Lorsque les partis francophones expliquaient qu'en matière de réforme de l'état ils n'étaient demandeurs en rien, cela ne voulait pas dire qu'ils n'avaient pas de projet ou qu'ils voulaient tout refuser. Cela voulait dire tout simplement que lorsqu'une personne veut une chose à tous prix et qu'elle n'a rien d'intéressant à offrir en échange, c'est le cèdant qui fait le prix et qu'alors le prix est élevé. Lorsque la Flandre s'empare par la force de l'objet de ses désirs sans aucune contrepartie ça s'appelle du vol.

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[87] ficus envoyer un message personnel dit le 13/12/2007, 09:05


Articles pour 10 ans Monsieur Veuillez me communiquer trois adresses internet de journalistes importants du service politique.J'ai plusieurs messages importants à leur communiquer. Je ne trouve rien dans ce but sur votre site internet. Prière de revoir la configuration générale du site. Merci d'avance. Cette rubrique ne me permet pas d'envoyer des fichiers joints.

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[86] Navigare envoyer un message personnel dit le 12/12/2007, 22:12


La crise des nuls expliquées et voulues par des nuls!!!!

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[85] himself envoyer un message personnel dit le 12/12/2007, 14:45


.
Les dernières histoires belges
himself, Le Grand Barnum

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[84] Euclide envoyer un message personnel dit le 11/12/2007, 00:29

changement de style...
Excellent article !!! ajoutez-y que pour la première fois le MR a introduit un style "à l'américaine" dans la campagne (on a peu parlé du programme MR mais beaucoup de pourquoi il ne fallait pas voter pour le PS (Charleroi) ni pour le cdH (à la solde du cd&v)...) Poursuivez la recette pendant ces 6 derniers mois : comme Milquet s'opposait au cd&v contrairement au pronostic de Reyndeers pendant la campagne, il s'est évertué à la présenter à la botte du PS, cheval de troie de l'orange bleue... Ajoutez que si le cdH sort, les libéraux sont n°1 et le premier parti au sein des libéraux est le MR... et le président du MR est Didier Reynders... Et vous saurez pourquoi Reynders nous fait -avec le sourire- lanterner depuis 6 mois en attente de la clef du 16... Gageons qu'il n'est pas improbable que ce soit pour bientôt...

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[83] yolag envoyer un message personnel dit le 10/12/2007, 17:33

en toute bonne logique
1 petit pays ( à 3 identités culturelles) au coeur de l'europe qui cimente des dizaines d'identités culturelles!Faisons simple : acceptons nous les uns les autres. Comprenons nous et reconnaissons nos différences qui sont richesses.Comment ? Accordons l'autonomie aux régions suivant un agenda strict et aidons les uns et les autres à cette acquisition d'indépendance régionnale. Couvrons le tout dans un système confédéral qui maintiendrait des compétences inaliénables ( politique étrangère, sécurité, justice, etc... ) . Dans un même mouvement de tolérance et de liberté enseignons les 3 langues nationales dès la maternelle et nous aurons résolu en l'espace d'une seule génération un problème vieux de 175 ans. La Belgique sera le petit cristal autour duquel s'organisera les autres cristaux pour former le diamant européen

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[82] JVerstry envoyer un message personnel dit le 10/12/2007, 16:43

Excellent article...
Ca met les points sur les i...

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[81] BELZEBUTH envoyer un message personnel dit le 10/12/2007, 16:43

Gouvernement intérimaire...
Allez vous tous, souhaitez bon courage à Guy !! et beaucoup de patience. Et surtout qu'il ne nous amène pas Yves comme Premier ministre..Celui-là on peut s'en passer. Maintenant, les paris sont ouverts: cela ne prendra pas six mois, ni six semaines; je parie, ce sera comme avec VDB jadis: cela ne prendra pas plus de six jours.

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[80] Bertt12 envoyer un message personnel dit le 10/12/2007, 15:40

On a quand même des choses plus chouettes à discuter
Qu'est-ce que j'en ai plus rien à foutre de tout ça... Je ne suis pas raisonnable du tout mais là, je m'en cogne comme de l'an 40... Et si les Flamands veulent séparer... Ben oui, qu'ils séparent. Dans 100 ans on vivra quand même à Bruxelles-Plage et à Tournai-les-Bains... A+ à tous et portez-vous bien. Flamands ou Wallons. Soyez heureux dans la vie et en bonne santé (plus elle est bonne, et moins on se battra pour la sécurité sociale...

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[79] HCL envoyer un message personnel dit le 7/12/2007, 15:24

CITATION(topper @ 7/12/2007, 00:23) [snapback]100173[/snapback]

Gus t'as raison, t'es moins ringard que bibi, 'mexkuus de pas êt' plus cool mes kan j'tais jun on aittai plu polly, on n' kausai pas avek les amorty en le aplant avek leur prenom, et on avai moin d'minist donc statistikman moin d' cons ossi !
Voila, je ne suis plus en phase avec le monde actuel ; c'est la faute à la médecine qui nous fait vivre trop longtemps .
Bonne nuit, et rassurez VOUS, j'ai déjà apprécier plus d'une fois vos interventions .


Haha je vais pouvoir vous réécrire alors :-)

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
 

lire

voir

?

recevoir la newsletter quotidienne gratuite