Les TEC Charleroi ont licencié Samy Trugsnach, le chauffeur inculpé et incarcéré depuis jeudi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné, chez un passager, une incapacité temporaire. Les bus ont finalement repris la route ce matin à Charleroi.
archives. Thienpont - Le Soir
Les TEC Charleroi ont annoncé mercredi avoir notifié son licenciement au conducteur impliqué dans une agression avec un passager, fait qui avait été à l’origine d’un mouvement de grève de six jours au sein de la société. L’homme a été licencié « avec une indemnité compensatoire de préavis », précisent le TEC et la Société régionale wallonne du transport (SRWT) dans un communiqué conjoint.
Le conducteur en question, Samy Trugsnach, a été inculpé et est incarcéré depuis jeudi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire, à la suite d’une violente altercation survenue le week-end précédent à Gilly.
Le TEC Charleroi et la SRWT disent avoir analysé avec beaucoup d’attention les faits reprochés au conducteur. Ils ont estimé que « sa réaction révèle un manque de réserve et de contrôle, éléments nécessaires à l’exercice de la fonction de chauffeur de bus ».
« Il n’est pas licencié pour faute grave car nous ne voulions pas anticiper une décision de justice », précise Véronique Benoît, du TEC Charleroi. « Par ailleurs, actuellement détenu, le chauffeur n’avait pas la possibilité de prester un éventuel préavis », ajoute-t-elle.
La société de transport en commun répond donc favorablement à la requête du ministre wallon des Transports, André Antoine, qui avait demandé à la SRWT d’engager immédiatement une procédure de licenciement avec préavis du chauffeur.
Interrogé mercredi au parlement wallon, M. Antoine a insisté sur les faits « accablants » reprochés au chauffeur, qui n’en serait pas à ses premiers actes violents. Son comportement s’est révélé particulièrement inadéquat au regard des règles en vigueur au sein des TEC, estime le ministre.
Six jours de perturbations
La reprise du trafic normal des bus a mis un terme, mercredi matin, à six jours de perturbations qui se sont aussi, une journée durant, étendues à d’autres régions de Wallonie.
Le mouvement a débuté jeudi dernier, sans préavis, quand les chauffeurs ont appris qu’un des leurs, Samy Trugsnach, était entendu depuis la veille par la police à la suite d’une violente altercation survenue le week-end précédent à Gilly.
Dans la matinée de jeudi, le chauffeur était inculpé de coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire, et placé sous mandat d’arrêt. L’après-midi, le procureur du Roi de Charleroi donnait des précisions quant aux motivations de ce mandat d’arrêt, et faisait visionner aux délégations syndicales et à la direction des TEC les vidéos de la scène.
Il y apparaissait qu’après une discussion dans le bus, le passager en était descendu et avait donné un coup de béquille au rétroviseur. Il avait alors été poursuivi et rejoint par le chauffeur, et propulsé contre le bus. En réaction, il avait sorti un couteau. Le chauffeur, un ancien paracommando, l’avait alors « balayé » avant le lui porter une série de coups de pied. Le passager a eu la rate perforée et deux vertèbres démises. Il souffre d’un pneumothorax.
Dès jeudi dernier, la grève, totale sur le secteur de Charleroi, menaçait de s’étendre à d’autres régions.
C’était le cas, vendredi, avec des arrêts de travail sur les secteurs de Mons, de Liège et de Verviers, notamment, tandis qu’à Charleroi, aucun bus ne sortait des différents dépôts de Jumet, Genson et Anderlues.
Les chauffeurs de Charleroi décidaient alors de poursuivre leur arrêt de travail jusqu’à mardi, jour prévu de la comparution de Samy Trugsnach devant la Chambre du Conseil, qui devait statuer sur une éventuelle prolongation de son mandat d’arrêt Samedi, les autres régions ont repris le travail mais la grève était maintenue à Charleroi. Une assemblée générale qui devait se tenir au dépôt de Jumet a tourné court, quand un incident est survenu avec un journaliste qui voulait assister à cette assemblée : poussé vers la sortie, il a brandi un couteau. La réunion n’a pas pu se tenir, ce qui a prolongé le mouvement jusqu’à ce lundi.
Dimanche, lors des débats télévisés, le ministre Antoine annonçait qu’en cas de condamnation, les TEC licencieraient le chauffeur Samy Trugsnach.
Dans la matinée de lundi, une nouvelle assemblée s’est tenue, trois heures durant, avant de donner lieu à un vote de poursuite de la grève, mais selon des chiffres plus mitigés : si 60 % des chauffeurs avaient voulu continuer le mouvement, 40 % avaient manifesté leur volonté de reprendre le travail. On notait aussi des clivages à l’intérieur même des votes, les chauffeurs du dépôt Genson paraissant les plus décidés à rester en grève, ce qui s’expliquait par le fait que chauffeur incarcéré relevait de ce dépôt. Les parents de Samy Trugsnach sont venus, à cette assemblée, plaider pour une reprise du travail, afin de ne pas pénaliser davantage les usagers.
Mardi, le trafic a repris au départ des dépôts de Jumet et d’Anderlues et, dans une mesure moindre, au dépôt Genson. Dans la matinée, Samy Trugsnach comparaissait devant la Chambre du Conseil, qui a rendu mardi après-midi son ordonnance, décidant de prolonger d’un mois le mandat d’arrêt mis à sa charge.
Les organisations syndicales ont alors lancé le mot d’ordre de reprise du travail, la CSC annonçant également qu’en cas de grève, elle n’indemniserait plus les grévistes.
Dans la soirée, le ministre Antoine a fait savoir qu’il avait demandé à l’administrateur général de la SRWT d’engager la procédure de licenciement à l’égard du chauffeur « en raison de la gravité des faits reprochés et de la nécessité de défendre l’image des TEC »
C’est cette déclaration qui a, une nouvelle fois, perturbé le fonctionnement des TEC Charleroi, aux premières heures de mercredi. Si les bus ont quitté normalement le dépôt d’Anderlues et partiellement celui de Jumet, la grève était à nouveau totale au dépôt Genson, où une assemblée a cependant décidé vers 7H00 la reprise du travail. La circulation normale a été peu après rétablie sur tout le réseau.
une blague suite pour ma part, réagir a une agression est normal. combien de personne se font agresser sans que rien ne soit fait. (avant une convocation de la police suite a une agression +-1 an et demi) les sanctions doivent etre prise a l'encontre de la personne qui sors une arme autant que sur le chauffeur qui aurrais du maitriser la situation. (autre point, pourquoi cette personne avait un couteau sur elle ?) et seulement justice sera rendue.
Il n'y a pas que les chauffeurs de bus à se faire insulter. les profs aussi, les contrôleurs de contribution, à peu près tous les gens qui travaillent derrière un guichet, les médecins qui refusent les certificats de complaisance, les pharmaciens qui refusent certains médocs... seuls les chauffeurs de bus (qui ne se gênent pas pour insulter les jeunes) tabassent...
Comme pour Joe Van Holsbeeck Vous avez remarqué que les gens qui ont un couteau ne l'utilisent que pour se défendre. Par exemple, notre handicapé carolo. Autre exemple, le meutrier présumé de Joe Van Holsbeeck... Les gens honnêtes ne sortent pas leur couteau pour se défendre... Ils tremblent... Quand vous sortez votre couteau, vous mettez la vie d'autrui en danger. Il est donc normal que vous mettiez aussi la vôtre en danger... Vous n'avez plus rien à revendiquer. Et tant mieux si vous prenez une pâtée...
Donc, les gens honnêtes ne se défendent pas, ils tremblent... intéressante vision de l'honnêteté. J'en conclus que votre ami chauffeur, vu son manque de tremblement, est loin d'être honnête. Vous osez comprarer un acte de défense et un meutre de sang froid, je vous trouve plutôt gonflé et pour le moins malhonnête intellectuellement. Le chose que je regrette, c'est que quand la victime a tenté de se défendre avec son canif contre ce forcené, son handicap ne lui ai pas permis de se défendre, et qu'il ait été massacré froidement de la sorte. De plus, je me demande pourquoi, quand à la station Delta un contrôleur se fait rouer de coup de pieds les images des caméra de surveillance sont montrées à la télé, mais pas dans ce cas. Sans doute pour ne pas choquer la population et les bien-pensants-syndico-gaucho.
soutien au chauffeur Il a defendu le bien public là où les gens restent au volant la peur au ventre, il est descendu et est tombé face à quelqu'un d'armé et là encore, il ne s'est pas laissé faire, et l'autre s'est pris la trempe.Bravo au chauffeur ! les voyous (ceux qui ont des couteaux sur eux sont des voyous) apprendront que des fois, trop rares, ils peuvent aussi avoir des soucis.J'espère que le voyou qui se promène avec un couteau sur lui sera poursuivi par la police
Voilà! Je suis un voyou. ca fait trentze ans que j'ai un canif en poche, je m'ensers pour des tas de choses, ne fais de mal à personne, mais je suis un voyou. Vous ne trouvez pas votre raisonnement un peu réducteur? et en effet, comme le souligne SAB77, il a sorti son couteau de sa poche après avoir été agressé. Mais un petit couteau dans la main d'un handicapé ne suffit pas à le défendre contre une grosse crapule qui n'en n'est pas à son coup d'essai à en juger par les autres plaintes déposé"es à son endroit. Dommage.
@melusinette Donc, si je comprends bien, toute personne en possession d'un canif est un voyou. Un canif au départ, est un outil. Une arme ressemble à autre chose. Bientôt on nous dira qu'une personne se promenant avec un crayon bien taillé est un voyou armé aussi. D'autant plus est, mais détrompez-moi si je m'égare, son canif était resté en poche jusqu'au besoin d'une légitime défense.
Il a defendu le bien public là où les gens restent au volant la peur au ventre
? Il a défendu le bien public?
Il a rossé un invalide qui, empoigné par ce butor, avait sorti un canif. Belle vision du bien public. Puisse la wallonie finir de pourrir de cette gréviculture, de l'a-gonadisme d'un Antoine et de la classe politique wallonne en général.
Que sur le fumier de la décomposition de cette région perdue, pousse autre chose que des roses.
soutien au chauffeur Il a defendu le bien public là où les gens restent au volant la peur au ventre, il est descendu et est tombé face à quelqu'un d'armé et là encore, il ne s'est pas laissé faire, et l'autre s'est pris la trempe.Bravo au chauffeur ! les voyous (ceux qui ont des couteaux sur eux sont des voyous) apprendront que des fois, trop rares, ils peuvent aussi avoir des soucis.J'espère que le voyou qui se promène avec un couteau sur lui sera poursuivi par la police
Bizarre Le soir donne le nom du chauffeur! J'y vois une véritable tentative de lui nuire, quand on constate la haine, les injures qui ont été proféré à son égard, y compris sur les fora du Soir! Que veut donc Le Soir? Une ratonnade? Si ce chauffeur avait été étranger, le soir aurait tu son nom dans toutes les langues, dans un silence assourdissant!
Abdallah Ait Oud a été cité dans tous les journaux aussi. Si je ne m'abuse, il ne s'appelle pas Jean Delcopette, et son nom n'a pas été épargné dès les premières heures qui ont suivi son arrestation. Me trompai-je?
Le passager a eu une réaction initiale déplacée et, à juste titre, une réaction à celle-ci était normale, encore faudrait-il en définir les limites. Par contre, on ne peut reprocher à un handicapé se faisant tabasser d'une manière aussi violente de vouloir se défendre en sortant son canif. M'enfin, avez vous vu l'état de cet homme? La victime n'a fait preuve d'aucune violence physique vis-à-vis du chauffeur. Moins normal encore, et même ridicule, c'est que cela justifie une grève "émotionelle". C'est quoi cette nouveauté? Pendant que nous on paye leur salaire!! Ce chauffeur à fait preuve d'une violence sans excuses et le licencier n'était qu'évident. Il a commis une faute grave et si les chauffeurs demandent une protection contre la violence des usagers de leur transport, nous avons le droit à la même protection contre la violence des chauffeurs. En attendant la prochaine excuse pour une nouvelle grève...
SAB77, vous avez entièrement raison. Vote analyse et votre nuance prouvent que vous êtes quelqu'un de bien.
Le passager a eu une réaction initiale déplacée et, à juste titre, une réaction à celle-ci était normale, encore faudrait-il en définir les limites. Par contre, on ne peut reprocher à un handicapé se faisant tabasser d'une manière aussi violente de vouloir se défendre en sortant son canif. M'enfin, avez vous vu l'état de cet homme? La victime n'a fait preuve d'aucune violence physique vis-à-vis du chauffeur. Moins normal encore, et même ridicule, c'est que cela justifie une grève "émotionelle". C'est quoi cette nouveauté? Pendant que nous on paye leur salaire!! Ce chauffeur à fait preuve d'une violence sans excuses et le licencier n'était qu'évident. Il a commis une faute grave et si les chauffeurs demandent une protection contre la violence des usagers de leur transport, nous avons le droit à la même protection contre la violence des chauffeurs. En attendant la prochaine excuse pour une nouvelle grève...
Et le reclassement ? Ou alors, une petite idée : puisque la plupart des privatisations ont échoué faute d'administration régulatrice suffisament performante, on pourrait leur confier le contrôle du privé, ça leur permettrait d'exister au bénéfice de la collectivité. Et au moins, quand ils feront grève pour se remémorer le bon vieux temps, ils ne feront chier personne.
Charleroi et ses reliques du passé Cette grève est le fait de gens qui se laissent manipuler, pour ne pas dire contrôler, par des grandes geules du siècle passé. Les reliques d'extrème gauche qui cadenassent les gros parastataux (STIB, mais surtout SNCB et TEC) tentent d'exister, quitte à nuire à leur cause. Face à de tels abus du droit de grève, même les plus farouches défenseurs des services publics, et peut-être même surtout ceux-là, se résignent à souhaîter le recours au privé. Il n'y a rien à négocier, rien à espèrer de ces syndicalistes-là. Et puisque ils ont obtenu que l'eau du bain soit collée au bébé, il n'y a plus qu'une solution : on jette tout. Il faut leur retirer leurs raison d'être, même si je dois prendre mon vélo pendant 6 mois.
Je propose que monsieur Sagawé prenne la place du chauffeur à la TEC, car il a les grâces de Monsieur Antoine.J'irai même plus loin, je propose que monsieur Sagawé prenne la place d'Antoine; Antoine la place du chauffeur et le chauffeur, la place de Sagawé.
Bizarre Le soir donne le nom du chauffeur! J'y vois une véritable tentative de lui nuire, quand on constate la haine, les injures qui ont été proféré à son égard, y compris sur les fora du Soir! Que veut donc Le Soir? Une ratonnade? Si ce chauffeur avait été étranger, le soir aurait tu son nom dans toutes les langues, dans un silence assourdissant!