La réunion des vice-premiers ministres et des présidents des partis de la majorité autour du premier ministre Yves Leterme n’a donné aucun résultat. Les tractations à propos de Bruxelles-Hal-Vilvorde pourraient continuer lundi soir.
Belga
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Chacun est resté sur ses positions et rien n’a bougé, disait-on à plusieurs sources dimanche soir. On attend le bureau du CD&V, ajoutait-on encore.
Le président du MR, Didier Reynders, tiendra une conférence de presse sur la situation politique lundi à midi à l’issue de l’intergroupe parlementaire. Il n’y aura aucun commentaire ou interview avant cette conférence de presse, précisait-on.
Leterme négocie une solution pour BHV
Le premier ministre Yves Leterme est en réunions avec les vice-premiers ministres et présidents des partis de la majorité pour tenter de trouver une solution au danger que la mise à l’ordre du jour de la proposition de loi de scission de BHV fait courir au gouvernement.
Le premier ministre Yves Leterme n’a plus que quelques jours pour tenter d’éviter des difficultés à son gouvernement sur le dossier BHV. La Conférence des présidents de la Chambre doit décider mardi de l’agenda de la séance plénière et les partis flamands ont déjà fait savoir qu’ils veulent l’inscription à l’ordre du jour de la proposition de loi scindant l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde.
Le temps presse donc d’autant plus qu’Yves Leterme a un agenda international chargé en début de semaine. Lundi, il commence par recevoir à 9H30 le premier ministre albanais Sali Berisha. Il participera ensuite au Bureau du CD&V et se rendra au palais pour la traditionnelle audience hebdomadaire. Peu après 13 heures, Yves Leterme embarque dans le Thalys à destination de Paris pour une « visite de prise de fonction » au président français Nicolas Sarkozy. Son retour est prévu à 20H17. Le lendemain, mardi, Yves Leterme se rend à Berlin toujours pour une « visite de prise de fonction » à la chancelière Angela Merkel. Il part de Melsbroek à 10 heures et son retour est prévu à 19 heures. Selon son porte-parole, il n’envisage pas de changer quoi que ce soit à cet agenda. Le vice-premier ministre et président du MR, Didier Reynders, avait quant à lui prévu d’assister, du 4 au 6 mai, à Madrid, à la 46e assemblée annuelle de la Banque asiatique de développement. Il a d’abord décidé d’écourter ce déplacement mais il a finalement décidé de l’annuler.
Le gouvernement s’est déjà penché sur la problématique lundi et mercredi dernier lors de réunion du Comité ministériel restreint. Après la réunion de lundi, le premier ministre a annoncé qu’il avait présenté un calendrier et une liste de thèmes à aborder pendant les discussions sur le deuxième paquet de réforme de l’Etat, précisant que BHV ferait partie intégrante de ces discussions. Mercredi, le même Premier ministre déclarait, après la deuxième réunion du Comité restreint : « Il faut créer un climat serein et tous les actes unilatéraux pourraient mettre en danger la négociation elle-même ou le climat des négociations institutionnelles ». Quelques heures plus tard, le groupe CD&V/N-VA de la Chambre confirmait la position prise par le bureau du parti lundi. Le cartel veut que la proposition de loi de scission de l’arrondissement de BHV soit inscrite à l’ordre du jour de la Chambre la semaine prochaine. En même temps, il se dit favorable à la négociation.
Cette position a été qualifiée de « schizophrénique » par Ecolo tandis que le chef de groupe Open VLD, Bart Tommelein, s’étonnait d’une attitude qui consiste à vouloir mener des négociations de paix tout en continuant à tirer. Il ajoutait toutefois que si on en arrivait au vote, son groupe voterait la proposition. Le vice-premier ministre Open VLD, Patrick Dewael, avait déclaré mercredi matin en arrivant à la réunion du Comité restreint que selon lui le premier ministre devrait demander lui-même au parlement de reporter la discussion de la proposition de loi.
Renvoyer BHV au frigo
Depuis, les contacts informels ont été nombreux mais un compromis communautaire ne peut être négocié qu’en mettant francophones et flamands autour de la table, ce qui ne s’est pas encore beaucoup fait jusqu’à présent. Le premier ministre semble finalement avoir décidé de réunir les principaux protagonistes. Après une première réunion infructueuse ce week-end, il a réuni une deuxième fois les vice-premiers ministres et présidents des partis de la majorité ce dimanche soir pour tenter de trouver une solution au danger que la mise à l’ordre du jour de la proposition de loi de scission de BHV fait courir au gouvernement. Le but, dit-on dans les milieux gouvernementaux, serait de trouver une solution pour remettre la proposition « au frigo » jusqu’à l’été afin de se donner du temps pour négocier un compromis dans le cadre des discussions sur deuxième paquet de réforme de l’Etat.
Plusieurs solutions s’offrent pour retarder la discussion de la proposition. Outre le déclenchement d’un nouveau conflit d’intérêt par le parlement wallon – ce que les partis francophones refusent officiellement jusqu’à présent – on peut aussi jouer sur les procédures en déposant des amendements sur lesquels on décide de demander l’avis du Conseil d’Etat. Certains parlaient aussi, dimanche, de faire entrer les Sénat dans la danse via la procédure d’évocation. Dans ce cas, la proposition aura été votée à la Chambre ce qui donnera satisfaction aux partis flamands mais sera sans doute difficile à faire accepter par les partis francophones.
Le président de la Chambre, le CD&V Herman Van Rompuy, a répété dimanche que son parti avait eu l’impression en février dernier, lors des discussions au sein du Comité des sages qui a abouti à l’accord sur le premier paquet de réforme de l’Etat, que les francophones allaient déclencher un nouveau conflit d’intérêt pour donner le temps à la négociation. Sans cela, dit-il, son parti ne serait pas entré dans le gouvernement actuel. Il ajoutait cependant comprendre les francophones qui ne veulent pas s’engager dans des procédures à répétition. Il faudrait un engagement clair que cette deuxième procédure soit la dernière et qu’on utilise vraiment les 120 jours de répit pour aboutir à un compromis acceptable pour tous.
A ce stade, il semble qu’aucun parti ne veut aller aux élections dans l’immédiat. Il faudrait donc trouver une solution pour remettre BHV au frigo le temps de trouver un accord global sur le deuxième paquet de réforme de l’Etat.
Crise d'hypocrisie et hypocrisie de la crise Les partis, du nord comme du sud, semblent surtout vouloir éviter de porter la responsabilité de la crise. "Si la Belgique éclate, ce sera de la faute des autres". Ceci vaut principalement d'une communauté vers l'autre, mais aussi entre Flamands, et entre Wallons-Bruxellois. Par ailleurs, il ne faut pas chercher midi à quatorze heures pour expliquer le regain de virulence flamande : c'est évidemment la déclaration régionaliste Picqué-Demotte qui a remis le feu aux poudres. Rien de plus insupportable en Flandre que l'autonomie régionale de Bruxelles ! Van Rompuy est d'une rare hypocrisie quand il prétend que le délai sur BHV a toujours été prévu comme une responsabilité francophone.
CE PAYS EST DEVENU un simulacre et une mystification. Ca ne peut plus durer. Ca ne pourra plus durer car même la plomberie de haut vol a ses limites. Sauf à admettre que l'Etat ( = "ce qui est") peut n'être qu'apparences...
En neuf mois, le monsieur "goed bustuur" a réussi : - à se foutre tous les francophones à dos - à rendre le pays ingérable - à créer un gouvernement pléthorique - à ne rien faire contre la perte de pouvoir d'achat - à ne rien faire pour relancer l'économie Dites-moi "goed bestuur" ça se traduit par "foutre la m..." en français ?
Inconscience Les Flamands ont allumé un brasier qu'ils ne controlent plus. J'espère que nos politiques ne se plieront pas à cette nouvelle exigence. Tout homme sensé reconnaitrait son erreur. Malheureusement, les imbéciles ne changent jamais d'avis.
Banque asiatique de développement Notre Didjé, Vice-Premier, rassure tous les Belges, il s'en va peinart, 2 jours, à la réunion de la Banque assiatique de développement pour le bien de la Belgique, c'est sûr! Tout va bien. Y cherche quoi? Une place de haut-fonctionnaire international pendant qu'Happart aura rangé sa charue et sera devenu ministre-président de la Wallonie? "Penses à toi, fais toi du blé, et ta prospérité sera bonne pour tous les Belges et le monde". Didjé, les Français se sont fait en... par Sarko, "chez les Belges", on y pleure en entrant, tu pleureras quand tu seras sorti. T'es pas irremplaçable. Bonne route. L'avenue "Didjé Reynders" t'oublies.
@bilal (245) La bêtise est hélàs sans-doute la chose la mieux partagée au monde. Cela ne change rien au fond du problème: le JOUG flamand à Bruxelles et dans sa périphérie. Il faut bien l'appeler ainsi, lorsque la politique OFFICIELLE des autorités flamandes est l'élimination d'une langue et d'une culture présente sur son sol depuis des siècles (au moins 18ième), devenue majoritaire. Dernier exemple glâné: les francophones de Tervuren ne peuvent sièger au sportraad. Motif: "pour sièger à l'assemblée générale il est impératif que tous les acteurs encouragent le sport en néerlandais (article 5)". Les organisations non-néerlandophones ne peuvent donc pas participer à la gestion de la vie sportive ni accéder aux avantages accordés aux membres du Sportraad
@Luce [238] Arrête de pleurer. Chaque jour il y a une centaine de messages racistes envers la Flandre (ils ne se rendent même pas compte que leurs bassesse est pire que celle du VB), et là je ne t'entends jamais le dénoncer, alors ferme-la
Un match de foot! Organisons un match de foot entre flamands et francophones pour calmer les esprits. L'équipe perdante paie un sanglier à l'autre, mais nous le mangeons tous ensemble.
40 ans après mai 68 .... La communauté flamande tombe de plus en plus souvent dans un ridicule absolu dans la défense de sa langue, à tel point qu'elle arrive même à se faire condamner par l'Europe. Je pense que ça finira un jour par se retourner contre eux. Quand on voit, par exemple, ces communes étrangement appelées à facilités avec leur cortège de conneries de règlements linguistiques, ça ne donne guère envie d'y aller et encore moins de faire l'effort d'apprendre la langue. Ces attitudes ne servent que les séparatistes, et dans le séparatisme ils savent qu'ils ont à gagner sur les frais, mais ne savent pas ce qu'ils ont à perdre en terme de marché !
@Vivrelibre Vous réagissez à des nationalistes flamands. Il y a aussi des nationalistes wallons et francophones qui sont pareils. Ne généralisez pas ou vous vous placez au même niveau des gens que vous détestez.
moi je vous le dis ça va péter .... la Belgique ne sera plus d'ici quelques mois ...on ne peut pas continuer à vivre sous l'emprise de pareils fachos. Et dire qu'ils ont le culot schyzophrénique de dire que c'est de notre faute ... c'est tellement énorme, tellement scandaleux, tellement malhonnête ... ah, pas un flamand pour rattraper l'autre.