LIÈGE / L’adolescente ne supportait plus les brimades de son père
Deux couteaux plantés dans le dos
PHILIPPE BODEUX ET FREDERIC DELEPIERRE
jeudi 06 décembre 2007, 23:46
Mercredi soir, une jeune fille de 14 ans
a poignardé son père qui était en train de faire sa prière, à Jemeppe-sur-Meuse. Il est mort quasiment sur le coup. L’adolescente a été mise à la disposition du juge de la jeunesse de Liège.
De petites habitations sociales au béton granuleux terni par la pluie, un terril sauvage, des rues aux noms d’arbres paisibles qui serpentent sur le haut de Jemeppe-sur-Meuse. Dans le jardinet détrempé, quelques hommes affichent des mines sombres. « Ziane, il avait un grand cœur, déclare un proche de la famille qui prépare le transfert du corps en Algérie. C’est terrible ce qui est arrivé. » « Une catastrophe », ajoute un voisin. Ce mercredi vers 19 heures, Fatima (prénom d’emprunt), 14 ans, a planté deux couteaux dans le dos de son père Ziane, 45 ans, qui était en train de faire sa prière. Il est mort quasi sur le coup.
Peu avant dans la journée, Ziane est venu chercher Fatima à son école située près du pont de Seraing. À son arrivée, il voit que sa fille est en communication au GSM. Le sang du père de famille ne fait qu’un tour. Il bondit. « À qui tu parles ? », demande-t-il à l’adolescente, selon les déclarations de cette dernière. Et le père d’arracher le téléphone portable des mains de Fatima pour vérifier le numéro de l’interlocuteur.
Selon la déposition que Fatima a faite aux enquêteurs, « son père ne supportait pas son mode de vie, ses fréquentations. Et, plus que tout, il ne pouvait tolérer que sa fille ait éventuellement un flirt, commente Philippe Dulieu, porte-parole du parquet de Liège. Il surveillait donc les amis de la jeune fille de 14 ans et l’avait déjà violentée car il n’aimait pas qu’elle ait un GSM ».
Mercredi après-midi, ce fut l’escalade. « En reconduisant Fatima à la maison, Ziane l’a traînée par les cheveux, explique Philippe Dulieu. Il l’aurait ensuite battue en lui donnant des coups de pied, alors que son fils et son épouse tentaient de s’interposer. Il est ensuite parti régler des choses à la maison communale. » À son retour, la pluie de coups a repris. Le père a saisi un manche de brosse avec lequel il a frappé sa fille à plusieurs reprises. Sur le visage et les épaules. « Le médecin légiste l’a confirmé », commente le magistrat.
Viennent 19 heures. L’heure de la prière. Très pratiquant, Ziane s’isole dans une pièce. Il dépose son tapis sur le sol et s’agenouille. Pendant ce temps, Fatima se dirige vers la cuisine. Elle empoigne deux couteaux de cuisine. Revient vers son père. Et, d’un geste décidé, la jeune fille plante les deux lames dans le dos de son père. Le sang se met à couler. Ziane s’effondre. Il meurt quasi instantanément d’une hémorragie interne.
Comprenant la portée de son geste, Fatima se met à courir. Elle sort de la maison, comme une furie, poursuivie par sa mère qui lui hurle : « Qu’est-ce que tu as fait ? Qu’est-ce que tu as fait ? » Le frère aîné frappe à la porte des voisins, un couple de retraités. Les deux enfants et leur mère entrent. « Fatima était hors d’elle », raconte Andrée Maes, qui a accueilli les deux femmes tandis que son mari appelait les secours et qu’un voisin tentait de réanimer le père poignardé. « “Tu as tué ton père”, a dit sa mère. “Tu sais pourquoi”, lui a répondu sa fille, se souvient Andrée Maes, les sanglots dans la voix. Fatima m’a alors montré les coups qu’elle avait reçus à la jambe et au bras. » « Mais pourquoi as-tu fait ça ? », a demandé Andrée Maes à la jeune fille. « Elle m’a répondu que son père la battait et que ce n’était pas la première fois, me demandant : “Vous n’avez jamais rien entendu ?” » Ensuite, elle a expliqué à la dame âgée que son père lui avait cassé son GSM en lui disant : « Tu n’es qu’une putain ! »
Avertie par les voisins, la police est très vite descendue sur les lieux. Un juge d’instruction a été désigné alors que Fatima a, pour sa part, été présentée à un juge de la jeunesse, qui a pris une mesure de placement à son égard, ce jeudi en début de soirée.
Dans le quartier, on ne comprend pas. « La famille est implantée ici depuis dix ans. Ils sont plutôt taiseux. Leur petit dernier vient nous dire bonjour tous les jours », déclare le mari d’Andrée Maes. « On se rend parfois des services sans se fréquenter. Leur fille est très serviable mais elle ne peut pas sortir beaucoup. Ce sont des gens très gentils, du moins sur le seuil. À l’intérieur, ça, on ne sait pas, poursuit la voisine, consternée par ce qui est arrivé. Un jour de folie, sans doute. »
malika bjr je m'appelle malika et je connaissai cet homme très droit, passian et pas sévère du tout mais bien veillant et il est aussi très pieu c'est interdit de sortir avc des garçons dans la religion islamique avant le mariage et je pense que le journaliste à voulu échanger les role en banalisant ce qu'à fait cette jeune fille en disant qu'elle était simplement au téléphone non ! cette fille sortait avc des garçons et c'est pour sa qu'il l'a corrigerest-ce une raison pour tuer celui qui lui a donné la vie? Celui qui l'a nouris, l'habille, la scoralise depuis qu'elle est né? est-ce un raison valable pour tuer celui qui se tue dans son travail tous les jours pour la nourir ? NON! et je vous le dit elle le regrettra ! que dieu la remette dans le droit chemin! et pai soit sur Ziane
Nous vivons dans un pays où les droits de la femme sont (malheureusement presque) égaux aux droits de l'homme. Sa fille était donc baignée dans une culture différente de la sienne.
De plus, violenter sa fille parce qu'elle voit des hommes était-ce la seule solution? Alors qu'il aurait pu exprimer sa foi et convaincre sa fille de sa bonne foi et de la bonne voie à suivre, il a préféré la voie de la violence, et c'est cette violence, des années de coups reçus par sa fille, qui se sont retournés d'un coup contre lui. Comme un mécanisme à ressort trop remonté explose à la figure, ici nous voyons ce que l'accumulation de la petite violence peut amener à faire.
Je dirais donc que la personne qui a tenu les couteaux, c'est le père lui-même. Il s'est mis lui même "le couteau sur la gorge". Et pourtant, cela, de nombreuses religions l'exprime: évite la violence, ne fait pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse,... Mais dans un système qui brime la femme à cause de son "infériorité", ce genre de dérive est excusée (comme la traite des noirs vu qu'ils n'ont pas d'âme,...)
J'espère que cela sensibilisera les communautés, que cela sauvera de nombreuses familles, qui désormais feront attention à éviter la violence et y préférer le dialogue, qui est un pas vers la compréhension mutuelle et non l'imposition dogmatique d'un point de vue unique.
malika bjr je m'appelle malika et je connaissai cet homme très droit, passian et pas sévère du tout mais bien veillant et il est aussi très pieu c'est interdit de sortir avc des garçons dans la religion islamique avant le mariage et je pense que le journaliste à voulu échanger les role en banalisant ce qu'à fait cette jeune fille en disant qu'elle était simplement au téléphone non ! cette fille sortait avc des garçons et c'est pour sa qu'il l'a corrigerest-ce une raison pour tuer celui qui lui a donné la vie? Celui qui l'a nouris, l'habille, la scoralise depuis qu'elle est né? est-ce un raison valable pour tuer celui qui se tue dans son travail tous les jours pour la nourir ? NON! et je vous le dit elle le regrettra ! que dieu la remette dans le droit chemin! et pai soit sur Ziane
OK, tu as peut-être raison sur ce point, il ne faut pas juger un homme sur les quelques lignes d'un journal...Mais la colère est plus prompte à éclater pour un rien chez certaines personnes ... Comme tu le dis très bien, c'est quand on s'énerve qu'on frappe parce qu'on est devenu impuissant ! La violence est un signe d'impuissance et non de force !On apprend le respect par le respect ! Pas par la crainte et la terreur.Je regrette ce qui est arrivé à ton ami, je ne veux pas me réjouir de de votre peine! Je dis seulement que la violence engendre la violence...Bonne soirée.
... Elle ne se rend peut être pas compte de son crime maintenant, mais plutard elle le regretera! il ces privé d'un père et elle a privée ces frères et soeurs de leur père aussi! www.tontonzianereposeenpaix.skyrock.com
... Biensur que nn ! Mais avant de juger cette homme qui est mort , vous ne savez rien de lui à part ce que ce journaliste à écris et comme d'habitude ils ont rajoutent tt le temps pour fair un tas!Cette homme je le connaisser et bien au contraire de ce que vous pensez il n'était pas du tt sevère avec ces enfants! Bon il arrive qu'un père s'enerve et frappe son enfant , comme le cas de ziane et il était emporté par la colère ce jour là ! Mais ma foi c était un homme trés passion et trés gentil avec les enfants. Donc il ne faut pas se contenter d'une simple page de journale pour juger cet homme ,et pour la fille que Dieu là pardone!
et toi, ..., qui n'as pas de nom, est-ce que tu peux faire preuve d'un tout peu de sens des nuances ?J'ai dit que ça reste un crime, mais que cette jeune fille ne sera plus dangeureuse pour d'autres.Elle devra être protége (comme son père aurait dû l'être....) de la haine de ceux qui jugnet sans essayer de comprendre
oui... elle a hérité de sa violence !je crois que ce qui se passe dans la tête d'un enfant maté par un père trop autoritaire est fort complexe...je ne crois pas qu'elle soit dangeureuse pour une autre personne, c'est un crime passionnelc'est un crime quand même...d'autre part, on a bien vu ce que ça donne, l'aide des services sociaux avec Sadia ! (je ne suis plus très sure du nom de cette jeune femme d'origine afghane qui a été attirée dans un piège mortel par sa famille qu'elle aimait et respectait pourtant)
Avant toi smita il y a eu quelques une qui ont mélanger cette histoire avec l'islam donc je ne te visé pas. Il est vrai que c est inedmissible de frapper pour éduquer maistt le monde ne partage pas cette avis. IL EST INADMISSIBLE QU UNE FILLE TUE SON PERE PCQ IL A FRAPPE !! Il aurai pu fuguer,demander l aide des services sociaux,porter plaintes à la police,.. mais arriver au point de tué son propre père donc cette fille est un danger public ,car de son propre père elle n a pas eu pitié!
@66 petit c. ! Il est inadmissible de frapper pour éduquer. Il n'y a pas de "bonne cause" qui justifie les coups et les crises d'autorité !et je en mélange pas cette bassesse avec l'Islam.
... si il a était violent avec sa fille je pense que c pour la bonne cause !si sa fille na pas voulu l écouter ben il a du s y prendre autrement .On ne peu pas le juger c sa fille et il s y prend avec elle comme il veu! et ne mélanger surtout pas sa avec l islam !! ok !
Triste! @ Bond: bien sur, on ne peut faire justice soi-même. Mais la justice c'est aussi comprendre le pourquoi des choses. Ce n'est pas, comme vous le sous-entendez, simple comme l'application bête et irréfléchie d'une sourate. Par aileurs, associer la liberté sexuelle à la perversité ou à l'erreur, c'est un discours rétrograde. La virginité n'a rien de sacré: la preuve au Maroc, plien de fille couchent et se font reconstruire l'hymen pour faire "comme si" le jour de la nuit de noce. L'hymen n'est qu'un anneau de tissus qui se déchirent au moment du premier rapport sexuel. Sais-tu que c'est aux arabo-musulman qu'on doit la rétention de l'éjaculation, pour donner du plaisir à la femme? Eh oui, la jouissance féminie est un héritége arabo-musullman... Enfin, les femmes ne sont pas des être à protéger, si tu dis cela c'est que tu connais mal les femmes! Commence par respirer, être libre, dans ta tête, cela n'empêche pas d'aimer ses parents. Pour conclure, ne crois pas les femmes influançables! Derrière tout grand homme se cache une femme, c'est ce que nous apprend l'Histoire. @MDB: n'opposez pas "occidentaux" et "Islam": battre sa fille n'est pas acceptable en 2007. Même si c'était le cas (mais pas officiellement) il y a quelques décénies en Europe, ce ne l'est plus et ce n'est pas acceptable au nom de "la tolérance des occidentaux". C'est justement parce que l'état belge a tendance à nier les violences physique et morale (comme le fait de ne pas laisser une fille musulmane aimer un non-musulman) faites aux femmes musulmanes, sous-^prétexte de tolérance, que cet homme a été tué. Si un assitant social lui avait dit "monsieur, on est libre d'aimer qui on veut en Belgique, on ne contraint pas sa fille à épouser un inconnu, on ne l'enferme pas à la maison et surtout ON NE BAT PAS SA FILLE, sinon, on est poursuivi par le procureur du roi", je le crois profondément, cet homme ne serait pas mort.