LIVRE / Un ouvrage de Pierre Stéphany et Marc Metdepenningen
Ces crimes qui font l'histoire
STEPHANE DETAILLE
samedi 08 décembre 2007, 10:19
LES ÉDITIONS Racine publient le second tome des « Grands dossiers criminels en Belgique ».
A leur manière sanglante, les grands criminels écrivent aussi sûrement l'histoire que les généraux ou les hommes d'Etat. Il suffit, pour s'en convaincre, de lire Les Grands dossiers criminels en Belgique, dont les Editions Racine viennent de publier le second tome, après celui qu'avaient rédigé en 2005 Pierre Stéphany et notre regretté confrère René Haquin.
Dans ce deuxième volume, c'est Marc Metdepenningen, journaliste au Soir depuis 1984, qui fait le récit des affaires criminelles les plus récentes, Pierre Stéphany s'étant intéressé à des faits divers auxquels le temps a fini, comme souvent, par donner comme un vernis de respectabilité : « En regard des affaires atroces traitées dans la seconde partie de l'ouvrage, les crimes que j'évoque semblent l'uvre de meurtriers bien sous tous rapports », s'amuse Pierre Stéphany. Qui n'évoque d'ailleurs pas que des crimes de sang puisqu'il rapporte, entre autres, le célèbre coup de feu de Verlaine sur Rimbaud qui s'en tira avec une égratignure , ou encore l'attentat commis en 1929 par un militant antifasciste (mais maladroit) sur la personne du prince Umberto, fiancé de la princesse Marie-José.
Marc Metdepenningen, lui, évoque des affaires dont le souvenir est encore vif dans les mémoires : le meurtre de Loubna Benaïssa, le martyre du petit Oscar, le quadruple crime de Lecrenier à Bas-Oha, les uvres démoniaques du pasteur Pandy
Weinstein, une victime
Il est frappant de constater comment, sorties du récit syncopé du fait divers, ces histoires retrouvent une cohérence, voire une logique qui échappait à l'analyse à l'époque où elles faisaient la une des journaux. « L'image de l'ogre sanguinaire attribuée au pasteur Pandy qui tua et dépeça six membres de sa famille s'est imprimée à chaud dans les consciences, explique à ce propos Marc Metdepenningen. Et pourtant, derrière l'horreur des faits qui lui valurent une condamnation à perpétuité, il n'y a somme toute que l'obsession d'un homme à récupérer par tous les moyens le fils né d'une relation avec sa fille adoptive. »
Là où l'opinion a vite fait de voir des monstres ou des pervers, l'auteur voit le plus souvent des gens ordinaires qui comme Geneviève Simenon ou le recteur Renneboog ont été aspirés par le maelström d'une logique qui finit par les perdre. Quand ils n'ont pas été victimes de plus pervers qu'eux. Marc Metdepenningen revient ainsi sur le personnage de Bernard Weinstein, « présenté à tort comme un complice de Dutroux » dont il fut la victime puis l'alibi : une analyse pointue du dossier a en effet convaincu l'auteur que Julie et Melissa seraient mortes bien avant le 20 mars 1996 et qu'elles furent enterrées, le 20 novembre 1995, dans la même fosse que Weinstein sur lequel Dutroux et Martin se défaussèrent ensuite du plus abject de leurs crimes.
Qui voilà !? Je serais assez réservé quant à la qualité informative de ce bouquin, que j’ai l’honneur de ne pas avoir lu.La semi-paternité de l’œuvre, due à M. Metdepenningen, suffit à me refroidir.Pour rappel, Marc « à côté de la plaque » Metdepenningen, c’est le chevalier blanc d’Angelica lors du récent spectacle des illégaux équatoriens et, avant cela, le grand inquisiteur du 1er Sergent Pirson, présumé d’office coupable avant même d’être jugé.Bref, un assoiffé de la croisade médiatique au tout-venant pourvu d’une éthique douteuse. Quand je vois qu’il se sert de la énième réouverture du triste et grave dossier « Dutroux bis » pour aller vite jeter sa théorie fumeuse sur les morts de Julie & Mélissa au journal de 13h de la RTBF le dimanche, moi, je ne puis que lui souhaiter de trouver plein de ses livres aux pieds des sapins belges, toutefois, le journalisme indépendant et objectif n’en sortira pas grandi.
le crime de la "Belle Gique" Les faits: une association de malfaiteurs (curieusement soutenus par une populaion locale avide de séparatisme) tue à petit feu la Belle Gique (vieille dame de 178ans). Des noms: CD&V et surtout NVA, Open VLD, De decker and co, VB, et une grande partie des "gens du nord".Méthode: vexations, humiliations, coups de force, loi du plus fort et du plus riche, sinisme, égoïsme, nationalisme fleurtant avec le fascisme,...La résistance: mal organisée, peu préparée (comme la France en '40), sans chef de file (ou peut-être une femme, Joëlle),un attentiste (Elio) et un traître (Didier).Résultat: victime dans le coma depuis plus de 180jours...Epilogue: ...?
Pour quand est le troisième tome ? Je demande ça, car il faut s'y prendre à l'avance pour organiser un crime intéressant ! Ca demande de s'organiser...
P Haemers Ce qui me sidère c est le calme de cet homme et de la manière dont sa femme banalise les faits .Il était en plus tellement beau garçon ,il aurait pu faire du cinéma en tout cas il a choisi sa vie ,il voulait tout et intensément ,cela ne pouvait pas durer longtemps ,ce qui est incroyable , c est qu il n a pas de regret ,on dirait qu il dit :"j ai joué ,j ai perdu ".Je me demande comment leur enfant voient ses parents ?Cela ne doit pas être facile pour ce jeune garçon d assumer cela.