SALAIRES / En théorie, les fiches de paie de la fin 2008 devraient afficher +6 %
Nouvelle indexation prévue en août
ERIC RENETTE
jeudi 03 juillet 2008, 07:41
L'enchaînement est classique mais a tendance à se répéter ces derniers mois : une inflation marquante (4,8 % en 2008 selon les derniers chiffres du Bureau du Plan), l'indice pivot est atteint, et les salaires sont automatiquement indexés. Tout profit pour nos revenus. Mais pour l'emploi et l'économie ?
Photo : Le Soir / Alain Dewez
mode demploi
Particularité. Avec le Luxembourg, la Belgique est le seul pays qui lie automatiquement l'évolution des salaires aux variations du coût de la vie.
Pivot. Le système est basé sur l'évolution du prix de 507 produits courants (viande, pain DVD) à l'exception de produits liés au tabac, à l'alcool et au carburant. Quand le prix moyen de ces produits atteint un seuil, appelé indice pivot, le système entraîne l'indexation des salaires. C'est ce qui s'est passé en décembre 2007 et en avril 2008. Et ce qui, selon le bureau du plan, devrait se reproduire en août.
Indexation. L'indexation s'applique, en général, chaque fois que l'indice pivot dépasse 2 %. Dans ce cas, les allocations sociales sont adaptées le mois qui suit, les salaires de la fonction publique et certains autres dans les deux mois.
All-in. Dans certains secteurs, on négocie des accords globaux tablant sur une hauteur maximum d'augmentation pour une période donnée.
Le bureau du plan a revu le taux d'inflation pour l'année 2008 à la hausse : 4,8 %. Il tablait sur 3,8 % en avril dernier.
Dans la foulée, l'augmentation de l'indice basé sur l'évolution du coût d'une série de produits et services devrait dépasser 4,2 % et entraîner une nouvelle indexation automatique des salaires. On l'attendait pour la fin de l'année, ce sera certainement pour le mois d'août. Les allocations sociales devraient donc être augmentées de 2 % en septembre, les salaires de la fonction publique en octobre. Ainsi que ceux qu'on applique dans une série de secteurs liés (chimie, textile ). Puis étendus à l'ensemble des salaires, au rythme des diverses conventions collectives.
Août marquerait le troisième déclenchement de l'indice pivot en neuf mois, après décembre 2007 et avril 2008. Et une triple indexation qu'aucun employeur, privé ou pouvoir public, n'avait programmée.
C'est une nouvelle fois la hausse du prix de l'énergie qui incite le bureau du plan à accélérer les prévisions, notamment les cotations à terme du pétrole fin juin 10 % plus élevées qu'en début du mois. C'est pourtant pour éviter ce type d'inflation qu'on avait retiré le carburant du « panier de la ménagère » qui sert à élaborer l'indice des prix. Mais il y subsiste le gasoil de chauffage ainsi que le gaz et l'électricité qui croissent en parallèle.
Selon les prévisions du bureau du plan encore, l'indice pivot ne devrait plus basculer avant juin 2009. Pour établir ces prévisions, le bureau table sur un prix moyen de 142 dollars le baril en 2009 (125 en 2008) et un taux de change euro/dollar à 1,55.
Trois sauts d'index impliquent en théorie 6 % d'indexation des salaires à court ou moyen terme, selon les secteurs. Qui ne se traduiront pas par 6 % de plus dans le portefeuille (voir simulation sur base du salaire brut moyen). C'est que les barèmes fiscaux, eux, ne sont pas indexés au même rythme. On fixe en effet, pour un an, des montants fixes de prélèvement par tranche de revenus (ex. : 50 euros sur les salaires de 1.601 à 1.650 euros, 51 euros de 1.651 à 1.700 ).
Conséquences diverses
Cette troisième indexation potentielle, aura différentes répercussions. Pour beaucoup de salariés, elle ne produira réellement ses effets que début 2009, quand le précompte professionnel aura été adapté à l'inflation de 2008.
Elle va également influencer les discussions que patronat et syndicats doivent nouer, à partir de septembre, pour définir les relations sociales 2009-2010. « On peut déjà prévoir que ce seront des discussions difficiles, estime Pieter Timmermans, directeur général de la FEB. Vu l'inflation, on va dépasser les normes fixées pour 2007-2008. C'est notre compétitivité qui en souffre, les exportations et la Bourse qui sont en difficulté, le nombre de faillites qui augmente Et finalement, qui est victime de tout ça : l'emploi. Les partenaires sociaux seront confrontés à ça. Ils devront choisir entre privilégier le salaire de ceux qui ont encore un travail ou garantir les emplois de l'avenir » Caricatural ? En tout cas dans le ton qu'on retrouvera certainement tout au long des négociations. Inutile de préciser que le discours syndical se situe à l'opposé et privilégie la sauvegarde du pouvoir d'achat.
Dans la foulée, on devrait beaucoup plus entendre parler de négociations sociales « all-in ». Ce concept, déjà appliqué dans certains secteurs, implique des accords portant sur une fourchette salariale prédéfinie dans le temps, inflation et marge de manuvre comprise. Quelle que soit l'inflation. Là encore, l'expérience 2008 risque de radicaliser l'appréciation du système selon qu'on se trouve au syndicat ou à la FEB.
gateau ce que Troch oublie, c'est que plus on travaille plus on produit - le gâteau des chinois et des indiens est en train de grossir à grande vitesse - quiconque a lu " Le Camp des Saints" sait aujourdhui que les boatpeople ne seront pas indiens - l'augmentation des prix ne sera que temporaires, le temps que les réajustements nécessaires se fassent ( x années dans l'agriculture) -
Ca continue ! En attendant une faible partie des pourris planquent leurs sous au Liechtenstein en toute impunité. Avec le laxisme et la lenteur de notre justice, il ne faut pas croire que ces gens seront punis comme il se doit. http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/146...echtenstein+%3F
le l europe et le reste du monde trop travailler. On ajoute 1 millard de Chinoix et d Indiens qui travaillent 2 fois plus ont les memes diplomes et rouspettent moins. Des lors le gateau doit etre partage par 3 millards de personnes. Est il aussi raisonable de penser que l on va garder le meme pouvoir d achat en payant a 15 % de la population active du chomage alors qu il y a des tas d emploi disponibles ... Recommencons a travailler, a chercher de la valeur ajouter, faire moins de greves .. le pouvoir d achat dimnuera moins .Avez vous vu les indiens et les chinoix rouspeter pour l augmentation du mazout – non, ils ont simplement continuer a travailler.. chez nous il faut redonner des cheques en tout genre et avoir l indexation...des lors il est normal que notre inflation augmente plus qu ailleurs et beaucoup d inflation= beaucoup de perte de pouvoir d achat. l economie a aussi ces regles .. les ignorer est suicidaire
modifiez l'index !! remplacez l'augmentation de 2% sur le salaire BRUT (ça pénalise les charges sociales des entreprises donc l'emploi, et ça rapporte -à peine !- 1% en salaire net aux travailleurs) par une diminution de 1% du précompte professionnel (= impact identique, voire meilleur sur le salaire NET et impact nul sur les charges sociales des patrons). Qu'on essaie cette formule pendant 2 ans, juste pour voir ...
BONNE BLAGUE je travail dans le chauffage central et quand l'on voit les hausses de prix qui se succède depuis 3 ans l'indexation des salaires s'est une blague.Ceux qui tirent les marrons du feu ce sont les commercants qui vendent....aux nouveaux prix et avec des marges proportionelles....jusqu'a ce que le marché se plante.Parmi les hausses de la cuvée juillet...citons les radiateurs...+8 avec une deuxième hausse annoncée en septembre et une 3ème en janvier.....uch....s'est vrai que les tubes d'acier eux viennent de prendre un +20.....alors l'index des fonctionnaires et employés.....
Pauvres Patrons Ils viennent se plaindre des dérives de leur système, l'économie de marché ou le capitalisme qui dérape. Oublient-ils de dire que dans certains secteurs des accords all-in (que je n'approuve pas) ont été conclus avec les syndicats d'où pas mal de travailleurs verront cette indexation leur passer sous le nez.?* Allin -in = package comprenant augmentations salariales et indexation et qui ne peut dépasser un certain quota de 5 % environ. (norme salariale oblige) ex: augmentation salariale = 2% pas plus de 3% d'indexation. ou augmentation de l'indexation de 4,5% = pas plus de 0.5% d'augmentation salariale. tout ce qui dépasse 5% c'est perdu.
INDEXATION @[56] renault : ne pas oublier que l'index ne représente qu'à peu près 50% de l'augmentation réelle des prix. (technique statistique de l'enchaînement qui permet de contrecarrer la hausse des produits de première nécessité par la baisse cumulée non réelle d'autres produits). Lorsque l'index augmente de 6%, les prix réels ont augmenté de 12% et les salaires nets de 3,5%. Et vive le pouvoir d'achat.
ben1800 Oui, il faut de la solidarité entre tous mais il serait temps de donner aux travailleurs leur juste du, le problème que je soulève est juste qu'ils passent derrière les autres....
INDEXATION bonjour,Pourquoi dire que cette année les salaires vont augmenterde 6 %, car contributions nous prennent 60 % VIA LEPRECOMPTE PROFESSIONNEL, sur 33 EURO RECU,EN REALITE IL RESTE 11 EURO SUR LA FEUILLE DEPAIE...
Jamais content Effet boule de neige... Vous ne savez pas que réinjecter c'est bien mais l'indexation fleurira de plus belle... Cependant elle est un mal nécessaire et dans une économie logique elle doit arrivé, cependant je pense que nos dirigeant ne joue pas leur rôle de la manière la plus adéquate qui soit, en effet, leur soucis est plus de plaire que de faire ce qui est nécessaire!
@ marcomons c'est aussi les travailleurs belges qui paient les incompétents de l'état et les riches de la famille royale, à choisir , je préfère aider un chomeur qu'un baron
@ marcomons le but est d'assurer une répartition juste pour que tout le monde puisse vivre dignement mais certainement pas de mettre une catégorie en concurrence avec une autre. c'est + juste comme cela me semble-t-il ! Je pense que nous ne devrions pas contester les avantages reçus par les chômeurs, nous pouvons le devenir du jour au lendemain, mais bien les très bas salaires pratiqués par certains...voir le nombre de + en + élevé de travailleurs pauvres.