Communales 2012 : PS et MR se cherchent
DAVID COPPI
lundi 13 février 2012, 12:33
Des alliances PS-MR dans les villes clés, avant une coalition à l’étage régional pour redresser la Wallonie et Bruxelles : c’est la rumeur du jour Les intéressés démentent © B
ANALYSE
Même s’ils gèrent ensemble de nombreuses villes et provinces, même s’ils continuent d’opérer tous deux au fédéral sans interruption depuis 1999 (de l’Arc-en-ciel au gouvernement Papillon, en passant par la Violette et les années Leterme), PS et MR, les deux « grands » partis francophones, restent psychologiquement sur une rupture, jamais « réparée ». Celle de 2004 : quand, à l’issue des élections régionales, le PS évinça les libéraux-réformateurs (à l’époque emmenés par Louis Michel) des majorités régionales, à Namur, à Bruxelles et à la Communauté française.
Le PS se tourna vers le CDH (et vers Ecolo aux régionales de 2009), privilégiant les alliances « au centre gauche » au sud du pays, exaltant même l’Olivier progressiste PS-CDH-Ecolo.
Du passé ? La conjoncture politique générale s’est profondément modifiée (longuissime crise politico-communautaire, méga-réforme de l’Etat…) et, avec elle, le sentiment dominant du côté francophone. L’idée, désormais : les deux « grands » partis doivent travailler ensemble. L’idée circule dans les rangs socialistes comme libéraux-réformateurs. Diversement appréciée, donnant lieu à des commentaires en tous sens, elle est bien là, dans les conversations, comme on dit.
Pour résumer : l’heure est grave, la Wallonie a quelques années devant elle pour se redresser, voire pour prendre son destin en main, et le sud du pays (Wallonie + Bruxelles, cette fois) est à la croisée des chemins. Sous-entendez : ce n’est pas le moment de se diviser. Mais c’est le moment de l’« union » régionale. A commencer par celle entre PS et MR.
Question, dès lors : cette idée-force a-t-elle d’emblée une quelconque influence sur la constitution des majorités dans nos communes, cela à huit mois du premier scrutin qui nous attend, local, du 14 octobre ? Selon certains, PS et MR auraient « pactisé » déjà dans les grandes villes.
Rien de tel, d’après nos informations.
Les états-majors ne sont porteurs d’aucun « mot d’ordre ».
On revient de loin : en novembre-décembre, Elio Di Rupo avait menacé de suspendre partout les discussions avec les libéraux-réformateurs, lorsque le MR de Charles Michel, exigeant un moment d’entrer dans les majorités régionales, semblait vouloir compliquer la tâche du formateur dans les négociations fédérales. On connaît la suite : accords institutionnel et gouvernemental. Et le PS s’est ravisé, expliquant maintenant qu’il n’y a pas d’alliance privilégiée – l’Olivier non plus. Les réalités locales dicteront les majorités communales. Point.
Reste, on l’a dit, l’idée-force : faire travailler ensemble les deux « grands » au sud. Sauf à imaginer un changement de majorité à Namur dans le courant de la législature, cette idée-force est pourtant (très) loin d’être un projet ou une stratégie : à deux ans des régionales de juin 2014, qui coïncideront, en principe, avec les législatives fédérales, qui peut présumer sérieusement des relations et des tensions entre les formations ? des sondages ? de tout le reste ?
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Il n'y a plus de gauche, ni de droite, il n'y a plus qu'une particratie gangrenée qui apporte le cancer à la Belgique