Inflation : la vie est-elle plus chère ?

BERNARD PADOAN

mercredi 11 mai 2011, 11:55

Chat Les Belges, et principalement les plus faibles revenus, sont préoccupés par leur pouvoir d'achat. Mais les changements d'habitudes de consommation influent sur la perception des consommateurs. Le Crioc a répondu à vos questions

Inflation : la vie est-elle plus chère ?

©Roger Milutin - Le Soir

C'est « le » sujet du moment. Celui qui alimente toutes les conversations. Sous l'influence déterminante du prix du baril (lire en p.7), l'indice des prix à la consommation a repris sa grimpette depuis plusieurs mois. En avril, l'inflation atteignait 3,41 % dans notre pays. Nourrissant les inquiétudes d'une part croissante de la population qui voit (ou croit voir) s'éroder son pouvoir d'achat.

« Après une longue période de stabilité, on a connu depuis le début des années 2000 trois vagues de hausses, sur les logements, l'énergie et l'alimentation, constate l'économiste Philippe Defeyt, de l'Institut pour un développement durable (IDD). Or ce sont des postes proportionnellement plus lourds pour les revenus les plus faibles. S'il y a une catégorie sociale qui trinque, ce sont les petits revenus qui paient un loyer dans le secteur locatif privé : ces loyers ont fortement augmenté et ils sont sous-estimés de manière notoire dans l'index. Sur les dix dernières années, beaucoup de petits revenus ont perdu 400 à 500 euros par an de pouvoir d'achat. Il y a un écart énorme en termes de niveau de vie selon la situation face au logement. » Philippe Defeyt relève aussi que la recomposition des ménages (familles monoparentales) est un facteur d'érosion du pouvoir d'achat.

Et les autres ? Pour l'économiste mais aussi pour Marc Vandercammen, directeur du Crioc, il faut distinguer hausse réelle des prix et perception de cette hausse.

Proportions et mémoire

« Tout augmente, c'est vrai, mais ce n'est pas un problème si les revenus augmentent dans la même proportion », note Marc Vandercammen. De ce point de vue, la Belgique est particulièrement bien lotie, avec son mécanisme (certes de plus en plus contesté) d'indexation automatique des salaires et des allocations sociales. D'autant que, selon Marc Vandercammen, les consommateurs n'ont qu'une mémoire limitée des prix, qui influence leur perception de l'évolution réelle du coût de la vie dans le temps. « Les gens ne connaissent que 25 prix maximum, explique-t-il. Ils font leur choix sur des impressions que les prix sont moins élevés. Ce que les distributeurs ont bien compris en multipliant les promotions en rouge. De manière générale, il est difficile de faire des comparaisons sur le très long terme. D'abord parce les produits changent. Le chocolat d'aujourd'hui n'est plus le même qu'il y a 20 ans. Mais aussi parce que sur trois produits que l'on trouve en rayon aujourd'hui, deux n'existaient pas il y a cinq ans. »

Sans nier les augmentations (dans l'alimentation ou l'énergie, deux postes de dépenses très symboliques), Philippe Defeyt note, lui, que les comparaisons sur le long terme sont également tronquées par les changements dans les habitudes de consommation. « Si on replongeait des consommateurs d'aujourd'hui dans une habitation des années 80, ils seraient bien étonnés », note l'économiste, qui se refuse pour autant à émettre un jugement de valeur sur les choix des consommateurs. Selon lui, les modes de consommation ont évolué. « Il y a des habitudes de consommation qui se prennent à une vitesse folle et qui mangent du pouvoir d'achat, constate Philippe Defeyt. Comme le fait de partir en vacances en avion ou en city-trips. Comme l'accroissement du nombre de repas pris en dehors du domicile. C'est l'habitude de manger un sandwich à midi plutôt que de préparer son déjeuner (lire en page 8). Ou de consommer des produits hors saison. »

Un certain consumérisme

De son côté, Marc Vandercammen pointe les dépenses de télécoms (GSM, connexion à internet) qui représentent désormais 2,5 à 3 % des dépenses d'un ménage. Ou l'évolution très forte de la consommation de plats préparés.« On achète des produits dits convenience, pointe le directeur du Crioc. Mais il y a davantage de main-d'œuvre, et cela se paie. Il y a une demande d'un confort matériel que les gens ne jugeaient pas nécessaire il y a vingt ans. » « Mes désirs évoluent plus vite que mes revenus, constate Philippe Defeyt. Sous réserve d'une réflexion autour du consumérisme, c'est un mouvement quelque part sans fin. »



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[62] spartan2 dit le 12/05/2011, 14:07

[57] Peak.Oil.2008 Vous en avez pas marre avec vos prophéties millénaristes de fin du monde ? Le pétrole est toujours plus bas qu'il ne le fut il y a 30 ans. Lorsqu'il y aura le fameux pic, le gaz se désindexera du pétrole, car se développera un vrai marché du gaz. Et lorsque le cours commencera à augmenter suite au pic, la société se réorganisera spontanément et lentement, tout comme elle s'est réorganisée de la même façon suite à la révolution industrielle. Alors, les thèses apocalyptico-malthusiennes, très peu pour moi.

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[61] spartan2 dit le 12/05/2011, 13:58

[58] fernand27 Se bouger contre quoi ?

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[60] Nadou dit le 12/05/2011, 07:13

[59] fernand27. Ce n'est pas pcq on dit qu'avant on n'achetait pas toute ses choses qu'on est un bourges. Je suis d'accord avec Zarok sur les GSM, iphone,... Mon gros 4X4, c'est une fiat punto d'occase et ma villa, un appartement le long d'une voie ferrée...

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[59] fernand27 dit le 12/05/2011, 06:18

les bourges de ce forum vous parlerons des frais de votre iphone ou de votre gsm mais pas de leur gros quatre quatre n y de leur villa et frais de resto car ils estiment que les petits salaires n arrivent pas a leurs chevilles c est écoeurant

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[58] fernand27 dit le 12/05/2011, 05:19

on dira ce qu on veux mais nous sommes un pays de mouton en grèce au moins le peuple ne se laisse pas faire ici en belgique les syndicats bougent pour des histoire non justifiées ex les grèves de la tec alors que le chauffeur est en tord par contre pour le pouvoir d achat que font ils alors qu il n y a qu eux qui pourrait mobiliser toute la population

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CCredit Europe 3,75% 2,96% 5 ans 2500€
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