Le FMI publie des ajouts à son code de conduite
Rédaction en ligne
vendredi 20 mai 2011, 07:55
Le Fonds monétaire international a modifié son « code de conduite » imposé à ses salariés, qui encadre notamment toute « relation personnelle étroite » entre un supérieur et un subordonné.
© AP
Ces nouveaux éléments du règlement interne ont été approuvés le 6 mai, soit avant le crime sexuel pour lequel l’ancien directeur général du Fonds Dominique Strauss-Kahn est poursuivi. Ils ont été rédigés à l’issue de deux ans de consultations au sein de l’établissement, précise l’institution internationale.
Le 25 octobre 2008, le FMI avait blanchi M. Strauss-Kahn de toute accusation d’abus de pouvoir, après avoir enquêté sur une liaison du patron du FMI avec une économiste hongroise, Piroska Nagy, en poste au département Afrique. À l’époque, rien ne prévoyait ce cas.
Le nouveau règlement précise qu’une relation entre un(e) supérieur(e) et un(e) subordonné(e) représente « un conflit d’intérêt potentiel » et doit donner lieu à la mutation d’une des deux personnes.
Un supérieur qui ne signalerait pas au service des Ressources humaines une telle liaison risquerait des mesures disciplinaires.
Un(e) supérieur(e) ne peut pas prendre de mesure de rétorsion contre un(e) subordonné(e) qui aurait dénoncé des avances ou un comportement de harcèlement sexuel, sous peine de sanction.
En outre, le nouveau code de conduite renforce les sanctions contre le harcèlement sexuel, qui était déjà interdit dans le code précédent. Si le harcèlement est avéré, il peut conduire au licenciement.
« La politique du FMI sur les relations personnelles [entre fonctionnaires de l’institution] est solide et conforme aux meilleures pratiques, y compris celles en vigueur aux Etats-Unis », a commenté un porte-parole du Fonds, William Murray.
(AFP)
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mdr means MORT DE RIRE
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Comme d'habitude, face à un problème quelconque, que fait-on ? Eh bien, on modifie le règlement ! C'est la manière la plus facile, la plus confortable, la moins contestable, de prouver que l'on a soit-disant tiré les enseignements d'un ou de faits. Alors que c'est de la bonne conscience qui ne va pas bien loin. Imagine-t-on un instant un(e) supérieur(e) déclarer au service des ressources humaines qu'il a une liaison avec unetelle ou untel, son ou sa subordonné(e) ? Qui va évaluer le "conflit d'intérêt" et avec quels critères ? Ca me parait absurde. A notre époque, le harcèlement sexuel n'était pas déjà prévu d'une manière ou d'une autre dans la règlementation interne au FMI ? Je ne peux pas le croire. Deux ans pour pondre de telles dispositions, c'est se moquer du monde. Mais peut-être faudrait-il examiner dans quelles conditions et avec qui ces modifications ont été adoptées. Le harcèlement (qu'il soit sexuel ou non d'ailleurs) et l'agression sexuelle sont des actes qui nous renvoient à notre rapport à l'autre, sa reconnaissance, son respect. Un harceleur n'a cure des textes. Par contre, si le personnel devient intraitable sur ces sujets et se sent appuyé par l'institution, le harceleur le "prendra d'un peu moins haut", même s'il est directeur général. Mais nous vivons une époque de codification universelle dans laquelle tout ce qui n'est pas interdit est permis. Il faut donc tout prévoir, tout régir. Partout la lettre l'emporte sur l'esprit. Au FMI, aimez-vous, mais dans les règles...
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@mertensclaude si la modification du reglement a pris si longtemps car le directeur d'alors n'en faisait pas une priorite'! le superieur n'ira pas denoncer ses relations avec un(e) subordonne(e), simplement il y pesera a 2 fois avant de risquer un salaire >10000eur non taxe' et preferera une aventure avec qqn d'un autre departement.