160 milliards d’aide à la Grèce

Rédaction en ligne

jeudi 21 juillet 2011, 23:29

La zone euro a annoncé à l’issue d’un sommet de crise un deuxième plan d’aide de près de 160 milliards d’euros pour la Grèce, qui risque toutefois de provoquer un défaut de paiement du pays. Inédit dans l’histoire de l’Union monétaire.

160 milliards d’aide à la Grèce

©AP

“Le plan fait à peu près 160 milliards d’euros”, a déclaré le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi à la presse à l’issue d’un sommet crucial pour l’avenir de la monnaie unique.

La dette grecque réduite de 26 milliards d’ici fin 2014

La Grèce va voir sa dette publique de quelque 350 milliards d’euros réduite de 26 milliards d’euros d’ici fin 2014 grâce au nouveau plan d’aide décidé jeudi, a annoncé le Premier ministre grec Georges Papandréou.

“La réduction est d’environ 26 milliards d’euros” pour la période, a-t-il déclaré à la presse à l’issue d’un sommet des dirigeants de la zone euro à Bruxelles.

Ces 26 milliards d’euros représentent 12% du Produit intérieur brut national.

En outre, le pays va bénéficier d’échéances plus importantes pour rembourser les nouveaux prêts promis par l’Europe et de taux d’intérêt plus avantageux, qui vont réduire le service de la dette.

Cela permettra à la Grèce d’avoir accès aux marchés plus tôt” que prévu jusqu’ici pour emprunter elle-même, ce qui lui est interdit actuellement, a-t-il dit. “Cela donne un répit à la Grèce et à la zone euro”, a-t-il ajouté.

Le nouveau plan d’aide annoncé jeudi soir à l’issue d’un sommet de la zone euro est financé en partie par une contribution des créanciers privés du pays, banques, compagnies d’assurance et fonds d’investissement. Ces derniers ont accepté un perte sèche de 21% de la valeur actuelle de leurs titres, selon un document interne à la zone euro.

(D’après AFP)

Le montant de ce second sauvetage, qui doit permettre à Athènes de tenir jusqu’à mi-2014, est bien supérieur aux chiffres qui circulaient précédemment, proches du premier plan décidé en urgence mi-2010 de 110 milliards d’euros.

Cet accord doit permettre de réduire le fardeau de la colossale dette grecque qui s’élève actuellement à 350 milliards d’euros et asphyxie le pays.

Dans le détail, environ 109 milliards d’euros doivent venir de prêts de l’Europe et du Fonds monétaire international, le reste, 49,6 milliards d’euros, d’une contribution du secteur privé créancier de la Grèce, banques, compagnies d’assurance et fonds d’investissement. Soit 158,6 milliards d’euros au total.

Sur ce dernier montant, une partie viendra d’une “contribution volontaire” des banques créancières de la Grèce et une autre consistera en un rachat de dette grecque sur le marché.

La participation des banques dans un plan d’aide de ce type est une première au sein de l’Union monétaire et pourrait déboucher sur un défaut de paiement de la Grèce, même de courte durée. Il est question de “quelques jours”, selon un diplomate.

Impliquer le privé

Cette exigence d’impliquer à tout prix le secteur privé provenait de l’Allemagne. La chancelière Angela Merkel estime qu’elle ne pourra, sans cela, convaincre son opinion publique de prêter de nouveaux fonds aux pays européens en difficulté.

Cette question a été à l’origine d’un rude bras de fer ces dernières semaines entre Berlin, soutenu par les Pays-Bas et la Finlande d’une part, la Banque centrale européenne, la France et de nombreux pays d’autre part. Ces différends ont alimenté la nervosité des marchés et créé des turbulences qui ont failli emporter l’Italie à son tour dans la tempête de la crise de la dette.

“Nous avons décidé de soutenir la Grèce en tant que membre de l’euro et de la zone euro. C’est un engagement déterminé”, a assuré le président français Nicolas Sarkozy après dix heures de discussions avec ses partenaires européens.

“Nous sommes conscients des efforts demandés aux Grecs, l’ensemble des pays de la zone euro ont décidé d’être à leur côté, on ne peut abandonner un membre de la zone euro à partir du moment ou celui-ci s’engage dans un programme de réforme”, a-t-il ajouté.

Après avoir hésité, le FMI a finalement décidé de participer au nouveau plan d’aide à la Grèce, qui succèdera au premier décidé au printemps 2010, qui ne suffit déjà plus.

Rassurer les marchés

Ces annonces visent à rassurer les marchés et éviter une contagion de la crise aux pays les plus fragiles de la zone euro. Ce qui signerait probablement l’arrêt de mort de l’Union monétaire dans sa forme actuelle. Les Bourses européennes ont nettement grimpé dans la journée, en anticipant une conclusion positive du sommet. L’euro s’est fortement apprécié face au dollar, repassant au-dessus de 1,44 dollar. Wall Street a également clôturé en hausse.

Problème: les solutions trouvées pourraient toutefois déboucher sur un défaut de paiement de la Grèce, brisant ainsi un tabou au sein de l’Union monétaire.

Jusqu’ici fermement opposé à cette solution, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a salué jeudi soir le nouveau plan d’aide, le jugeant “crucial” pour stabiliser l’économie grecque. Il n’a toutefois pas exclu un défaut de paiement de la Grèce, qu’il avait rejeté jusqu’ici.

“Nous faisons valoir nos arguments, nous ne sommes pas toujours entendus”, a-t-il reconnu.

Il s’est aussi félicité du fait que la participation du secteur privé au plan d’aide soit limitée à la seule Grèce, et ne soit pas envisagée pour d’autres pays fragiles au sein de la zone euro.

Après des semaines de tergiversations, le couple franco-allemand a débloqué la situation en se mettant d’accord mercredi soir sur les moyens d’aider la Grèce. Le compromis entre Paris et Berlin a servi de base au projet d’accord trouvé jeudi.

(D’après AFP)

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[26] Labrador dit le 22/07/2011, 16:12

Du neuf pour la Grèce (http://blogs.reuters.com/felix-salmon/2011/07/21/greece-defaults/). Un défaut sélectif - enfin car la dette gonfle, gonfle, d'abord avec des intérêts alléchants à 5% et termine par des rendements à 2 chiffres et un emballement incontrôlable. Il était grand temps de mettre un hola, un terme a l'hémorragie. Un défaut partiel est le minimum requis. Les politiques ont trop longtemps manqué d'autorité. Les marchés vont râler sur le coup, mais savent que c'est la mesure la plus saine et vont se reprendre.

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[25] guenievre dit le 22/07/2011, 14:51

Les banques privées prêtent aux Etats et empochent des intérêts faramineux, La bourse, les banques peuvent faire couler un pays ou carrément plus et personne ne trouve ça bizarre? Les gouvernements ne sont plus que des pantins à la botte des quelques boursicoteurs bourrés de tunes et qui ont perdu de vue la réalité. C'est grave, très grave...

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[24] guigui dit le 22/07/2011, 12:36

Rectification! Petite rectification pour "Login_001" qui gentiment remercie l'Allemagne"Merci à l'Allemagne d'avoir, contrairement au souhait de Sarkozy, réussi à faire payer les banques mais pas autant qu'elle voulait car Sarkozy a refuser une taxe sur les banques..."C est Sarkozy qui était pour la taxe et Merkel contre : «Le président français a accepté d'abandonner le projet de taxe, une victoire significative pour Angela Merkel», analyse le Financial Times. Je ne suis pas pro Sarkozy mais être anti Sarkozy n est pas une raison pour écrire n'importe quoi!

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[23] Zarok dit le 22/07/2011, 11:38

Comment détruire un pays en 10 leçons....

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[22] HououjiFuu dit le 22/07/2011, 11:28

Plan foireux, porté par les populations vouées à l'appauvrissement pour sauver la spéculation, l'establishment bancaire, et le système financier pourri. Ce n'est pas un parti communiste qui le dit, c'est Paul Krugman, prix Nobel d'économie, qui le démontre dans ses papiers publiés par le New York Times : "Donc, on va exiger des plans d'austérité drastiques dans les pays en crise, et pendant ce temps on va également se lancer dans l'austérité dans les pays qui ne sont pas en crise. Et pour couronner le tout, la BCE va augmenter ses taux d'intérêt. Ainsi, la demande s'effondrera dans tous les pays qu'ils soient en crise ou non, et ceci nous conduira à une guérison de l'économie...comment ? Les Gens Sérieux sont déterminés à détruire toutes les économies avancées au nom de la prudence." Pourquoi Le Soir et les autres journaux oublient-ils de citer le contenu de l'accord et les conséquences concrètes qui s'abattront sur les peuples ? Le journalisme, c'est pourtant de faire ces analys[...]

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Comptes d'épargne.
Dernière vérification: le jeudi 24 juin
Comptes d'épargne Taux de base Prime de fidélité Taux total
Banca Monte Paschi Belgio Roc II 2,00% 0,60% 2,60%
NIBC Direct compte d'épargne 2,00% 0,50% 2,50%
Fortuneo Plus 1,90% 0,45% 2,35%
Rabobank.be Compte d'épargne 1,80% 0,40% 2,20%
Keytrade Azur 1,65% 0,40% 2,05%
Delta Lloyd Banque Compte Epargne Superior 1,65% 0,40% 2,05%
BKCP Excellence Carnet de dépôt 1,65% 0,40% 2,05%
Citibank CitiGold compte d'épargne 1,65% 0,40% 2,05%
Banca Monte Paschi Belgio BMPBtop 1,55% 0,45% 2,00%
NIBC Direct compte fidélité 1,50% 1,50% 3,00%
Bons de caisse et comptes à terme (Belgique).
Dernière vérification: le jeudi 24 juin
Type Banque Brut Net Terme Minimum
BRecord Bank 1,80% 1,42% 1 an 250€
BCKV 1,75% 1,38% 1 an 0€
BEuropabank 1,75% 1,38% 1 an 1000€
BCKV 2,90% 2,29% 3 ans 0€
BGoffin 2,90% 2,29% 3 ans 100€
BBanca Monte Paschi Belgio 2,50% 1,98% 3 ans 0€
BCKV 3,40% 2,69% 5 ans 0€
BGoffin 3,40% 2,69% 5 ans 100€
BBanca Monte Paschi Belgio 3,00% 2,37% 5 ans 0€
CDHB Banque Adv@ntageOnline 2,75% 2,17% 1 an 2500€
CNIBC Direct 2,75% 2,17% 1 an 0€
CCredit Europe 2,50% 1,98% 1 an 2500€
CNIBC Direct 3,50% 2,77% 3 ans 0€
CCredit Europe 3,25% 2,57% 3 ans 2500€
CDHB Banque Adv@ntageOnline 3,10% 2,45% 3 ans 2500€
CCredit Europe 3,75% 2,96% 5 ans 2500€
CNIBC Direct 3,75% 2,96% 5 ans 0€
CDHB Banque Adv@ntageOnline 3,60% 2,84% 5 ans 2500€

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