Une « bad bank » pour Dexia
JOAN CONDIJTS
mardi 04 octobre 2011, 23:49
La « bad bank » reprendra l’ensemble des actifs « problématiques » (surtout des crédits à long terme) afin de les isoler et d’assurer une continuité de l’activité bancaire de Dexia en Belgique. Par Joan Condijts
Le Premier ministre Yves Leterme et le ministre des Finances Didier Reynders ont indiqué, lors d’une conférence de presse mardi en fin de soirée, que les gouvernements belges et français se sont accordés sur la création d’une « bad bank ».
« Le gouvernement belge fait tout et fera tout, demain, après-demain ou à tout autre moment, pour que pas un seul client ne perde un seul centime », a assuré Yves Leterme, lors d’une conférence de presse en fin de soirée ce mardi. Le Premier ministre s’est également engagé à assurer la continuité de l’activité bancaire de Dexia en Belgique.
Ni le Premier ministre, ni le ministre des Finances, Didier Reynders, n’ont toutefois voulu préciser les modalités d’une telle continuité. Plusieurs scénarios sont à l’étude : cession à une banque étrangère de Dexia Banque Belgique, scission du groupe Dexia avec rapatriement des activités bancaires belges… Les deux ministres ont précisé qu’un groupe principalement formé des chefs de cabinet des vice-premiers ministres plancherait dès ce mercredi matin sur la question.
Didier Reynders et Yves Leterme ont aussi expliqué que les gouvernements belge et français s’étaient accordés sur la création d’une « bad bank ». Cette entité vise à isoler les produits qui nécessitent des refinancements et menacent l’équilibre de la banque. Des produits qui, comme l’ont rappelé les deux mandataires, ne sont pas nécessairement « mauvais » mais impliquent un financement à long terme qu’une banque n’est pas toujours en mesure d’assurer. Cette « bad bank » bénéficiera de la garantie des deux États.
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Et aujourd'hui, les mêmes vont remettre la main au portefeuille ? Ils sont cinglés ! Ils vont finir comme l'irlande, qui a force de garantir les engagements de ses banques, a fini par devoir appeler le Fond européen de stabilité financière à l'aide... Il faut prendre le problème à l'envers : sortir de Dexia ce qui est d'utilité publique et laisser les actionnaires se démerder avec leur bordel... Quoi ? ce n'est pas possible ? Pourquoi donc ? Ah, parce que les actionnaires, ici, ce sont la CSC et le holding communal ? Scusez moi, j'avais pas compris...
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Récapitulons : en 2008, l'état belge a recapitalisé Dexia pour 1 miard d'euro à 9.90 EUR l'action (laquelle, au moment de la recapitalisation, se négociait à 2 ou 3 euros...). Au même moment, les régions ont souscrit aussi pour 1 miards, toujours à 9.90 EUR l'action. Dont coût, 1,8 miards de moins-value.... Dans le même temps, Dexia s'est vu octroyer 1 miards de garanties par les régions, laquelle a été appelée intégralement.. Encore 1 miard de perdu... Et toujours à la même époque, l'Etat belge a donné 32 miards de garanties à Dexia. Le montant des pertes n'a pas encore été communiqué...
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A force de nationaliser les pertes et privatiser les profits, qu'on ne vienne plus s'étonner après que la confiance envers les états et tout le système économique s'érode inexorablement... (et non, je ne suis pas un anti-capitaliste millitant, juste un petit épargnant qui commence à se poser de sérieuses questions)
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Dioxine Dutroux Dexia De Haen
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La "bad bank" coutera 10 milliards à l'état belge, c-à-d à nous les contribuables. Si j'ai bien compris, l'état belge va racheter pour 10 milliards de placements pourris (e.a. obligation sur la dette grecque) et comme ces placements vont s'écrouler (c'est pourquoi Dexia veut s'en débarrasser) l'état va tout perdre. Une fois de plus, on privatise les profits et on nationalise les pertes.