« Les politiques d’austérité ne résoudront pas la crise »
Rédaction en ligne
mercredi 07 décembre 2011, 13:57
L’économiste américain Joseph Stiglitz, prix Nobel en 2001 et ancien vice-président de la Banque mondiale a estimé que les politiques d’austérité menées étaient loin de résoudre la crise aux Etats-Unis et en Europe.
©EPA
« Les politiques d’ajustement aux Etats-Unis et en Europe ne résoudront pas la crise économique. Le déficit budgétaire n’est pas à l’origine de la crise, c’est au contraire la crise qui a causé le déficit budgétaire », a déclaré Joseph Stiglitz lors d’une conférence à la Faculté des sciences économiques de l’Université d’État de Buenos Aires.
« Il a y dix ans, il n’y a pas longtemps, les Etats-Unis avaient un excédent budgétaire, et c’est Alan Greenspan (alors secrétaire au Trésor) qui a lancé la politique de baisse des impôts pour les riches, ce qui a fait fondre les recettes fiscales et accéléré les inégalités », a ajouté M. Stiglitz que le gouvernement argentin a l’habitude de consulter.
« Restructurer la dette ne veut pas dire ne pas utiliser ses ressources. Tous les pays industriels peuvent restructurer leur passif », a-t-il ajouté. « L’Argentine peut inspirer la restructuration de la dette des autres pays », a estimé l’ancien vice-président de la Banque mondiale. « Il y a une vie après la dette » a-t-il lancé, ajoutant : « Qu’ils vous demandent, il y a dix ans, il y avait une crise ici ».
L’Argentine célèbre le 20 décembre le 10ème anniversaire de sa sortie de la pire crise de son histoire qui avait entraîné la chute du gouvernement de Fernando de la Rúa auquel ont succédé depuis quatre présidents.
L’un d’entre eux, Adolfo Rodríguez Saá, avait déclaré le plus grand « défaut » de l’histoire argentine, de près de 100 milliards de dollars. La dette avait été restructurée entre 2005 et 2011.
AFP
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Il est vrai qu'il est trop tard pour mettre en place ce genre de politiques de rigueur, on ne freine pas à 5m du mur. Et vu le manque de motivation des politiques à le faire, ça ne mène à rien. Cependant, la seule alternative est le défaut, ce qui exige aussi la maîtrise des dépenses et si répudier la dette interne est facile, aller annoncer en regardant dans les yeux les Américains, Chinois, Indiens qu'ils se sont fait avoir est assez chaud.
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La politique menée par l'Europe est une erreur. Cet homme parle juste. Il faudra probablement attendre une plus grande chute des économies européennes pour en revenir à une relance économique par la demande. Entres temps, malheureusement, la population aura été appauvrie.
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[6]dsti, contrôle des chômeurs? Mais vous savez de quoi vous parlez? Les chômeurs sont déjà très contrôlés (c'est d'ailleurs pour cela que le chômage baisse, ils sont éjectés du chômage). Je ne connais pas les chiffres Belge, mais je sais qu'en France sur 1700 milliards, 1400 milliards, depuis 1973, ont été remboursé aux banques. Et ils osent parlé d'économie...
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eh oui!!! En résumé: 20 ans de cadeaux fiscaux aux plus riches ont augmenté les inégalités, affaibli les Etats et alimenté une bulle spéculative qui nous a finalement éclaté à la gueule...Et à qui propose-t-on l'addition ? Aux malades, chômeurs, pensionnés, comme depuis 20 ans...Comme l'a dit Warren Buffet: " La guerre des classes existe, c'est un fait, mais c'est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter "
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@bro oui mais pour avoir une relance économique par la demande, il faut dans ce système que le consommateur puisse consommer. Or s'il n'a plus les moyens de consommer ou sera la relance