Les éoliennes plus polluantes qu'on le dit ?
MICHEL DE MUELENAERE
mardi 10 janvier 2012, 11:37
Selon Civitas, un groupe de réflexion britannique, l'implantation d'éoliennes ne se justifierait ni sur le plan économique, ni sur le plan de la protection de l'environnement.
Une nouvelle pierre vient d'être jetée dans le jardin des éoliennes par un groupe de réflexion britannique qui se dit « indépendant ». Selon ces chercheurs, le bilan environnemental des turbines à vent qui se multiplient dans le paysage n'est pas aussi positif qu'on le dit. Pire, l'implantation des éoliennes ne se justifierait ni sur le plan économique, ni sur le plan de la protection de l'environnement.
Les arguments exposés par Civitas Ruth Lea, une économiste notoirement opposée aux énergies renouvelables et Kees le Pair, un physicien néerlandais à la retraite lui aussi farouche contempteur des éoliennes ne sont pas nouveaux. A quelques nuances près Civitas juge que l'éolien offshore est plus coûteux que le onshore on les retrouve sous la plume des associations françaises et belges (Vent de Raison) opposées à l'énergie éolienne et qui fédèrent les groupes locaux d'opposants. Ils sont par ailleurs vigoureusement contestés par les organisations de protection de l'environnement ainsi que par d'autres centres de recherche.
Le document de Civitas pointe notamment le problème de l'intermittence et de la qualité variable de la production d'électricité d'origine éolienne. Pas de vent, pas d'électricité. Et la production doit être compensée par la mise en route de centrales thermiques classiques qui, elles, émettent du CO2. Du dioxyde de carbone, la production des éoliennes en émet en revanche ; un impact trop souvent passé sous silence. Et le coût de cette énergie reste supérieur à celui de l'électricité d'origine nucléaire, de même qu'à celle issue du gaz naturel.
Un document non validé par des scientifiques indépendants qui risque cependant d'enflammer le débat outre-Manche où le gouvernement prévoit de construire 32 000 turbines d'ici 2020. Un débat qui est en cours sur le site du Guardian, qui a déjà déconstruit le discours de Civitas.
Vos réactions
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@[72]Platzak dit le 10/01/2012, 20:28: Un pro? Un pro dans cette vidéo? A-t-il seulement jamais vu tourner une éolienne? Elles ne tournent pas vite, justement, d'une part pour la sécurité de ce qui passe alentour et d'autre part pour que le son produit soit dans les infra-sons essentiellement et donc que cela génère très peu de nuisances sonores. Ensuite, les éoliennes installées en off-shore ne le sont pas pour que le son n'embête personne, mais pour récupérer un vent beaucoup plus constant. Son discours sur le nombre de Reynolds, et bien ce dernier dépend de la taille mais aussi de la vitesse. Un objet deux fois plus petit demande qu'on adapte la vitesse d'un facteur 2. Ou alors on adapte la viscosité (test dans l'eau, par exemple). A-t-il jamais fait des simulations et des expériences en physique des fluides? Enfin, si ce gaillard (qui parle de la France et de Paris souvent) a comme référence des appartements de 4-5 pièces de 600m2, c'est sûr, il semble connaître la notion d'ordre de grandeur.
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De toute façon, on ne fait que travailler avec des rustines dans ce pays. Prenons le cas des maisons basse énergie ou passives, on (a) donné des primes pour leur construction alors qu'elles vont rapporter à leurs propriétaires. Par contre on reste avec un habitat du début du siècle passé qu'on sait ne jamais pouvoir isoler correctement. Là aucune idée, aucune solution pourtant si on veut résoudre le problème au niveau national, il va bien falloir y réfléchir. A moins de tout raser, seule l'isolation semble apporter une solution assez correcte mais un milieu rural, il faudrait que cela se fasse au niveau du quartier. D'ailleurs il m'étonnerait que vous puissiez avoir le permis pour une seule maison d'un quartier...
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Pour éclairer le débat, il me semble indispensable de mener une "analyse coût-bénéfice"(technique rigoureuse qui cherche jusque dans les derniers détails - genre papillon de Sydney- les effets primaires et secondaires de l'utilisation d'un bien collectif) portant aussi bien sur l'alternatif que sur le nucléaire.Trop d'aspects de l'alternatif ne sont pas pris en compte dans la trace écologique.Quant au quasi seul impact négatif du nucléaire qu'est la gestion des déchets, pour ma part, avoir à mille mètres de profondeur (mine de charbon abandonnée) sous mes pieds 10m³(= 1an de production de toute l'électricité en Belgique)de déchets enrobés dans une chape de plomb ne me pose pas vraiment de problème existentiel...même pour plusieurs générations.Quant aux lobbies, n'oublions pas que pour relancer l'économie, il faut trouver de nouveaux besoins : que diriez-vous du "durable"?!
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@Kidibull Toute technologie de pointe comporte des risques, il suffit de voir ce qui est arrivé lors de rupture de barrages...
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Les mêmes ânerie débitées par les pro-nucléaires ! en association avec le photovoltaïque, bien pensé... c'est idéal ! Mieux encore : l'arbre à courant ...http://www.solarbotanic.com/motivation.php