« Un saut de l’index peut apporter un plus »
Rédaction en ligne
samedi 28 janvier 2012, 13:22
Le CD&V, par l’intermédiaire de Steven Vanackere et Kris Peeters notamment, ont rappelé ce samedi que le saut de l’index restait une mesure à envisager dans le cadre du débat sur la compétitivité des entreprises.
Pierre-Yves Thienpont – Le Soir
Le saut de l’index reste un levier qui permettrait de renforcer la position concurrentielle de nos entreprises et mettre l’emploi en sûreté, indiquait samedi un porte-parole du CD&V.
Dans un entretien accordé au Tijd et à L’Echo, le ministre des Finances Steven Vanackere (CD&V) n’a pas fermé la porte à une telle mesure, tout en précisant qu’elle restait « un éventuel instrument dans un possible problème de compétitivité de nos entreprises », et qu’elle n’interviendrait en tout cas pas pour le prochain contrôle budgétaire.
Le ministre-président flamand, Kris Peeters, chrétien-démocrate lui aussi, a jugé l’idée intéressante. « Un saut de l’index peut apporter un plus à notre monde entrepreneurial et à notre économie », a-t-il déclaré.
Un porte-parole du parti a répété que pour le budget 2012, une telle mesure n’aurait plus d’effet et n’était pas à l’ordre du jour.
« L’effet d’un saut d’index doit être mesuré dans le temps. Le procédé ne prend sens que s’il rapporte également sur le plan de la position concurrentielle et si on parvient à sécuriser l’emploi », a-t-il ajouté.
À l’avant-veille d’une grève générale, le débat sur le saut d’index n’a pas été apprécié de tous. « Il s’agirait d’un choix totalement erroné qui serait pour nous inacceptable », a ainsi déclaré le président de la CSC, Marc Leemans qui estime que cela toucherait une nouvelle fois avant tout les plus fragilisés, les personnes sans emplois ou les bénéficiaires d’allocations sociales. Des rangs de l’opposition aussi, des voix se sont élevées. Ainsi le député Groen Kristof Calvo qui a critiqué tant le contenu que le moment de ce débat estimant que c’était là « jeter de l’huile sur le feu ».
Le PS opposé à une telle mesure
Le PS a réagi dans un communiqué en indiquant qu’il « s’oppose et s’opposera toujours à toute remise en cause du principe de l’index ! »
Le parti du Premier ministre a tenu à rappeler qu’« il s’est battu pour garantir ce principe dans l’accord du Gouvernement, qui est très clair à ce sujet. Pour le PS, la relance de l’économie passe par un soutien au pouvoir d’achat des ménages. C’est pourquoi le PS souhaite que le Gouvernement avance au plus vite dans la mise en place d’une maîtrise effective des prix, comme prévu dans l’accord du Gouvernement. »
(avec Belga)
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Keule, il est vrai qu'en Belgique, à force d'avoir barèmisé et régulé le marché du travail, on a perdu de vue que c'était un marché répondant à la loi de l'offre et de la demande. On a aussi établi un salaire minimum qui génère des centaines de milliers de chômeurs. L'histoire récente a ainsi montré avec les titres-services que les Belges considèrent que payer 6 ou 7 euros de l'heure pour recevoir des services ménagés était une bonne affaire, le coût TVAC d'un employé au salaire minimum étant au-delà de 15 euros/heure lorsqu'un additionne toutes les charges pesant sur le travail. Evidemment, à ce prix-là, il y a tout de suite beaucoup moins de monde pour sous-traiter son repassage. Oui, chaque métier a une valeur de marché mais notre organisation sociale engendre des distorsions de prix importantes, pas toujours pour un mieux malheureusement.
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@ nicopapa. Très nouveau votre manière d'expliquer que la valeur du travail est liée à l'offre et la demande. Si il y a une valeur que le plus libéral des patrons a toujours refusé de lier à l'offre et la demande c'est bien le travail. Car si on suit votre raisonnement puisque pour les infirmières la demande est forte et l'offre rare celà devrait se règler par une forte augmentation des salaires. Je ne pense pas que vous serez d'accord parce que pour les chantres du libéralisme l'offre et la demande çà marche pour les salaires à la baisse jamais à la hausse.
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@ (63) Keule - Vous simplifiez un peu la problématique. Malgré toute la régulation en vigueur, il est toujours question du "marché du travail". Comme dans tout marché, les prix évoluent à la base en fonction de l'offre et de la demande. Vous pouvez effectivement essayer d'expliquer à un employeur qu'à cause de l'inflation, le travail de ses employés a soudainement une plus grande valeur, mais en pratique la valeur du travail fluctue indépendamment de l'inflation du coût de la vie. En 2012 à Bruxelles, le travail du livreur de charbon ne vaut plus rien, ni celui du loueur de cassettes vidéos. Par contre le travail d'un pédiatre vaut de plus en plus cher, sauf à importer les services de pédiatres inoccupés de pays à faible taux de natalité. Il est faux de croire que la valeur d'un métier donné évolue perpétuellement au même rythme que celui de tous les autres métiers.
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Pourquoi ne pas bloquer temporairement l'indexation à partir d'un certain seuil ,ainsi retraités et petits revenus ne seraient pas condamnés mais bien sur tous nos chers élus ....donc ne rêvons pas et vive la M.. pour encores de longs mois
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Keule, pour en revenir à votre exemple des infirmières, la demande est forte et croissante, une tendance de fond étant le vieillissement de la population qui engendre une demande croissante de soins médicaux et d'aides-soignantes. En face de cela, on diplôme un certain nombre d'infirmières par an et on va en chercher en Europe de l'Est et en Afrique du nord. Ceci augmente l'offre, ce qui modère le prix du marché. Reste à voir si cet équilibre perdurera ou pas. Au surplus, notre sécurité sociale régule en partie le prix des soins de santé en fixant le montant des remboursements et les honoraires (accords médico-mutualistes notamment) pour les soins de santé au sens large. Ceci a tendance à limiter l'argent consacré aux dépenses de santé dans notre pays, ce qui en quelque sorte limite l'inflation des soins de santé.