La Belgique est entrée en récession
Rédaction en ligne
mercredi 01 février 2012, 16:46
L’économie belge est entrée en récession au quatrième trimestre 2011, a estimé la Banque nationale de Belgique.
PIB et évolution conjoncturelle
L’économie belge est entrée en récession au quatrième trimestre 2011, le PIB en volume, corrigé des variations saisonnières et des effets de calendrier, ayant diminué sur cette période de 0,2 % par rapport au trimestre précédent, selon une première estimation « flash » publiée par l’Institut des comptes nationaux (BNB).Techniquement, on parle de récession à partir d’au moins deux trimestres consécutifs de recul de l’activité économique. Au troisième trimestre 2011, le PIB avait affiché un recul de -0,1.
La précédente récession traversée par la Belgique remonte aux années 2009 et 2008. Plus profonde, elle était consécutive à la crise financière qui avait connu son paroxysme avec la faillite, le 15 septembre 2008, de la banque américaine Lehman Brothers.
Par rapport au trimestre correspondant de l’année précédente, la croissance du PIB continue de se tasser au 4e trimestre, s’élevant à 0,9%, après une progression de 1,6% au troisième trimestre, constate encore la Banque nationale de Belgique. Si le début d’année 2011 a été marqué par une croissance économique soutenue, l’activité a fortement ralenti en seconde partie d’année.
Sur l’ensemble de l’année 2011, et selon une première estimation provisoire, le PIB belge augmenterait de 1,9%. En 2010, le PIB avait progressé de 2,3% après une contraction de 2,7% en 2009. L’institut des comptes nationaux publie également une version révisée des comptes des trois premiers trimestres de 2011. Il en ressort qu’au troisième trimestre de l’année dernière, l’emploi intérieur a, pour la première fois en deux ans, diminué par rapport au trimestre précédent, de 0,1%. A un an d’intervalle, la croissance de l’emploi ralentit mais s’établit encore à 1,2%, après des hausses de 1,7 et 1,5% au cours des deux premiers trimestres de 2011. Au troisième trimestre 2011, aussi bien les dépenses de consommation privée (-0,1%) que les exportations de biens et de services (-0,9%) sont en recul.
Une combinaison d’éléments
Cette récession s’explique par une combinaison d’éléments, selon ce que l’Ires, l’Institut de recherche économique de l’UCL, avait confié au Soir le 13 janvier : la détérioration de l’environnement international, la crise de confiance qui frappe les ménages comme les entreprises, et l’absence de décision politique en Europe pour régler la crise de la dette.
La détérioration de l’environnement international ? « Dans un premier temps », explique l’Ires, la crise économique ne touchait que les pays avancés. « Mais désormais, les pays émergents sont également concernés. »
On note par exemple des signes de ralentissement en Chine. Les experts du Fonds monétaire international s’apprêtent également à abaisser leurs prévisions sur la croissance mondiale (qui sont encore à 4 % pour cette année) et ce jeudi l’OCDE a également averti qu’elle observait un ralentissement de l’activité dans la plupart des grandes économies du globe, tout en pointant des améliorations aux Etats-Unis et au Japon. Du coup, nos exportations devraient chuter de 0,6 % cette année, selon l’Ires.
La crise de confiance ? Le moral des patrons comme des ménages a été mis à mal : crise bancaire, annonces de mesures d’austérité, crainte pour l’emploi… « La défiance s’est accentuée ces derniers mois », constate l’Ires, « comme le montrent les baromètres de la Banque nationale. »
Cette crise de confiance devrait avoir un impact direct sur les deux principaux moteurs de l’économie : la consommation, qui va stagner (l’Ires ne prévoit qu’une toute petite croissance de 0,2 % de ce côté), et les investissements, tant des entreprises que des ménages ou des administrations, qui vont chuter de 2 %. L’an dernier, ils avaient augmenté de 8,4 %.
La crise de la dette européenne pèse également de divers côtés. D’une part, elle paralyse les banques, qui mettent leurs liquidités à l’abri plutôt que d’octroyer des prêts. Mais la crise de l’euro force aussi les Etats européens, et le nôtre en particulier, à prendre d’importantes mesures d’austérité.
« De l’ordre de 3 % du PIB, ce qui est loin d’être négligeable », souligne l’Ires. Qui ajoute que certes, le danger est que cette austérité n’accentue la crise. « Mais il faut prendre des mesures significatives dès aujourd’hui, pour éviter que la dette ne puisse plus être maîtrisée. »
(P.-H.T, avec Belga)
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@ Benoit1 > Contrairement à ce que vous pensez, ce n'est pas une bonne chose que les Etats puissent emprunter auprès de leur banques centrales gratuitement car cela amène purement et simplement à abuser de ce qu'on appelle communément la "planche à billets", ce qui engendre l'hyper-inflation (la monnaie créée massivement ne vaut rien car créée sans aucune contrepartie, elle n'a aucune valeur, donc les prix flambent). L'Allemagne des années 1920 est un parfait exemple.
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Citations: Sir Josiah Stamp,Directeur de la Banque d'Angleterre 1928-1941 (Réputé 2e fortune d'Angleterre à cette époque) :"Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l'iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l'argent et en un tour de mains ils créeront assez d'argent pour la racheter. Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l'argent et à contrôler les crédits." Rothschild:"Permettez-moi d'émettre et de contrôler les ressources monétaires d'un pays et je me moque de celui qui écrit ses lois."
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Citations: Encycloaedia Britannica, 14ème Edition: Les banques créent du crédit. C'est une erreur de croire que le crédit des banques est créé dans toute mesure par le versement d'argent aux banques. Un prêt créé par la banque constitue un ajout significatif au volume d'argent de la communauté. Marriner S. Eccles, gouverneur et président du CA de la Fed:"S'il n'y avait pas de dette dans le système, il n'y aurait aucun argent." Rothschild:"Permettez-moi d'émettre et de contrôler les ressources monétaires d'un pays et je me moque de celui qui écrit ses lois." James A. Garfield, président des Etats-Unis, assassiné:"Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est maître absolu de toute l'industrie et tout le commerce... et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d'une manière ou d'une autre, par une très petite élite de puissants, vous n'aurez pas besoin qu'on vous explique comment les périodes d'inflation et de déflation apparaissent."
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[38] chose back dit le 02/02/2012, 08:05 perso je parle de chose réel et sérieuse !je ne crois pas a tous ce que vous dite ! aller l
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@ Benoit1 > Ensuite, parlons de l'Union Européenne, que vous estimez que c'est une entité artificielle créée exclusivement pour servir le néo-libéralisme. J'ai une grande nouvelle pour vous : la Communauté Européenne existait bien avant le néo-libéralisme initié par Ronald Reagan et Margaret Thatcher, à supposer que ces deux personnes sont vos grands ennemis. La CEE a été créée en 1957. Charles De Gaulle, un homme politique qui avait une vision pour sa partie, a contribué à cette institution.