Inbev dirait adieu à l’Europe centrale

JEAN-FRANCOIS MUNSTER

samedi 13 juin 2009, 13:30

AB Inbev aurait mis en vente ses filiales dans sept pays d’Europe centrale. Cette zone fragmentée en petits marches ne serait plus stratégique pour Anheuser-Busch Inbev. Le fonds CVC serait candidat.

Inbev dirait adieu à l’Europe centrale

Archives Belga

Se désendetter. Et vite. C’est le mot d’ordre au nouveau siège new-yorkais d’AB Inbev depuis l’acquisition du brasseur américain Anheuser-Busch pour 52 milliards de dollars. Après avoir vendu le mois dernier sa filiale sud-coréenne au fonds d’investissement KKR pour 1,8 milliard de dollars, le brasseur belgo-brésilien prépare déjà une nouvelle cession d’actifs. Selon nos informations, il aurait mis en vente l’ensemble de ses filiales en Europe centrale, soit au total sept pays : Bulgarie, Roumanie, République tchèque, Hongrie, Croatie, Serbie, Monténégro. Cela concerne 11 brasseries produisant au total 15 millions d’hectolitres par an. AB Inbev aurait mandaté la banque d’affaires londonienne Barclays pour le conseiller. Il s’agirait bien d’un « package ». Le repreneur doit acheter l’ensemble des filiales. AB Inbev n’a pas souhaité faire de commentaires.

Un candidat au moins se serait déjà fait connaître : le fonds d’investissement CVC, bien connu en Belgique en tant qu’actionnaire minoritaire de la Poste. La petite histoire ne dit pas s’il a pris langue avec l’un de ses anciens conseillers, aujourd’hui administrateur délégué de cette même Poste, Johnny Thijs. Ce dernier a dirigé l’expansion internationale d’AB Inbev (Interbrew à l’époque) dans les années 90, notamment en Europe centrale… Pourquoi vendre l’Europe centrale ? Parce qu’elle n’est visiblement plus considérée comme stratégique. La priorité pour AB Inbev actuellement, c’est l’Amérique du Sud et du Nord. Pas l’Europe. Parce qu’aussi le modèle d’entreprise brésilien qui consiste à travailler avec un nombre réduit de lignes de distribution sur de grosses zones économiques s’applique difficilement à l’Europe centrale vu la faiblesse des positions dans certains pays (République tchèque, Roumanie…) et la taille, parfois très petite, de ces marchés (Croatie, Monténégro…).

La vente des activités d’Europe centrale est un second choix. AB Inbev avait d’abord mis en vitrine ses activités allemandes. Des contacts avaient été noués avec Radeberger, filiale brassicole du groupe Dr. Oetker mais ceux-ci n’ont jamais abouti.

Parallèlement à ces cessions d’actifs, AB Inbev continue à restructurer sa dette. Il a annoncé vendredi l’émission d’obligations pour 750 millions de livres sterling, soit environ 882 millions d’euros. C’est la huitième émission de ce genre depuis le rachat d’AB en novembre dernier.

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[6] pobemer envoyer un message personnel dit le 13/06/2009, 20:54


@ exclu "la grenouille qui voulait se faire aussi grosse qu'un Piedboeuf" Je suis totalement d'accord avec ce que vous dites, ainsi que Michelar. Après avoir abattu la tour Piedboeuf de Jupille, au grand dam de tous les villageois, ils ont ensuite délocalisé certaines fonctions en Tchéquie. Maintenant ils veulent vendre leurs filiales d'Europe centrale. Ils ont eu les yeux plus grands que le ventre. C'est dommage. Surtout pour les ouvriers et les employés belges, car ils fournissent de bons produits. Mais l'appât du gain, etc. etc....

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[5] Kalichezap envoyer un message personnel dit le 13/06/2009, 16:51


Sacré village mondial, va ! C'est ça où le collectivisme, disait le père Michel. Eh oui... Alleï santeï !

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[4] dpp3 envoyer un message personnel dit le 13/06/2009, 15:30

adieu à l’Europe
A quand la vente de la filiale belge ?

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[3] spino envoyer un message personnel dit le 13/06/2009, 14:52


la comptabilite est en tchequie ..... peut etre qu ils vont l envoyer au bresil

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[2] exclu envoyer un message personnel dit le 13/06/2009, 14:27

Triste !
Et voilà après que Stella Artois société louvaniste aie mangé ses concurrents belges Jupiler, Piedbœuf et de nombreuses autres petites brasseries artisanales belges et européennes pour faire Interbrew toute la Belgique était fière. Grisée par son succès, en 2004, elle fusionne avec les Brésiliens de Ambev pour former Inbev. La messe était dite. Après la fusion avec l'Américain Anheuser-Bush la brasserie belge s'est complètement diluée dans ce grand ensemble et le siège a déménagé à New-York. Maintenant le groupe veut se désengager en Europe et se concentrer sur les Amériques. Qu'est devenue la Belgique et la tradition brassicole belge dans cet ensemble américain qu'ils allaient soi-disant contrôler ? La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf.

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[1] michelar envoyer un message personnel dit le 13/06/2009, 13:40


Après avoir déménagé le service comptabilité de Liège vers la Hongrie... Que de gaspillages.

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