Malgré la baisse spectaculaire et concertée des taux directeurs des grandes banques centrales afin de doper une économie mondiale au bord de la récession, les Bourses ont connu une nouvelle débâcle. A la Bourse de Bruxelles, le BEL 20 a perdu 7,36 %. Wall Street a plongé pour la sixième fois consécutive, cédant 2 %. Notre dossier : La crise bancaire pour les Nuls
Un vent de panique a soufflé à nouveau mercredi sur les Bourses mondiales, qui ont poursuivi leur plongeon entamé lundi, malgré la baisse surprise des taux directeurs des grandes banques centrales et un plan de choc qui revient à une nationalisation partielle des banques britanniques. Cette dégringolade a été accentuée par les sombres perspectives du Fonds monétaire international (FMI) pour l'économie mondiale, avec un coup d'arrêt brutal à la croissance, qui n'atteindrait que 0,1 % aux Etats-Unis et 0,2 % dans la zone euro l'an prochain.
Et le pire est peut-être encore à venir dans la débâcle des marchés boursiers, la volatilité risquant de se prolonger jusqu'en 2009, ont prévenu des analystes suisses : « la panique est partout et le doute est omniprésent », selon les experts de la banque Wegelin. Dans un geste sans précédent depuis les attentats du 11 septembre 2001, six banques centrales la Banque centrale européenne (BCE), la Réserve fédérale américaine (Fed) et leurs homologues suédoise, britannique, canadienne et suisse -- ont annoncé une baisse d'un demi-point de leurs taux directeurs. Au même moment la Chine a elle aussi annoncé une baisse du loyer de l'argent.
Autre mesure phare, annoncée par le gouvernement britannique : un plan de sauvetage des banques britanniques qui pourra passer par leur nationalisation partielle à hauteur de 50 milliards de livres (65 milliards d'euros). Mais rien ne semble pouvoir rassurer les investisseurs, affolés par la poursuite de la crise et ses répercussions sur l'économie, en dépit des initiatives des gouvernements, qui se sont multipliées depuis l'adoption vendredi aux Etats-Unis du Plan Paulson, doté de 700 milliards de dollars.
Wall Street termine pour le sixième jour d'affilée en baisse
La Bourse de New York a terminé en baisse pour la sixième fois consécutive, à l'issue d'une séance extrêmement volatile, dominée par l'intervention concertée des banques centrales : le Dow Jones a cédé 2,00 % et le Nasdaq 0,83 %. Selon les chiffres définitifs de clôture, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a reculé de 189,01 points, à 9.258,10 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 14,55 points, à 1.740,33 points. L'indice élargi Standard & Poor's 500 a cédé 1,13 % (11,29 points), à 984,94 points. Le Dow Jones a ainsi lâché 14,7 % (soit plus de 1.600 points) en six séances, dont 500 points mardi. Il affiche un repli de plus de 30 % depuis un an. Encore en nette hausse une vingtaine de minutes avant la clôture, Wall Street a cédé à la nervosité en fin de séance. Toute la journée a été marquée par une volatilité intense sur la première Bourse mondiale. Le Dow Jones a évolué dans une fourchette très large, montant jusqu'à 9.628 points et descendant jusqu'à 9.194 points.
Les Bourses européennes dégringolent, BEL 20 en tête
Les principales Bourses européennes ont encore clôturé en forte baisse : Londres a plongé de 5,18 %, Francfort de 5,88 % et Paris de 6,39 %. Comme l'ensemble des places du continent : la Bourse suisse (-5,51 %), Madrid (-5,20 %), Milan (-5,71 %), Oslo (-6,44), Stockholm (-6,38 %), Helsinki (-4,88 %), Amsterdam (-7,68 %). Sur Euronext Bruxelles, le Bel 20 a encore perdu 7,36 % à 2.323,95 points après avoir perdu 9 % en matinée, un record historique.
Le Bel 20 est toujours plombé par la chute des valeurs bancaires qui poursuivent leur décote à l'exception de l'action Fortis dont la cotation est toujours suspendue dans l'attente d'un communiqué clarifiant la situation actuelle. KBC, jusque là épargnée, a perdu 10,68 % à 43 euros et le titre KBC Ancora a perdu 17,58 % à 30 euros. Dexia qui s'enfonçait dans le rouge durant la journée s'est redressée en fin de journée gagnant 3,42 % à 4,99 euros. L'action ING a perdu 15,28 % à 13,02 euros.
Les Bourses européennes ont ainsi emboîté le pas à Tokyo, qui a dévissé de 9,38 %, une baisse historique, la plus forte depuis plus de 20 ans.
Les Bourses d'Asie plongent aussi
La déroute a gagné toutes les autres places boursières mercredi.
En Asie, Hong Kong a perdu en clôture 8,2 %, Bangkok 6,88 %, Singapour 6,61 %, Séoul 5,81 %, Sydney 5 % et Shanghai 3,04 %. A Jakarta, la séance a été suspendue après une chute de plus de 10 %.
En Amérique du sud, la Bourse de Sao Paulo, première place financière d'Amérique du sud, reculait de 2,87 % à la mi-journée, alors que la Banque centrale du Mexique a injecté 2,5 milliards de dollars sur le marché national des changes.
La thérapie de choc des banques centrales avait été saluée par la France et l'Allemagne et aux Etats-Unis, elle a fait l'unanimité, une fois n'est pas coutume, auprès des deux rivaux dans la course à la Maison Blanche, le républicain John McCain et le démocrate Barack Obama. « Il était absolument urgent d'éteindre l'incendie qui embrase les marchés financiers et qui se propage à l'économie réelle, entraînant la faillite des banques et l'étranglement de la trésorerie des entreprises », a estimé l'analyste Alexander Law, du cabinet Xerfi.
Toutefois, la baisse de taux décidée par la Réserve fédérale est insuffisante pour sortir les Etats-Unis de la crise, jugeaient mercredi les analystes.
L'euro a été dopé par la baisse des taux, valant 1,3729 dollar vers 18h00 GMT, contre 1,3599 dollar mardi soir.
Les gouvernements en alerte rouge
Les gouvernements restaient mobilisés sur tous les fronts pour renforcer le système bancaire et éviter un assèchement complet du crédit. Rome a ainsi prévu l'adoption mercredi soir de « mesures urgentes pour garantir la stabilité des banques et de l'épargne », tandis que Madrid avait annoncé la veille la création d'un fonds de soutien au système financier de 30 milliards d'euros. La France mettra en place une structure juridique permettant à l'Etat d'intervenir financièrement en faveur des banques françaises. Le grand chambardement du paysage bancaire s'est poursuivi : la Caisse d'Epargne a approuvé son projet de fusion avec la Banque Populaire, un mariage qui permettrait de créer la deuxième banque de dépôts française.
En Islande, l'Etat a pris officiellement le contrôle de la banque Glitnir, au bord de la faillite. Fait inédit, un millier d'Islandais se sont rassemblés à Reykjavik pour exprimer leur inquiétude face à la crise financière qui menace de mettre à genoux leur pays.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a invité les autres pays de l'UE à adopter un « plan européen de financement » du système bancaire, un projet déjà évoqué par l'Italie et les Pays-Bas, mais rejeté par l'Allemagne. Une réforme de la régulation du système financier, proposée par Londres, devrait figurer au menu de la réunion vendredi à Washington des ministres des Finances et banquiers centraux des pays du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).
En route vers une gouvernance financière MONDIALE Pendant que la crise occupe tous les esprits et aveuglent même de nombreux dirigeants politiques lancés dans des sauvetages marathon, des forces invisibles mais puissantes sont occupées à remodeler le monde financier. C'est un projet mené de longue date qui s'achève devant nous. Nous assistons à un attentat financier de dimension mondiale. Beaucoup de sujets pour comprendre sur http://www.lapromo.neufblog.com/leveilleur
La prochaine victime sera le Dollar US, car les USA n'ayant pas le premier cent à prêter à qui que ce soit (l'Empire des Dettes), ils "injectent" des "liquidités" tellement importantes, que le dollar de poche ne vaudra plus le papier sur lequel il est imprimé. Aujourd'hui, l'Euro est remonté alors que les taux ont été symétriquement abaissés des deux côtés de l'Atlantique. Cette petite secousse du € risque de trouver son épilogue d'ici la fin de l'année, sans parler de l'or, qui n'est pas un capital "mort", mais un bien réel.
@Champignac[30] Alors qu'il est fort probable que la majorité de la planète commence à dire "stop", Brown et d'autres disent "encore" ("si si, on va juste recommencer comme avant et endetter l'état, mais c'est pour le bien de tout le monde"). Pathétique. Le x-ième "plan de secours" qui remet la même couche que les précédentes, et qui n'aura aucun effet. On ferait plus confiance à l'agence tout-risque... Gel mondial du système boursier, enquète minutieuse sur les manipulations boursières de ces 12 derniers mois au moins, assignations à résidence pour les hauts cadres et dirigeants des sociétés de courtages et banques d'affaires (et bien entendu, surveillance systèmatique de la moindre de leur communication). Et puis on commence à compter et mettre en taule qui de droit. On nettoye à la javel ce système, et on le remise définitivement au placard.
Un chiffre parmis d'autres... Un chiffre parmi d'autres que l'on "découvre" à l'occasion de cette crise: "Entre 2003 et 2008, les opérations immobilières, depuis la vente de biens jusqu'à la titrisation des créances hypothécaires, ont généré plus de 2.000 milliards ( de $) de commissions en tout genre, selon le site Internet Dealbroker." On comprend pourquoi la bulle immobilière a grossi aussi fort. Et pourquoi certains ne voulaient pas que ca s'arrête. Jusqu'à la catastrophe actuelle. Lire aussi l'édito de Mr Vittori dans "les Echos". L'éditorialiste du journal de proue du libéralisme Français qui descend... le libéralisme au lance-flammes. C'est du jamais vu! Ca montre aussi que certains sentent le vent tourner et retournent leur veste à 180°. Au point de renier ce qu'ils encensaient il n'y a pas un an.
La Fed renfloue une nouvelle fois AIG mercredi 08.10.2008, 22:41 La banque de réserve fédérale de New York va fournir à l’assureur AIG, qui avait été nationalisé à la mi-septembre, 37,8 milliards de dollars de liquidités supplémentaires, après que ce dernier eût consommé l’intégralité du prêt de 85 milliards fourni par la Fed. Le capitalisme se socialise pour boucher ses trous...on fera le compte bientot...
Grosse embrouille Britannique en vue !!! Attention! Grosse embrouille en cours de préparation! D'après cet article du "monde" : http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/...63_1101386.html le Premier Britannique, Mr Brown, ferait actuellement campagne, dans les capitales Européennes pour un plan "de financement" du secteur bancaire Européen. Mr Brown n'a pas jugé utile de rendre son plan public. Mais il contiendrait rien moins qu'une garantie collective des Etats Européens sur la totalité des dettes interbancaires. Des sommes gigantesques! Les banques pourraient fort bien s'en servir pour transférer aux Etats tous les "actifs toxiques" dont elles ne veulent plus. Le Plan deviendrait une sorte de "Paulson bancaire". Mais sans aucune contrepartie.
C'est hallucinant! Je viens de lire cette page, je trouve ça d'un délir absolu. Les dernières deux phrases sont très pragmatiques :-) : http://www.rothschild-cie.fr/banquedaffaires/?id=page6 Ou ici: http://www.rothschild-cie.fr/banquedaffaires/?id=page4 Et ici: http://www.rothschild-cie.fr/banquedaffaires/?id=page5 Ou encore ici: http://www.rothschild-cie.fr/banquedaffair...emergingmarkets En lisant ces pages, on se rend compte de la machine de guerre que c'est une banque. On dirait qu'ils se sont fait un jeux à eux, un truc habillement abstrait et virtuel... Je me demande vraiment quel rapport ça a avec l'économie réelle, celle qui donne à manger aux gens, le commerce des biens et des services. Il y a vraiment deux mondes paralleles : "eux" et nous.Nous, ceux d'en bas... Hallucinant le pouvoir qu'ont les banques. Les Etats tremblent de leurs fondations dès qu'il y a un rhume dans le système financier. Je ne vous raconte pas quand il y aura la grippe dans ce système...
La concentration des places boursières par des pigeons ayant ingurgité des produits toxiques et leurs états de subnarcose risquent de déclencher un foyer virulent de grippe financière. Un nettoyage au karcher s’impose pour éviter toute épidémie. Ce qui est pénible, ce sont les sempiternelles remontrances de la droite concernant la lamentable gestion des villes wallonnes dans ce milieu de crise internationale. Existe-t-il une relation de cause à effet entre ces deux faits ? Il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes, le capital déclenchera l’éclatement du noyau familial, but de leurs recherches sur la cohésion sociale. Le socialisme apprend au citoyen à se mettre en phase avec son environnement, à se méfier de la carotte au bout du bâton destiné à les attirer dans la noria de la compétitivité entre individus. Les actionnaires ne seront pas sauvés par ceux qui ont déclenché ce chaos, seul une coalition de tous sera le levier qui fera basculer de son piédestal le veau d’or.
Action Rothschild Banque. A qui profite la crise ?. Ne cherchez plus, on a trouvé. Lu sur un autre site : l'action Banque Rothschild vallait 21.067,83 € ce mercredi 08/10 au matin.Vingt et un mille ... euros, vous avez bien lu. On est loin des 4 ou 5 euros de Fortis et Dexia.Qui sont les vrais banquiers? ou Qui sont les vrais requins ?Vous buvez peut-être leur vin lors d'un bon repas.
Islande : le redressement prendra « des années » mercredi 08.10.2008, 19:55Le Premier ministre islandais Geir Haarde estime que le redressement économique de l’Islande prendra « des années ». Les islandais remercient les néolibéraux ...
Le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson a déclaré que d’autres faillites d’institutions financières étaient à prévoir aux Etats-Unis malgré le plan de sauvetage des banques entré en vigueur vendredi. Le fait'il exprès ??