Jean-Luc Dehaene, président du conseil d'administration de Dexia, s’est réjoui de l’accord intervenu durant la nuit dernière: les gouvernements français, belge et luxembourgeois vont apporter à Dexia une garantie bancaire illimitée pendant un an pour emprunter sur les marchés. L'Etat belge apportera sa garantie pour 60,5%, la France pour 36,5%, et le Luxembourg pour 3%. FSA, la filiale américaine, reste au sein de Dexia.
Notre dossier : "La crise bancaire pour les nuls"
Jean-Luc Dehaene, Christine Lagarde, Yves Leterme et Didier Reynders lors de la conférence de presse ce jeudi matin. Belga
Leterme : l’opération sauve Dexia
Le Premier ministre Yves Leterme a qualifié jeudi de garantie absolue pour la pérennité de la banque l’opération décidée par les trois gouvernements, belge, français et luxembourgeois à l’égard du groupe Dexia. Selon M. Leterme, cette mesure doit permettre de restaurer la confiance entre les banques et permettre à nouveau qu’elles se financent mutuellement.
« Il y avait un déficit de confiance empêchant les crédits entre banques. La garantie doit permettre de restaurer la confiance », a indiqué le Premier ministre.
Selon Yves Leterme, Dexia est sauvée. La banque était déjà saine mais la mesure est une garantie de la pérennité de la banque, a-t-il souligné. Il n’est pas question (à ce stade) d’un réagencement de Dexia. Il faudra s’y atteler plus tard, a-t-il dit. « Nous avons travaillé à la pérennité de la banque, ce qui est favorable aux actionnaires, aux clients et au personnel de la banque », a indiqué le Premier ministre.
Yves Leterme a insisté sur le fait que les problèmes de la filiale américaine FSA de Dexia devaient être résolus. « Cela ne peut pas plomber le groupe », a-t-il dit. Il a cependant souligné que trouver une solution à cet égard en une nuit n’était pas possible.
Répondant à une question sur le coût de l’opération pour le contribuable, le Premier ministre a indiqué qu’elle comportait un risque bien calculé. « Cela ne doit rien coûter tant qu’aucune banque ne fait appel à la garantie. Les banques qui en feront usage devront quant à elles s’acquitter d’une indemnité », a-t-il précisé.
(Belga)
"Il fallait avant tout fortifier le financement du groupe bancaire et discuter sur la structure du groupe (scission éventuelle) n'était pas à l'ordre du jour et aurait de toute façon pris trop de temps", a souligné, jeudi, Jean-Luc Dehaene, président du conseil d'administration de Dexia, lors d'une conférence de presse de Dexia qui bénéficie de la garantie des Etats belge, français et luxembourgeois.
Jean-Luc Dehaene, fraîchement nommé au poste de président de Dexia tout comme le nouveau CEO français Pierre Mariani, s'est réjoui d'un "accord qui stabilise la banque Dexia dans un environnement financier actuel particulièrement houleux".
Les gouvernements belge, français et luxembourgeois ont décidé jeudi de garantir le financement interbancaire de Dexia, une opportunité qui pourra également être saisie en Belgique par les autres banques systémiques belges. Quant à la répartition de la garantie pour Dexia, l'ancien Premier ministre a souligné qu'elle était "solidaire" entre les Etats sans préciser le montant pour les trois Etats. "Cette garantie reflète le poids des différents pays présents dans le capital de Dexia", a précisé Pierre Mariani, CEO de Dexia.
Enfin, le dossier de la filiale américaine FSA a aussi été abordée par le président et le CEO de Dexia. "FSA ne pèse pas sur les liquidités du groupe", a assuré M. Mariani. "Ce dossier est très complexe sur le plan juridique et ne pouvait être traité précipitamment." "Dexia continuera à étudier le dossier FSA. Nous avons demandé au comité exécutif de se pencher sur l'avenir de FSA dans le groupe. Isoler cette filiale n'est pas une opération simple", a ajouté M. Dehaene.
Liquidités suffisantes pour les épargnants
« Les trois gouvernements se sont conjointement engagés à garantir, à compter de ce jour et jusqu’au 31 octobre 2009, les nouveaux financements interbancaires et institutionnels ainsi que les nouveaux financements obligataires à destination d’investisseurs institutionnels » levés par Dexia SA, Dexia Banque internationale Luxembourg, Dexia Banque Belgique et Dexia Crédit Local de France », ont indiqué les trois pays dans un communiqué conjoint. « Cette garantie donne l’assurance aux déposants que Dexia disposera d’une liquidité suffisante pour faire face à ses engagements auprès de ses clients », ont-ils ajouté, à l’issue d’une nouvelle nuit de négociations à Bruxelles.
Dexia est restée très malmenée en Bourse même après avoir été partiellement nationalisée et renflouée avec plus de 6 milliards d’euros en début de semaine dernière par les trois Etats.
La garantie « consolide l’activité de l’ensemble du groupe, y compris sa filiale FSA », la filiale américaine de rehaussement de crédit de Dexia, principale courroie de transmission de la crise financière dans les comptes de la banque franco-belge.
Une approche concertée comme le préconisait Brown
L’Etat belge apportera sa garantie pour 60,5 %, la France pour 36,5 %, et le Luxembourg pour 3 %, a précisé une source proche du gouvernement luxembourgeois. Le communiqué conjoint ne parle d’aucune limite. De source proche du dossier, on a confirmé qu’« aucun plafond n’a été fixé ».
Cette garantie conjointe des trois gouvernements, décidée après une nuit de négociations à Bruxelles, va dans le sens de propositions faites mercredi par le Premier ministre britannique Gordon Brown. Dans une lettre à ses partenaires européens, il préconisait une approche européenne concertée pour garantir les prêts interbancaires, afin de rétablir la confiance entre les banques. Les banques, pour pouvoir disposer des liquidités nécessaires à leur fonctionnement, se prêtent en effet des fonds entre elles. Mais avec la crise financière, le système est grippé car les établissements se méfient les uns des autres.
Leterme prêt à étendre la garantie à d’autres banques
Pour cette raison, le Premier ministre belge Yves Leterme a indiqué être prêt à « étendre » la garantie de l’Etat « à d’autres banques systémiques », c’est-à-dire d’autres grandes banques belges au cas où elles seraient défaillantes. La ministre française de l’Economie Christine Lagarde s’est elle gardée de faire la même promesse, soulignant qu’« en l’état actuel ce n’est absolument pas nécessaire » de faire la même chose en France.
Selon le vice-Premier ministre et ministre des Finances Didier Reynders, l’opération Dexia de jeudi élargie en Belgique aux banques systémiques, permet, après les efforts de recapitalisation et la désignation de nouveaux dirigeants à Dexia, de « soutenir la continuité des banques, leur activité et le renforcement de leur actionnariat ». Il s’agit de « donner le message aux clients qu’ils peuvent être rassurés », a encore dit le ministre des Finances.
« Après la recapitalisation, la garantie. c’est une étape importante pour Dexia », a indiqué pour sa part le ministre luxembourgeois du Trésor Luc Frieden. « C’est dans l’intérêt de la banque et des clients, qui peuvent être rassurés quant à leurs dépôts ».
Il n’y aura donc pas de scission de la banque spécialisée dans les collectivités locales, a précisé une source proche du gouvernement français, alors que plusieurs informations allant dans le sens d’un éclatement des activités belges, luxembourgeoises et françaises de Dexia avaient circulé mercredi soir.
Le titre Dexia avait encore perdu 15 % de sa valeur mercredi, à 4,99 euros, et plus de 70 % depuis le début de l’année.
Ne me faites pas rire Neuville et consorts... il n'y a pas de bons et de mauvais actionnaires...Il n'y a que ceux qui peuvent investir et les autres.Seul un revenu directement proportionnel à son travail est respectable...tout les autres sont haïssables...Une petite remise à zero est peut-être salutaire.Le gouvernement devrait instaurer un impôt important sur les placements...et pas les revenus boursiers.Si vous avez assez d'argent pour en placer en bourse, c'est que vous n'êtes pas assez imposés.
éviter la faillite signifie aussi éviter de faire porter la responsabilité aux financiers des futurs chômeurs et de l'hémorragie de monnaie au profit des banques (argent provenant d'une manière ou d'une autres des travailleurs, pensionnés et chômeurs..). Sans faillite avec quelle législation va-t-on juger ces gens ? évidemment un banquier ou un administrateur de société financière n'est pas un petit commerçant, il a droit à des égards et à des indemnités, même quand il s'enrichit au dépens du reste du monde, et ON lui évite la faillite. Jean-Luc Dehaene, ce grand homme, se fout de notre poire. Nous lui payons un traitement de député européen (et il ne l'exerce pas, cf interview il y a un an dans le soir) , il nous concocte avec son copain Giscard (celui des diamands de Bokassa) un traité européen imbuvable, et maintenant après avoir donné un coup de main à la délocalisation d'inbev, il vient pomper du fric chez dexia. Waf, Waf !
@97 Neuville robert Bravo pour votre mea culpa Oui sans les investisseurs les vrais Mais ou sont ils? CEST AVEC NOTRE ARGENT QUE LES ETATS ON SAUVES LES BANQUES DE LA FAILLITE En évitant leur prope faillite avec l argent de TOUS AU NON DE VOTRE CUPIDITE C est vrai sans les investisseurs pas deconmie pas d emploi mais l inverse est vrai et va se faire sentir a tout niveau UN petit OUVRIER AMICALEMENT
A macralle 95&96 Il y a les bons actionnaires à longs termes dont je suis, et les spéculateurs que je déteste , J'ai parfois gagné, j'ai parfois perdu, j'assume tout en étant fier d'avoir participer à des augmentations de capitaux avec mes modestes moyens pour que certaines firmes puissent se développer, mais quand j'entends des gens comme vous, qui mettent tous les actionnaires dans le même panier je préfère à l'avenir m'abstenir, mais vous verrez quels conséquences sur le chômage en 2009 à cause de la fuite des capitaux à risques, peut-être serez vous le premier à les regretter, par contre je suis d'accord avec vous, que ceux qui ne méritent que le mépris, ce sont les spéculateurs à cours termes, c'est le cancer de la bourse, ce sont eux les seuls responsables de la crise actuelle et il faut les taxer lourdement via une taxe Tobin, préconiser par le leader syndical de la CSC Rolin.
Et de plus... cher Ibamus Et quand je lis 'hold-up gouvernemental" je ris... ON a sauvé Fortis en y injectant l'argent de tous. Sans ça il n'y aurait même plus de Fortis...
Et de plus... cher Ibamus Et quand je lis 'hold-up gouvernemental" je ris... ON a sauvé Fortis en y injectant l'argent de tous. Sans ça il n'y aurait même plus de Fortis...
@ibamus Et puis quoi encore? C'est le jeu ça monsieur. Quand vous gagnez de l'argent en bourse, vous payez des impôts dessus (si ça se trouve oui, et dadns ce cas je signe la pétition.)?
Des vessies pour des lanternes? Nous raconter qu'ils ont négocié toute la nuit pour accoucher de la seule garantie des trois états pour les emprunts de Dexia, c'est plus que probablement nous faire avaler des couleuvres car en autant de temps ils ont surement pris d'autres accords pour la suite...J'en ai marre que les citoyens soient tenus à l'écart des décisions qui ont une influance directe sur l'avenir de leur épargne, voir de leur emploi ou de leur pension. Je me demande quel est le parachute doré de Leterme, celui de Reynders et celui de Dehaene? On vote en 2009, ils risquent de payer cash : intérêts et capital...
Peut-être es ce une leçon pour les actionnaires, mais qui va encore vouloir participer aux entrées en bourse des petites sociétés qui veulent se développer et aux augmentations de capitaux qui créent de l'emplois, le PS et les Ecolos sans doute, moins d'argent pour les actions = plus de chômage, c'est mathématique.
Déficit de confiance. Voici des semaines qu'on nous dit que le problème est la confiance et non le résultat (positif) de nos banques. Constatant le rebond boursier de Dexia, il semble que cette solution est crédible pour les marchés. Pourquoi avoir trouver cela moins d'une semaine après la liquidation de Fortis et de toute manière apporter cette même garantie, à présent, aux autres banques dont Fortis? Fortis pouvait être sauvée et rester le groupe qu'il était avant la crise. Notre gouvernement rendra-t-il des comptes pour cette erreur gravissime. Je lis ci-dessous qu'il y en a encore qui s'en prenne aux actionnaires, je ne peux qu'espérer qu'un jour ils comprendront. J'en ai même lu un hier qui se demandait à quoi servaient les actionnaires, peut-être connait-il beaucoup d'entreprises qui existent sans capital, un fan de l'état PS peut-être.
Affaire Fortis Plusieurs actions vont être menés de front par les fonds de pensions américains et par les actionnaires contre la Hollande , la CDFA, et l'état Belge, d'après des informations juridiques, l'état Belge lors des 2 transactions auraient été entourés de mauvais conseillés, si tel est vraiment le cas, bravo à Didier Reynders et Yves Leterme, cela risque de couter cher, les autres ministres n'ayant sans doute fait qu'entériner les décisions par le duo, cela promet de beaux procès.