Quand les panneaux solaires s'ouvrent à l'esthétique
ADMON WAJNBLUM
jeudi 03 juin 2010, 12:53
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Outre le prix, l'un des freins à l'installation de panneaux solaires, du moins pour certains maîtres d'uvre, était d'ordre esthétique. Il est vrai que, longtemps, ces panneaux, aussi utiles qu'ils soient, s'inscrivaient de manière pour le moins disgracieuse dans l'environnement bâti. C'est de moins en moins le cas. Il existe aujourd'hui des panneaux « architecturaux » sur mesure destinés à faciliter leur intégration paysagère.
Depuis peu, les cellules peuvent également être intégrées dans la structure même d'un bâtiment, entre des parois vitrées, par exemple, ce qui permet de créer des jeux d'ombres en fonction de l'espacement des cellules. Et puis, dernièrement, sont apparues les tuiles et ardoises photovoltaïques. Il ne s'agit pas à proprement parler d'une nouveauté puisque c'est en 2003 déjà que le groupe français Imerys, spécialiste de la tuile de terre cuite, se voyait décerner la « Pyramide d'or » du concours de l'Innovation à l'occasion du salon Batimat de Paris pour sa tuile photovoltaïque « Sunsat ». Depuis, d'autres fabricants, comme Eternit et Koramic, se sont engouffrés dans la brèche et ce produit est doucement en train de trouver son marché. Il est vrai qu'il offre une solution aux principaux désagréments engendrés par la pose de panneaux solaires : leur peu de discrétion et leur mise en uvre parfois problématique.
Reste le prix Chez Imerys Toiture, on parle d'environ 450 euros la tuile, soit l'équivalent de 1/2 m2, soit encore 900 euros/m2 HTVA et hors pose ! Chez Eternit, on parle d'environ 1.000 euros/m2 posé mais HTVA. À ces prix-là, il faut donc compter un débours de 25 à 30.000 euros pour 20 m2 alors qu'on tournerait aux alentours de 30.000 euros pour 40 m2 de panneaux photovoltaïques classiques C'est cher payé l'intégration.
