De Heist la populaire au luxe du Zoute
BENOIT MATHIEU
jeudi 15 juillet 2010, 10:44
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Knokke, Knokke, on parle beaucoup de Knokke, voire de Knokke-le-Zoute, en oubliant un détail de taille : la commune se nomme Knokke-Heist, née de la fusion de Knokke et de Heist durant les années 70. « Depuis, afin de désigner les habitants, certains tentent d’imposer l’appellation “Kneistenaars”, mais tout le monde n’aime pas, précise Paul Moeyaert, coordinateur de l’office du tourisme. Il existe des Knokkois et des Heistois. En fait, on peut parler d’une petite compétition entre les deux localités. »
Loin d’une commune homogène, le long du littoral, Knokke-Heist est une succession de petits villages. Heist, ancien petit port de pêche, a conservé un caractère plus populaire. « Moins que Blankenberge, détaille Philippe Muylle, directeur général de la Compagnie Le Zoute. Heist a conservé la vraie ambiance de station balnéaire belge. Ensuite, plus on va vers la frontière hollandaise, plus on se dirige vers des endroits que certains considèrent comme exclusifs. » La preuve, poursuit Paul Moeyaert : « Heist a un carnaval, Knokke pas, c’est trop populaire. » Entre les deux, Duinbergen et ses belles villas de type Normandie attirent une clientèle plus familiale. Dans l’arrière-pays, Westkapelle et Ramskapelle, très typique, complètent la mosaïque.
Cela dit, nul besoin d’attendre la mi-février pour se rendre compte du monde qui sépare Knokke, et surtout le Zoute, de Heist. Une séance de lèche-vitrines fait l’affaire : pas une boutique de luxe qui n’ait pignon sur rue à Knokke. « La présence de gens qui ont les moyens a permis à nombre de magasins et de galeries de s’implanter au Zoute », explique Philippe Muylle.
De fait, essayez de compter les galeries d’art : il y en a plus de cinquante. Certaines tiennent d’ailleurs plus du musée : une des plus célèbres, la Guy Pieters Gallery, abrite, entre autres, des œuvres de César, Delvaux, Dubuffet, Fabre, Folon, Magritte ou Picasso. La Bourse doit suivre : les prix affichent de cinq ou six zéros.
