Une chapelle transformée en loft à deux pas de la Grand-Place de Mons

CAROLINE DUNSKI

lundi 16 janvier 2012, 11:47

A Mons, la chapelle attenante au couvent des Dames du Saint-Sacrement a été vendue. Un architecte l'a entièrement réaménagée. Monsieur s'est occupé des structures et madame de la décoration.

Une chapelle transformée en loft à deux pas de la Grand-Place de Mons

La chapelle avait été acquise en 2006 Au total, les propriétaires auront dépensé 500000 euros (achat du bien, plus les transformations) pour habiter ce lieu hors du commun Ainsi soit-il… © bruno d’alimonte

L'esprit loft habite la chapelle de la rue des Telliers, à Mons. Cette chapelle, Nikola Brésart l'avait déjà visitée à 20 ans, alors qu'il étudiait l'archi. Elle était alors attenante au couvent des Dames du Saint-Sacrement, abandonné à la mérule. Quinze ans plus tard, ledit couvent a été abattu pour laisser place à un ensemble d'appartements, tandis que Nikola et son épouse Barbara qui ont acquis la chapelle en juin 2006 en ont fait leur maison. « L'avantage qu'on avait, c'était qu'on partait d'une coquille vide qui permettait de s'y glisser comme on voulait, explique l'architecte. C'était une rénovation très facile et on a pu ajouter des planchers avec toutes les technologies contemporaines. J'ai fait une cinquantaine de versions différentes des différents niveaux ! Ce qui était chouette, c'est que ce n'était pas démesuré au niveau de la taille. Je me sentais assez à l'aise sur le projet, raconte encore celui qui avait déjà réhabilité une ancienne imprimerie pour en faire son logement. En volumes et en superficies, les bâtiments religieux offrent les mêmes possibilités que les bâtiments industriels et, ici, nous avons un loft au centre-ville. Le prix ? 500.000 euros, tout compris, l'achat du bien plus sa rénovation. Il arrive que des touristes entrent naturellement dans la chapelle quand la porte est ouverte. Une des caractéristiques du patrimoine, c'est que les gens ont tendance à se l'approprier, à le considérer comme un bien collectif. »

Le royaume des enfants sous le toit

Environ 200 m2 au sol, trois niveaux en plus du rez-de-chaussée, pour une hauteur totale d'une vingtaine de mètres jusqu'au sommet du clocher qui abrite toujours la cloche. Deux plateformes de la superficie du bâtiment forment l'étage de vie – une salle à manger de taille relativement modeste (trois mètres sur huit), une grande cuisine et un très grand salon, ainsi qu'une terrasse couverte d'où part un escalier pour rejoindre le jardin – et, au dernier étage, le royaume des trois enfants Brésart : un espace « dortoir » qui pourra être cloisonné quand les enfants grandiront et ne souhaiteront plus dormir dans la même pièce, une salle de bain et une partie plus polyvalente, à la fois salle de jeu et chambre d'amis potentielle, qui reste à aménager.

Entre les deux, une mezzanine de quelque 80 m2 accueille l'espace bureau ouvrant sur la salle à manger, un dressing, la salle de bains et la chambre des parents qui, elle, ouvre sur le salon.

Du rez-de-chaussée, Nikola Brésart a fait un lieu à vocation culturelle. Théâtre, concerts… l'ancien lieu de culte, dont l'ambiance et les ornements ont été conservés, peut accueillir une centaine de personnes. A 4,50 m du sol, l'architecte a conçu la première de trois plateformes qui constitueront le logement familial. L'accès au domicile se fait par un escalier construit dans un espace mis à jour entre la chapelle et l'immeuble voisin. « On a percé la paroi au marteau-piqueur sans savoir exactement ce qu'on allait trouver derrière. Nous avons conservé l'enveloppe extérieure de l'édifice et deux des vitraux : l'un qui nous isole de la vue des voisins sur la terrasse et l'autre qui représente saint Michel et le dragon, qui sont quand même des symboles de Mons. »

Deux pompes à chaleur chauffent l'habitation par le sol. « C'est idéal pour les grands volumes, parce que le chauffage fonctionne à basse température, 20 à 30 degrés, et qu'il n'y a pas des zones chaudes et des zones froides. Il y a une bulle de chaleur qui monte à un mètre du plancher. Ça bouffe beaucoup d'électricité, mais c'est moins cher que le gaz ou le mazout. » Depuis cet été, des panneaux photovoltaïques fournissent 30 % de l'électricité.

Si Barbara a une confiance totale dans son architecte de mari en ce qui concerne les notions d'espace et de volumes, elle a pris la déco en main tout en écoutant les conseils avisés de ses amies Bénédicte, décoratrice d'intérieur, et Véronique. « Le premier choix fondamental a été celui du carrelage couvert d'une fine pellicule métallisée à la cuisson. Sa couleur a orienté le choix du doré et du sépia. A tous les étages, pour les murs, nous avons opté pour la couleur cœur de choux qui contraste très légèrement avec le blanc des plafonds pour créer une profondeur. Ici, tout est énorme. Dans les toilettes des parents par exemple, nous avons choisi la couleur “grain de café”, qui abaisse le plafond, et le “mojito”, pour apporter un peu de luminosité. »

Le Soir Immo, biens d'exception

Trouver un bien :

Je cherche :

Lieu :

Prix de :

à

powered by
Immovlan.be

galerie photos immo

Vos réactions

Je me connecte Je m'inscris

Nouveau : changement dans la procédure de connexion. En savoir plus

Quelques règles de bonne conduite avant de réagir