Cushman & Wakefield à l'heure des bilans : 2011 sauvée par l'immobilier commercial

PAOLO LEONARDI

lundi 23 janvier 2012, 12:32

Pour le célèbre conseil en immobilier d'entreprise, 2011 aurait pu être une année morose. Ce ne fut finalement pas le cas grâce à un secteur du « retail » qui s'est porté comme un charme. Une tendance parmi d'autres : la reconversion des bureaux en logements. Cushman&Wakefield en a reconverti 254.000 m2.

Cushman & Wakefield à l'heure des bilans : 2011 sauvée par l'immobilier commercial

Avec le bâtiment Marcel Thiry à Woluwe-Saint-Lambert, véritable « place to be » pour les locataires dans les années 90, ce sont pas moins de 26000 m2 de bureaux qui vont être réaffectés en résidentiel &#

L'heure des bilans continue de sonner dans le monde de l'immobilier. Mardi, c'était au tour de Cushman & Wakefield de s'y coller. Avec, d'emblée, cette précision : les chiffres 2011 n'ont pas été communiqués plus tôt en raison du mois de décembre qui s'est révélé « exceptionnel » et qui est venu, pour beaucoup, sauver une année qui aurait été morose sans lui. « Normalement, on ferme la boutique le 23 décembre, explique à ce sujet Antoine Brusselmans, le responsable du département Office Agency. Mais là, impossible. Les locataires ont mis du temps à se décider. Certaines transactions ont même été conclues le 30 décembre, mais elles ont toutes fini par arriver dans les temps ! »

Elles permettent au conseil en immobilier d'entreprise de réaliser un take-up (prise en occupation) général pour 2011 de 360.000 m2 (une année « normale » tourne autour des 500.000 m2), pour un nombre total de transactions de 362. Un chiffre clairement « dopé » par la transaction qui a permis (au bout de trois ans d'âpres négociations) à Axa de louer à la Commission européenne son bâtiment The Capital récemment rénové sur le rond-point Schuman (tout de même 55.000 m2). En 2010, le bilan était de 409 transactions pour un take-up de 481.000 m2.

La grosse tendance enregistrée au cours des douze derniers mois concerne la reconversion des bureaux en logements. On le sait, Bruxelles souffre d'un trop-plein de bureaux vides (plus de 1,5 million de m2 qui attendent preneurs). « Le train est clairement en marche, annonce-t-on chez Cushman & Wakefield. Au total, nous avons réaffecté pas moins de 254.000 m2 de bureaux à différentes occupations, le résidentiel mais aussi des écoles, un hôtel et des résidences pour seniors. »

Cela dit, le secteur des bureaux n'a pas été glorieux dans l'ensemble, surtout si l'on considère la chute enregistrée par le take-up privé (plus de 100.000 m2 en moins par rapport à 2010). Une baisse qui a obligé le conseiller à revoir sa copie dès après les trois premiers mois de l'année.

Dans ce contexte, chez Cushman, on a été soulagé de voir l'immobilier commercial afficher une santé éclatante. « La crise ? Quelle crise ?, a lancé à la cantonade Boris van Haare Heijmeijer, le responsable du retail chez C&W, lors de la présentation des chiffres. Le produit affiche une belle stabilité même si la confiance du client est à la baisse, a-t-il poursuivi. Les magasins situés en périphéries ont fait un bond incroyable et cela devrait durer en 2012. »

Et lorsqu'on lui demanda quels effets pourrait avoir la politique de sacrifices budgétaires imposée par le nouveau gouvernement sur le consommateur que nous sommes tous, notre interlocuteur avoua que « cela prête à un peu de nervosité quand même auprès des différents acteurs… »

Dans les rues principales, la hausse des loyers a été stabilisée même si une certaine fébrilité a été constatée par exemple à Liège depuis l'ouverture de Médiacité, un centre commercial fortement décrié à ses débuts mais qui est tout de même passé de 5,3 à 6,3 millions de visiteurs en un an (et une hausse de 13 à 15 % de son chiffre d'affaires !). Avec le complexe « K » implanté à Courtrai, c'est incontestablement la « success story » de l'année. Le domaine commercial a par ailleurs accueilli quelques nouveaux venus de marque (Abercrombie, Forever 21, Primark…) qui font souffler un vent nouveau sur le secteur.

Sur le versant industriel et logistique, l'année a été « bonne » avec un take-up total de 1.075.000 m2 et quelques coups de boost importants en matière de logistique (Nike à Herentals, Black&Decker à Tessenderlo). Anvers reste, et de loin, le « place to be » en la matière.

Enfin, le marché de l'investissement a enregistré un volume qui a (légèrement) dépassé les 2 milliards d'euros. « C'est un marché en transformation et qui s'assainit, explique à ce sujet Maxime Xantippe, le responsable du secteur. La tendance se poursuivra en 2012, une année qui ne sera pas facile mais qui permettra à tout le monde de voir la lumière au bout du tunnel en 2013. Le fait d'avoir enfin un gouvernement a été une excellente chose pour les investisseurs. J'espère à présent que les mesures qu'il prendra, quelles qu'elles soient, seront d'une grande clarté. C'est fondamental. »

Le Soir Immo, biens d'exception

Trouver un bien :

Je cherche :

Lieu :

Prix de :

à

powered by
Immovlan.be

galerie photos immo

Vos réactions

Je me connecte Je m'inscris

Nouveau : changement dans la procédure de connexion. En savoir plus

Quelques règles de bonne conduite avant de réagir