La Bourse de New York a fini sur un rebond spectaculaire lundi, après les interventions massives des gouvernements européens et américain pour rétablir la confiance : le Dow Jones a gagné 11,08%, soit une hausse historique de 900 points en une séance, et le Nasdaq 11,81%.
La journée de lundi minute par minute.
AFP
Rebond des Bourses européennes
Les marchés ont nettement rebondi lundi après l’annonce dimanche de la mise en place d’un arsenal de mesures destiné à sortir les pays européens de la crise financière. Au coeur du dispositif : un soutien massif au secteur bancaire qui se chiffre à 1.500 milliards d’euros. L’indice sectoriel Dow Jones Stoxx 600 des valeurs financières a grimpé de 13 %. Beau bilan également pour les indices nationaux : le CAC40 a pris 11,2 % à 3531,50 points, l’AEX 10,6 % à 285,27 points et le DAX 11,4 % à 5062,45 points.
Parmi les plus fortes hausses de la journée, on pointera celles de Credit Suisse (+26,8 %) et de Deutsche Bank (+12,1 %). BNP Paribas a progressé de 7,2 % à 64,20 euros. De son côté, la Société Générale a démenti lundi des « rumeurs malveillantes » faisant état de la nécessité pour la banque française de se recapitaliser, qui ont fait chuter son titre de plus de 15 %. Le titre a clôturé sur un recul de 2 % à 49 euros.
La banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS) va lever 20 milliards de livres avec l’aide du gouvernement britannique. Au terme de l’opération, ce dernier pourrait détenir, au maximum, un peu plus de 60 % du capital de la banque. Il demandera la désignation de jusqu’à trois administrateurs. Le titre a chuté de 11 %. De leur côté, les banques Lloyds TSB (-18,9 %)et HBOS (-21,8 %) ont annoncé une révision de leur projet de fusion, qui sera précédé d’une levée de fonds de 17 milliards de livres au total par les deux établissements. Là encore, le gouvernement apportera son soutien. Au total, il pourrait détenir au maximum 43,5 % du capital du groupe fusionné.
Dans le cadre du plan de sauvetage du secteur bancaire, les autorités britanniques comptent investir jusqu’à 47 milliards d’euros. Le groupe bancaire espagnol Santander (+12,4 % à 10,19 euros) a lui confirmé qu’il était en train de négocier pour acheter la banque américaine Sovereign, dont il détient déjà près de 25 %.
L’union sacrée des gouvernements des principales puissances économiques mondiales pour faire face à la crise financière a revigoré lundi les places boursières, qui ont terminé la séance sur des gains records.
Après des hausses de plus de 10 % des indices boursiers en Asie et en Europe, Wall Street, première place mondiale, a terminé sur un feu d’artifice de 11,08 %, soit une hausse jamais vue de plus de 900 points en une séance.
« Le marché réagit aux annonces du week-end », a commenté l’analyste Peter Cardillo, d’Avalon Partners, en référence aux réunions à Washington des grands argentiers des principales puissances économiques qui se sont engagés à soutenir le secteur financier contre vents et marées.
« Ces initiatives ont aidé à endiguer la vague de pessimisme qui persistait la semaine dernière et à encourager un mouvement de chasses aux bonnes affaires », a ajouté son confrère Patrick O’Hare, de Briefing.com. « Les gouvernements du monde entier semblent avoir pris la mesure de la gravité de la crise financière ».
Hausses historiques en Europe
En Europe, la coopération des gouvernements, qui ont promis près de 1.700 milliards d’euros pour dégripper la machine bancaire, a fait oublier la panique de la semaine dernière.
Ces actions concertées au niveau européen, réclamées de longue date, ont redonné espoir aux investisseurs qui étaient restés de marbre face au plan du secrétaire au Trésor américain Henri Paulson et à la baisse des taux directeurs des banques centrales. « C’est mot pour mot ce qu’on voulait », exultait Maurice Gravier, directeur de Natixis Asset Management à Paris, pour qui il s’agit d’un « catalogue idéal » de mesures afin d’« éviter une contagion de la crise à toute l’économie et restaurer la confiance ».
La quasi-totalité des Bourses européennes ont clôturé sur des hausses historiques : Paris en rebond de 11,18 %, Francfort de 11,40 %, Madrid de 10,65 %, Milan de 11,49 %. Un ton en dessous, Londres a gagné 8,26 %.
Autre signe de détente sur le front financier, les taux à trois mois sur le marché interbancaire, dont le blocage est au coeur de la crise, se détendaient lundi.
Confortés par les promesses gouvernementales, les établissements financiers étaient moins réticents à se prêter de l’argent.
Les Européens serrent les rangs
Longtemps accusés d’inaction ou d’improvisation face à la crise, les Européens ont serré les rangs face à la déroute bancaire.
Au lendemain d’un sommet de crise des pays de la zone euro, les dirigeants européens ont mis leurs chiffres sur la table, de quoi donner le tournis aux citoyens européens, mais de rassurer, du moins temporairement, les marchés. Berlin a annoncé 480 milliards d’euros, Paris 360 milliards, Madrid et Vienne 100 milliards chacun, Lisbonne 20 milliards. Ces chiffres des pays de la zone euro s’ajoutent au plan britannique qui avait montré la voie la semaine dernière avec 380 milliards d’euros. L’Italie a annoncé qu’elle dépenserait « autant que nécessaire » pour ses banques, et les Pays-Bas ont promis 200 milliards d’euros.
Garanties aux crédits interbancaires jusqu’au 31 décembre 2009, recapitalisation des banques menacées de faillite : déclinable dans chaque pays en fonction des besoins, le plan européen vise à réamorcer la pompe du credit, qui est pratiquement tombée à l’arrêt et menace de paralyser l’économie.
Pionnier en la matière, le gouvernement britannique a annoncé son intention d’investir jusqu’à près de 50 milliards d’euros dans trois des plus grandes banques du pays, RBS, HBOS et Lloyds TSB, provoquant leur nationalisation de fait.
Les mesures européennes font écho au plan Paulson de 700 milliards de dollars adopté début octobre par les Etats-Unis et concrétisent les engagements pris vendredi soir par les sept grands pays riches (G7) à Washington.
Les Etats-Unis ont salué ce plan de soutien européen. Le président américain George W. Bush a aussi promis de nouvelles mesures pour apaiser les « troubles des marchés financiers ».
Rassurer les contribuables
Dos au mur, les gouvernements n’ont pas hésité à briser des tabous comme la nationalisation des banques, une entorse au credo libéral. Ils n’ont pas lésiné sur les moyens, quitte à laisser filer les déficits publics et mettre entre parenthèses les critères de Maastricht.
Soucieux de rassurer les contribuables, les gouvernements ont toutefois affiché leur intention de récupérer un jour leur mise auprès des banques.
« Il ne s’agit pas de faire des cadeaux aux banquiers », a souligné le président de l’Eurogroupe et Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker avant d’ajouter que « les banques qu’on assistera devront payer ».
« Ceux qui ont fauté seront sanctionnés » une fois la crise financière surmontée, a prévenu le président français Nicolas Sarkozy.
Soucieux de limiter la contagion de la crise à l’économie réelle, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a appelé les Etats « qui peuvent se le permettre » à « être prêts à entreprendre un plan de relance budgétaire » pour leurs économies.
La mobilisation internationale a été unanimement saluée.
La Banque centrale de Suède a estimé qu’il y avait « une lumière au bout du tunnel » dans la crise financière internationale.
L’économiste Américain Paul Krugman, qui s’est vu décerner lundi le prix Nobel d’économie en pleine bourrasque financière, a rendu hommage à l’action du Premier ministre britannique Gordon Brown, se demandant s’il « n’avait pas sauvé le système financier mondial ».
Le FMI, à l’instar des dirigeants européens, compte tirer les leçons de la crise en vue de réformer un système financier qui a démontré ses faiblesses.
Gordon Brown a réclamé une vaste réforme du système financier international dans le cadre d’un « nouveau Bretton Woods », la conférence sur la régulation financière tenue aux Etats-Unis en 1944.
Premiers à ouvrir le bal des Bourses, les marchés asiatiques ont rebondi nettement lundi matin : Hong-Kong a gagné 10,2 %, Shanghai 3,65 %, Sydney 5,55 % et Séoul 3,79 %.
La première place d’Asie, Tokyo, qui a subi la semaine dernière un krach historique (-9,62 % vendredi et -24,33 % sur la semaine), rouvrira mardi après une journée fériée.
Au Moyen-Orient, la Bourse saoudienne a clôturé en hausse de 9,5 % et Le Caire de 4,9 %. Sao Paulo, première place d’Amérique du sud, a rebondi de 4,76 % à l’ouverture.
A contre-courant des marchés mondiaux, les deux places boursières de Moscou, le RTS et le Micex, ont achevé la séance de lundi sur de fortes chutes de 6,34 % et 4,85 %.
Immobel Le fond de pension américain qui nous a acheté a finalement mis son plan à jour: on vends tous ce qui peut être réévalué et vendu et on investit plus un euro. Le nouveau nettoyage du personnel et des faux indépendants viens de se mettre en place, Ouf, j'en ai réchappé, mais j'ai eu beaucoup de chance! L'administrateur-délégué nous a encore redit que c'était le dernier nettoyage (ce qu'il avait dit et redit lors des précédentes purges) et que le fonds américain allait investir en masse, mais il n'a pas pu répondre, sauf en faisant ouvrir les bouteilles de champagne, à la question du pourquoi on vendait tous nos biens et qu'on investissait plus un cent dans la société.
Killer leap Ce rebond technique d'extrême volatilité s'appelle le "Killer leap" !!!"Le saut qui tue" Si les bourses replongent dans les prochains jours, tout le monde sera sur le cul! Je ne le souhaite pas mais faites quand même gaffe! A bon an tendeur salue!!!
euh. il y a erreur. certains pensent que Brown est un capitaliste. Je vous rappellerai que est du parti Labor ---> c'est donc un socialiste avec des accents de capitaisme (un socialiste moderne quoi). Il n'y a qu'a voit toutes les taxes par ci par la que Mr Brown a apporte au peuple anglais. il est le roi de la taxation. il invente des nouvelles taxes tous les jours.
Wall Street s'envole, mais des millions de personnes sont dans le caniveau...Les leçons à tirer de ce qui vient de se passer, c'est que les gouvernements qui ont injectés des milliards de liquidités pour réapprovisionner les banques en manque , "renationalisent" les entreprises publiques qui faisaient la fierté des nations et qui ont été privatisées un peu vite avec pour résultats de "tuer" des services publics appartenant à la collectivité, puis bradé au privé qui en font des vaches à lait pour actionnaires. Le Rail, la Poste, l'eau, le gaz, l'électricité, les déchets, les "caisses d'épargnes qui ne jouaient pas les dépôts des travailleurs au casino de la bourse" etc etc... Renationalisées...Inventer des lois qui fait de la spéculation boursière meurtrière, un délit. Créer une monnaie unique et planétaire, pourquoi pas?
@marcel le coq...le troll du vlaams belang ...on le connait aussi dans les débats communautaires ..pas honte d'écrire en Français la langue de l'ennemi..moi je ne m'abaisse pas à parler ta langue ...
La France controle tout...FMI et BCE ...d'ailleurs à la conférence de presse hier à Paris on ne parlait que Français (trichet,sarko,juncker,et baroso)....les allemands on s'en fiche et les anglais sont les vassaux des américains (guerre inutile en iraq etc)..c'est trop pathétique de voir Brown et Bush nationaliser des banques ...jusqu'à preuve du contraire ce n'est pas le cas en France(à part un petit milliard dans dexia) ..qui est socialiste on se le demande ?
le plan brown à paris ..n'importe quoi il était mème pas invité le capitaliste devenu communiste en 10 jours ...comme la grosse merkel qui a fait perdre 15 jours a tout le monde tout simplement parce qu'elle n'y connait rien..sarkozy fut le premier à Toulon à sentir la gravité des choses tout le reste c'est du vent ...@le coq t'a vraiment un problème la France toi tu dois ètre flamingant !! On t'a reconnu Bart !!
Regardez ... comme ils ont l'air heureux ces traders??? C'est pas beau ça??? On lit sur leur visage qu'ils ont bon!!! Allez quoi rien que pour voir ça, ça vallait quand même 1500 milliards non? Juste un peu genre: on les a bien encu***!!!!
Nous n'aurons rien compris. Et voilà : les états vont éponger toutes les bévues et les requins de la finance ont eu le dernier mot : tout repartira de plus belle.Je ne sais pas si nous avons vraiment évité le pire ou si cette fois nous sommes bien tombés dedans : seul l'avenir nous le dira.Et pendant ce temps-là, la planète continue de mourir.Ô tempora, Ô mores.
Et voilà... ... Les spéculateurs viennent de se faire des "couilles en or" au détriment des actionnaires qui avaient craqués psychologiquement submergés par les annonces apocalyptiques faites par les analystes.Tout le monde financier sait qu'in fine les Etats vont racheter les produits "subprimes" des banques. Mais pour les pousser à le faire plus vite rien de tel que de faire bien dégringoler la Bourse.En espérant que les Etats ont compris que la seule solution réside dans le rachat de ces produits "subprime".
Immobel! Chez Immobel on clame que la vie est belle. On a tant distribué de fric pour soutenir le fonds de pension américain qui nous à racheté qu'on est raide comme jamais et qu'on a plus que nos cadavres dans nos placards pour attirer le prochain fonds de pension ricain. J'espère que vos portefeuilles ne recèlent pas d'action de notre groupe, en tous cas pour votre tranquillité Sinon, ne craignez rien, le fonds de pension américain qui nous gouverne répète à l'envi qu'il va investir en masse dans notre société. Nous avons quelques peine à le croire puisqu'il vampirise la société à hauteur une hauteur record double de la 2ème société belge vampirisée.. Car nous sommes de fait les vrai leaders des sociétés belges vampirisées par les fonds américains.Enfin notre actionnaire viens encore de nous le confirmer, notre trésorier est perplexe puisqu'il viens de faire une avance record au fonds de pension, mais c'est surement une erreur, les administrateurs d'Immobel ne sont surement pas corruptible
REGULATION GLOBALE YA Quand c est la panique les rats quittent le navire et tout coule.Aprés la pluie le beau temps.Aprés le crash de 29 il a fallu 25 ans pour retrouver à nouveau des gains,en 2008 il faudra moins de temps.Et aprés?
Sarkozy: "Moraliser le capitalisme!" ; "sanctionner les responsables!" Sarkozy fait du Chirac : Un discours qui caresse l'électorat dans le sens du poil. Des mots bien enrobés qui marquent, mais qui ne servent à rien d'autre qu'à flatter l'oreille. Démagogie ou incompétence? Il ne suffit pas de faire des effets de manche pour rester dans l'histoire!