Le pire est encore à venir dans la débâcle des marchés boursiers où la volatilité devrait prévaloir encore en 2009, selon des analystes basés en Suisse.
L'action des gouvernements ne peut fournir qu'une partie de la solution et elle est loin d'être une panacée alors que les effets négatifs de la crise financière commencent seulement à se faire sentir sur l'économie réelle, ont estimé ces experts.
"La situation sur les marchés peut encore empirer", a jugé M.
Yngve Abrahamsen, économiste au Centre de recherches conjoncturelles KOF.
L'expert du Credit Suisse, Thomas Herrmann, a renchéri: "il est très difficile de savoir quand le marché va se stabiliser, la situation reste très difficile. Nous ne savons pas quelle mesure va faire mouche" pour rétablir la confiance.
Pour Arturo Bris, professeur à l'école IMD de commerce de Lausanne, le monde est confronté à la pire crise financière de l'histoire, pire que celle de 1929 en raison de la nature interdépendante de l'économie globalisée actuelle. "Il n'y a pas d'autre raison que le manque de confiance pour la plongée des marchés", a-t-il estimé. Selon M. Bris, le pire est essuyé cette semaine par les Bourses. Mais "je ne serai pas surpris d'avoir tort", a-t-il aussitôt ajouté.
"La panique est partout et le doute est omniprésent", ont commenté les analystes de la banque Wegelin.
La confiance ne pourra revenir que "petit à petit" grâce à des décisions claires des organes de régulations et une plus grande transparence, a prédit M. Arturo Bris.
Pour l'analyste David Wartenweiler de la banque Julius Baer, les banques et les institutions financières sont engagées dans un "long processus" de désintoxication des risques excessifs accumulés pendant des années.
"Nous sommes sans doute arrivés à un niveau où nous pouvons voir le fond, mais il y a encore de grands risques. Des institutions importantes restent toujours fragiles. Les marchés peuvent encore subir de grandes secousses", a-t-il estimé. Le processus de purge des produits toxiques peut durer jusqu'en 2009, a-t-il jugé en concluant: "le patient est toujours aux soins intensifs et est encore loin de la convalescence".
Toutes proportion gardée Elle ne sera pas pire que celle de 29, ou les gens devaient faire la file pour manger, mais je vais tenter d'expliquer ce qui va probablement se passer, en 1929 sur une échelle de 10 on se trouvait sur l'échelon de 4 et l'on est retombé de 2 échelons, soit à peu près sur l'échelon 2, En 2008, nous nous trouvions sur l'échelon 10 et nous retomberont d'ici 2 ans sur l'échelon 8, ce n'est quand même pas la même chose qu'en 33 même si cela sera douloureux principalement pour la classe moyenne qui devra faire moins de gaspillage à l'instar des Argentins pendant 5 ans mais qui sont biens reparti ou des Japonais qui, il y 20 ans ont subis aussi une crise financiaire et banquaire.