Vent de panique à Wall Street

Rédaction en ligne

jeudi 09 octobre 2008, 23:33

La Bourse de New York, prise de panique en fin de séance, a fini sur un nouveau plongeon : le Dow Jones a cédé 7,33 % et le Nasdaq 5,47 %. Les Bourses européennes ont aussi terminé dans le rouge. Le Bel 20 a perdu 3,75 %, tiré vers le bas par GDF Suez (-13,08 %). Dexia a par contre gagné 16,43 %. Le CAC 40 lâche 1,55 %, le Dax 2,53 % et le Footsie 1,21 %.
Les Bourses minute par minute : la situation à 22h57

Vent de panique à Wall Street

afp

Valeurs de clôture à la Bourse de Bruxelles

Valeurs de clôture du jeudi 9 octobre 2008 des actions qui composent le BEL 20 à la Bourse de Bruxelles (entre parenthèses, les cours de la séance précédente).

Ackermans-V.H. – 51,58 (54,50)

Agfa-Gevaert + 3,57 (3,51)

Bekaert + 79,29 (77,51)

Belgacom – 26,00 (26,93)

Cofinimmo – 109,05 (110,00)

Colruyt – 172,30 (175,11)

Delhaize – 37,00 (39,81)

Dexia + 5,81 (4,99)

Fortis = NC (5,42)

GBL – 51,69 (52,74)

GDF Suez – 26,25 (30,20)

InBev – 35,43 (36,02)

KBC Group – 40,74 (43,00)

Mobistar – 47,56 (48,47)

Nat. Portefeuille – 37,65 (38,08)

Nyrstar – 3,62 (3,66)

Omega Pharma + 25,76 (25,26)

Solvay – 75,75 (78,22)

UCB – 21,63 (23,49)

Umicore + 16,80 (16,47)

La Bourse de New York a fini sur un nouveau plongeon, un vent de panique s’emparant en fin de séance des investisseurs inquiets pour les banques et General Motors : le Dow Jones a cédé 7,33 % et le Nasdaq 5,47 %.

Selon les chiffres définitifs de clôture, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a reculé de 678,91 points, à 8.579,19 points.

Il s’agit de la septième séance consécutive de baisse pour l’indice vedette de Wall Street, qui n’avait plus clôturé sous les 9.000 points depuis juin 2003. Les 30 valeurs qui le composent ont fini dans le rouge.

Ce nouveau plongeon intervient précisément un an après le dernier record absolu atteint par le Dow Jones à 14,164,53 points. Il a perdu près de 40 % de sa valeur depuis.

Le Nasdaq, à dominante technologique, a cédé 95,21 points à 1.645,12 points et l’indice élargi Standard & Poor’s 500 7,62 % (75,02 points), à 909,92 points.

« C’est la panique totale, il n’y a pas d’autre mot », a commenté Gregori Volokhine, de Meeschaert New York.

Après avoir ouvert en nette hausse, puis hésité une grande partie de la séance sur la direction à prendre, les indices se sont effondrés pendant la dernière heure des échanges.

Les valeurs financières, particulièrement sous pression après la fin de l’interdiction des ventes à découvert, ont été les premières victimes, notamment les trois banques entrant dans la composition du Dow Jones : Bank of America a chuté de 11,18 %, Citigroup de 10,21 % et JPMorgan Chase de 6,67 %. « On ne voit pas ce qu’il pourrait arriver d’autre que commencer à nationaliser les banques », a estimé M. Volokhine.

Autre valeur concernée par l’interdiction des ventes à découvert : le constructeur automobile General Motors (-31,11 % à 4,76 dollars). L’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) s’est dit inquiète des « sérieux » problèmes de trésorerie qu’il pourrait rencontrer dès l’an prochain, précipitant sa chute en fin de séance. Son concurrent Ford a perdu 21,80 % à 2,08 dollars, plombé par des commentaires similaires de S&P à son sujet.

« On se rend compte que l’Etat va devoir continuer à sauver tout ce qu’il peut mais on ne peut pas tout sauver », a observé l’analyste de Meeschaert.

Les valeurs de l’énergie ont été entraînées par la chute des cours du pétrole, qui perdait plus de quatre dollars le baril lors des échanges électroniques jeudi soir à New YorK.

Le pétrolier ExxonMobil, première capitalisation du Dow Jones, a perdu 11,69 % à 68,00 dollars.

Même le groupe informatique IBM, qui avait soutenu la tendance dans la journée après l’annonce de résultats trimestriels un peu supérieurs aux attentes, a finalement perdu 1,71 % à 89,00 dollars.

GDF Suez fait tomber le Bel 20

Après avoir regagné jusqu’à 2,69 % grâce à Dexia, dont le titre a rebondi jusqu’à 31,26 %, l’indice Bel 20 est repassé dans le rouge (-3,57 % à 2.240,88 points) sous le poids de la Française GDF Suez (-13,08 %).

La plupart des énergéticiens ont vu leurs cours boursiers s’effondrer. Selon plusieurs analystes, l’origine de cette baisse massive se situe en Belgique : les propos tenus par le ministre de l’Energie, Paul Magnette (PS) dans Le Soir de ce jeudi (voir en haut à droite, dans notre rubrique ’lire’) – il propose d’instaurer une régulation des prix de l’électricité ainsi que leur plafonnement – ont entraîné une chute du cours de GDF Suez, maison mère d’Electrabel. Dans son sillage, GDF Suez aurait entraîné des grands énergéticiens du continent. Tandis que GDF Suez a cédé 13,08 %, le français EDF a perdu 10,48 %, l’allemand E.on 8,23 % et l’italien Enel 8,3 %.

Dexia (5,81) confirmait pour sa part un rebond de 16,43 % mais sa consœur KBC (40,74) plongeait de 5,24 %. InBev était en tête au rang des échanges avec 2.309.395 titres traités pour quelque 82 millions d’euros.

Les marchés toujours aussi fébriles

En Asie et en Europe, les Bourses avaient d’abord semblé rassérénées par les baisses concertées mercredi des taux directeurs de six grandes banques centrales occidentales, ainsi que par les appels au calme des responsables internationaux.

Mais après une ouverture en hausse, Wall Street a fait replonger les places boursières européennes en fin de séance, sous l’effet d’une crise de confiance qui n’en finit pas d’ébranler la sphère financière.

En ordre dispersé, les gouvernements continuent pourtant de tenter de colmater les brèches du système bancaire afin d’éviter les faillites, de rassurer les épargnants et de rouvrir le robinet du crédit.

Tous les regards se tournent vers les sept principaux pays industrialisés (G7), dont les ministres des Finances et les banquiers centraux se retrouvent vendredi à Washington pour tenter de trouver des remèdes à la crise financière. Le président américain George W. Bush accueillera ensuite samedi les responsables du G7, du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.

En Europe, la place de Londres a terminé en recul de 1,21 %, Francfort de 2,53 %, Paris de 1,55 %, de même que la Bourse Suisse (-4,52 %), Milan (-1,81 %)ou Madrid (-3,83 %).

Selon un vendeur d’actions parisien, ce décrochage s’expliquerait par la reprise des ventes à découvert (spéculation à la baisse) sur les valeurs financières à New York, qui étaient interdites depuis le 19 septembre.

En Asie, les Bourses ont connu une accalmie. Après un plongeon historique mercredi, Tokyo a clôturé en petite baisse (0,50 %), Hong Kong a gagné 3,31 % et Singapour 3,40 %.

Les marchés restaient nerveux malgré l’appel lancé mercredi soir par le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet : « Reprenez vos esprits ! », avait-il martelé, voyant dans la baisse concertée des taux d’intérêt « un signal de confiance au marché ».

Mais le problème de fond persiste : le marché interbancaire reste paralysé, car les banques ne se prêtent plus entre elles, paniquées à l’idée de possibles faillites. Les taux demandés sur ces marchés restent à des niveaux record.

La BCE est toujours à la manoeuvre pour tenter de ramener la confiance et a mis sur le marché 100 milliards de dollars, doublant la somme habituelle.

L’Islande nationalise ses banques

En Islande, l’Etat a pris le contrôle de la première banque du pays, Kaupthing (voir en haut à droite, dans notre rubrique ’lire’). Les trois principaux établissements bancaires de l’île sont désormais nationalisés.

L’Irlande a étendu sa garantie totale sur les dépôts bancaires à cinq banques étrangères fortement implantées dans le pays.

Les Etats belge, français et luxembourgeois ont à nouveau volé au secours du bancassureur franco-belge Dexia (voir en haut à droite, dans notre rubrique ’lire’), partiellement nationalisé la semaine dernière, en lui apportant leur garantie pour lui permettre d’emprunter sur les marchés.

La chancelière allemande Angela Merkel, interrogée sur d’éventuelles nationalisations bancaires, a déclaré qu’elle ne « pouvait rien exclure définitivement ».

Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn a appelé les pays européens à serrer les coudes. « J’appelle les pays européens à travailler ensemble. Il n’y pas de solution nationale dans une crise comme celle-ci », a-t-il déclaré. Mercredi, le FMI avait jeté un froid en annonçant un coup d’arrêt brutal à la croissance, qui n’atteindrait que 0,1 % aux Etats-Unis et 0,2 % dans la zone euro l’an prochain.

(Joan Condijts, ap, afp et belga)

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[41] Blake M. envoyer un message personnel dit le 10/10/2008, 06:02


Un élément positif: une des raisons de la baisse de Wall Street hier réside dans la baisse du prix du pétrole (aux environs de 85 dollars le baril). Exxon Mobil et Chevron, les deux plus grosses compagnies pétrolières américaines, ont perdu respectivement 11,69 % et 12,45 % à la séance d'hier. Au-delà des baisses globales, c'est intéressant d'examiner les détails.

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[40] FCR envoyer un message personnel dit le 10/10/2008, 04:57


Lorsque je lis que les "spéculateurs" et autres "bons pères de famille" n' ont qu' à s' en prendre à eux même, je voudrais ( voeu pieu?) simplement que chaque CONSEILLER en placement reste ou redeviene un conseiller avant d' être ( de part la force des choses: commissions,primes, objectifs assignés par l' employeur...) un VENDEUR de produits de + en + structurés et de moins en moins compréhensibles que ce soit par lui même ou par ses responsables!Alors, accuser ma "petite vieille pensionnée"" à qui mon boss me demande de VENDRE un produit, de "spéculatrice".....

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[39] Réverdit envoyer un message personnel dit le 10/10/2008, 00:34


En tout cas, 8 années de présidence Bush se terminent par un recul significatif de l'hégémonie américaine, enlisée en Afghanistan, plantée en Irak, plombée par son soutien inconditionnel à Israël et maintenant réduite à soutenir son secteur bancaire à la dérive en espérant placer ses bons du trésor chez ses ennemis traditionnels , les seuls à même de voler à son secours comme la Russie et la Chine ou des amis qui ne vont pas tarder à prendre leurs distances comme les pétromonarchies du golfe. Les vrais amis des States doivent supplier le ciel ou les astres pour qu'échoue lamentablement dans la course à la présidence McCain qui a suivi Bush dans tous ses errements( ce qui n'est pas un signe de sagesse) et qui, comble de sottise, a choisi comme co-listière une harpie vulgaire et inculte.

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[38] Aleks envoyer un message personnel dit le 10/10/2008, 00:05


j'espère vraiment que les "bons pères de famille" vont se prendre une déculottée si procès il y a...Ca leur fera peut être voir la vie d'une perspective différente... quelque part c'est leur rendre service...

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[37] marcel le coq envoyer un message personnel dit le 9/10/2008, 23:54

CITATION(cubaluna @ 10/10/2008, 00:20)
Oui tout à fait
Et que sans 1940 le libéralisme ne serait jamais reparti.
D'ailleurs les guerres ont toujours été LE premier moteur de l'économie étasunienne ... casser pour reconstruire à coup de contrats en or


Force est de constater que la génération de mes grands-parents(aux Etats-Unis) a répondu à la crise des années trente en produisant un Roosevelt (et une Eleanor Roosevelt) tandis que certains autres pays(tous européens !) produisaient des Hitler, Mussolini, Pétain et Franco...

Désolé de venir gêner vos allusions basiquement anti-américaines, pas besoin d'être pro-US pour rappeler qu'à chacune des dernières Guerres Mondiales, le premier mouvement des Etats Unis était de NE PAS y participer et de rester à la maison. Or, à chaque fois, il a fallu que nous, Européens s'entre-déchirant, aillent les appeler au secours, ou bien qu'ils se fassent attaquer par surprise par les Japonais, pour entrer en guerre! Analysons nos responsabilités avant de décrier les autres!

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[36] liberteegalite envoyer un message personnel dit le 9/10/2008, 23:48


Revenir aux vraies valeurs Pour réduire la Finance à de simples services de l'économie de marché, éviter qu’elle ne récidive dans sa folie et ne détruise l’économie, il faut nationaliser toutes les banques ou du moins les contrôler sous tutelle de l’Etat. Les banques ne devraient pas être cotées en bourse. Les banques sont au service de l'économie de marché, il faut interdire aux banques de participer à l’économie de marché en achetant ou vendant des biens, sinon elles sont juge et partie, et c’est pour ça qu’elles ont créé cette crise. Il faut interdire tous les « produits dérivés », warrants, swaps … qui amplifient les plus-values et sont purement spéculatifs.

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[35] rmal envoyer un message personnel dit le 9/10/2008, 23:44

Staline
Jean Ferrat citait Staline dans une de ses chansons : " Le capitalisme est une femme, et les guerres en sont les règles ". Si la pagaille actuelle continue, ça va mal se terminer. (et comme à chaque fois, ce sont les petits, tellement petits qu'ils n'ont pas d'épargne, qui seront envoyés se faire buter)

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[34] rmal envoyer un message personnel dit le 9/10/2008, 23:44

Staline
Jean Ferrat citait Staline dans une de ses chansons : " Le capitalisme est une femme, et les guerres en sont les règles ". Si la pagaille actuelle continue, ça va mal se terminer. (et comme à chaque fois, ce sont les petits, tellement petits qu'ils n'ont pas d'épargne, qui seront envoyés se faire buter)

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[33] liberteegalite envoyer un message personnel dit le 9/10/2008, 23:39


On partage les pertes mais jamais les bénéfices

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[32] Champignac envoyer un message personnel dit le 9/10/2008, 23:28

Dans la vie, il faut avoir du coffre :-)
Allez, une petite dernière avant d'aller dodo: "Les bourses s'effondrent, les épargnants paniquent, les banques font faillite, mais un secteur de l'économie garde le sourire: depuis le début de la crise, les ventes de coffres-forts sont en plein boum. Reportage chez des commerçants heureux. " La suite sur le site du Vif/Express : http://www.levif.be/actualite/europe/72-57...fres-forts.html (end)

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[31] liberteegalite envoyer un message personnel dit le 9/10/2008, 23:25


Etant donné le fait que la volatilité des marchés se poursuit, le président fera une déclaration dans le jardin des roses (de la Maison Blanche) . M. Bush « assurera aux Américains qu’ils peuvent avoir confiance dans le fait que les responsables économiques agissent énergiquement de toutes les manières possibles pour stabiliser notre système financier » Traduction :c'est la totale panique et c'st surtout ce qu'il ne doit pas faire...chiche que après sa déclaration Wall street baissera encore plus...faut pas prendre les gens pour des naifs

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[30] cubaluna envoyer un message personnel dit le 9/10/2008, 23:20

CITATION(Champignac @ 9/10/2008, 23:31)
L'histoire se répète?
Le 1er mai 1936, un grand dirigeant d'entreprise, Auguste Detœuf, patron de Thomson-Houston, prononce une conférence intitulée «La fin du libéralisme». Extraits: «le libéralisme est mort ; il a été tué, non pas par la volonté des hommes ou à cause d'une libre action des gouvernements, mais par une inéluctable évolution interne [...] Je crois que la fausse mystique libérale, les déclarations libérales sans sincérité, toute cette démagogie à l'intention des classes dirigeantes et d'un peuple qui confond la liberté économique avec la liberté tout court, sont des dangers publics." (NDLR: mêmes causes, mêmes effets. L'ennui, c'est que, après 1936, il y a eu... 1940)

Oui tout à fait
Et que sans 1940 le libéralisme ne serait jamais reparti.
D'ailleurs les guerres ont toujours été LE premier moteur de l'économie étasunienne ... casser pour reconstruire à coup de contrats en or

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[29] rhamadent@muslim.com envoyer un message personnel dit le 9/10/2008, 23:09

Cette crisette..
va peut-être remettre certaines pendules à l'heure...l'espoir fait vivre! Une chose est sûre c'est qu'il faut règlementer la spéculation..

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[28] zmodem envoyer un message personnel dit le 9/10/2008, 22:33

CITATION(cqfd @ 9/10/2008, 23:25)
hé hé hé ....
Comme j'ai du cash, je vais m'en faire plein les poches en rachetant des valeurs sûres au plus bas prix : ça, ce n'est pas de la spéculation mais le sens des affaires. Tant pis pour ceux qui n'ont pas de cash. Je vais encore attendre un peu que cela baisse encore plus !

--------
Warren Buffet a commencé à acheter. (cela ne me concerne pas, je n'ai pas de cash...)

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[27] Champignac envoyer un message personnel dit le 9/10/2008, 22:31

L'histoire se répète?
Le 1er mai 1936, un grand dirigeant d'entreprise, Auguste Detœuf, patron de Thomson-Houston, prononce une conférence intitulée «La fin du libéralisme». Extraits: «le libéralisme est mort ; il a été tué, non pas par la volonté des hommes ou à cause d'une libre action des gouvernements, mais par une inéluctable évolution interne [...] Je crois que la fausse mystique libérale, les déclarations libérales sans sincérité, toute cette démagogie à l'intention des classes dirigeantes et d'un peuple qui confond la liberté économique avec la liberté tout court, sont des dangers publics." (NDLR: mêmes causes, mêmes effets. L'ennui, c'est que, après 1936, il y a eu... 1940)

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