Le gouvernement belge dégagera vraisemblablement des montants additionnels de l'ordre de 0,5% à 0,7% du PIB, soit environ deux milliards d'euros, pour relancer l'économie, a indiqué Didier Reynders.
Didier Reynders. Alain Dewez.
La Belgique a besoin d’un plan de relance de 4,5 milliards
La Belgique a besoin d’un plan de relance de 4,5 milliards d’euros pour sortir de la crise, estime le gouverneur honoraire de la Banque Nationale, Fons Verplaetse, dans un entretien accordé au magazine Knack.
Selon M. Verplaetse, un déficit budgétaire de 2 % est « non seulement acceptable, mais même nécessaire », au vu des circonstances. Après l’Islande, la Belgique est en effet le pays européen qui a été le plus touché par la crise du crédit, affirme-t-il.
« Si la Belgique fait sa part du travail dans le cadre du plan de relance élaboré par la Commission européenne – et à mon avis, elle devrait le faire –, nous y consacrerons 1,3 % de notre PIB. Cela représente un effort de 4,5 milliards d’euros », explique-t-il à Knack.
Au 1,3 % d’effort consacré à la relance, Fons Verplaetse ajoute encore 0,7 % de revenus en moins pour l’Etat en raison du ralentissement de la croissance, ce qui équivaut à un déficit budgétaire de 2 % du PIB.
« Ce déficit est, dans les circonstances exceptionnelles que nous connaissons, non seulement acceptable, mais même nécessaire. Du moins, si nous voulons sortir de la crise socio-économique actuelle ».
Fons Verplaetse appelle les politiques à prendre leurs responsabilités et à mettre sur pied un véritable plan de relance. Il plaide notamment pour un abaissement des charges patronales et une augmentation des investissements publics dans les infrastructures ainsi que dans la recherche et le développement.
(belga)
Notre ministre des Finances a évoqué mardi avec ses collègues européens le plan de relance proposé par la Commission, qui a recommandé la semaine dernière d’injecter 200 milliards d’euros dans l’économie, l’équivalent de 1,5 % du PIB total de l’Union. L’essentiel de l’effort (1,2 % du PIB ou 170 milliards) serait supporté par les gouvernements nationaux.
Du côté belge, l’objectif est de maintenir le déficit public sous le seuil de 2 % du PIB, a souligné mardi M. Reynders. « Et si on veut se donner les chances d’y rester, on peut imaginer un effort de 0,5 à 0,7 % du PIB au-delà des stabilisateurs automatiques », a-t-il calculé.
La notion de stabilisateur automatique définit les dépenses publiques (ou les baisses de revenus) intervenant par le seul fait du ralentissement de l’économie, à travers l’augmentation du volume des allocations sociales ou la chute des recettes fiscales. En Belgique, le jeu des stabilisateurs coûtera en 2009 environ 1 % du PIB au budget de l’Etat, selon M. Reynders.
L’effort additionnel d’environ deux milliards d’euros sera saupoudré entre diverses contributions à l’accord interprofessionnel, de nouveaux incitants aux économies d’énergie et l’accélération de certains investissements publics de court-terme, a précisé le ministre.
Il a aussi évoqué un report possible des cotisations ONSS et de la TVA, dont pourraient bénéficier certaines entreprises en difficulté, ainsi que l’accélération du paiement des factures de l’Etat.
L’UE soutient prudemment le plan de relance
Les ministres européens des Finances ont prudemment soutenu l’objectif d’un plan de relance dans l’UE d’environ 200 milliards d’euros, sans s’engager de manière contraignante en raison de réserves de plusieurs pays.
Dans un texte adopté à l’issue d’une réunion à Bruxelles, qui va être soumis aux dirigeants européens lors d’un sommet les 11 et 12 décembre, ils ont « salué sur le principe » les propositions faites la semaine dernière par la Commission européenne.
Ces propositions de relance face à la récession constituent « une bonne base » pour une réponse « coordonnée » face à la crise, « prenant en compte les spécificités des Etats membres » de l’UE, ajoute-t-il.
« Nous sommes d’accord pour dire qu’un paquet (de mesures) de l’ordre de 1,5 % du Produit intérieur brut » européen, soit environ 200 milliards d’euros (l’objectif fixé par Bruxelles) « constituerait un stimulus significatif pour nos économies », ajoute le texte.
C’est une somme qu’« il nous paraît nécessaire de consacrer à la relance », a dit Mme Lagarde.
La prudence du texte reflète cependant un certain nombre de divergences sur les efforts à faire.
La France et le Royaume-Uni faisaient partie des Etats souhaitant un plan le plus ambitieux possible. Mais à l’inverse d’autres ont refusé tout engagement contraignant sur l’objectif de dépenses.
Des pays d’Europe de l’Est comme la Hongrie, en situation très fragile, ou la Pologne, ne veulent pas laisser filer leurs déficits.
Et à l’intérieur de la zone euro, l’Irlande ou la Grèce ont peu de marge de manœuvre budgétaire avec des déficits déjà profondément dans le rouge.
L’Allemagne, sous pression pour faire davantage face à la crise économique que les 32 milliards d’euros qu’elle a déjà promis, est aussi sur ses gardes. Son ministre des Finances Peer Steinbrück a souligné que le document commun ne « spécifiait pas l’effort respectif à apporter par les différents pays ».
Et il a de nouveau refusé devant la presse de se laisser forcer la main.
« Nous allons apporter notre contribution, la question est de savoir ce que les autres Etats vont faire », a-t-il dit.
M. Steinbrück a refusé l’idée selon laquelle l’Allemagne, du fait de l’assainissement de sa situation budgétaire, « soit forcée de prendre des mesures » de relance qui seraient en contradiction avec le cap budgétaire du gouvernement.
Par ailleurs, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas et la Suède ont obtenu que le projet de relance de l’UE ne prévoie plus l’utilisation de fonds non dépensés du budget européen, à hauteur de 5 milliards d’euros, l’argent devant donc revenir dans les budgets nationaux des gouvernements.
« Le plan portait sur 200 milliards d’euros, maintenant il porte sur 195 milliards d’euros », a estimé le ministre polonais Jan Rostowski.
Berlin a de même refusé que le plan mentionne spécifiquement l’adoption de taux réduits de TVA parmi les mesures à prendre face à la récession. L’Allemagne est en conflit à ce sujet avec la France, qui réclame de longue date un taux réduit dans la restauration.
Les ministres n’ont en revanche pas eu de problème pour soutenir l’idée que la Banque européenne d’investissement (BEI) augmente son volume de prêts de quelque 31 milliards d’euros au total sur deux ans, en 2009 et 2010.
Autant, autant Autant je pense qu'il ne soit pas un très bon ministre, autant je pense qu'il est nul sur le plan des finances !!! Voir son crime parfait de Fortis !!! MDR Zut alors ! Il est vraiment nul de nul alors ? Voir ses BONS D'ÉTAT archinuls et sans intérêt. Mais les gens sont à la fois tellement manipulés et fragilisés qu'ils foncent dans n'importe quoi.
modéré Autant je pense qu'il ne soit pas un très bon ministre et pas un bon remplaçant de la sacro-sainte icône Louis Michel (je le pense sincèrement), autant je pense qu'il est exagéré de dire que c'est sa faute si on a un déficit du budget équivalent à ce qu'on a pu connaitre dans le passé (et non un retour à ce qu'on avait dans le passé, c'est très différent). D'un point de vue budget, c'est une mesure européenne pour relancer l'économie et la Belgique serait bien mal de ne pas le faire dans ce contexte. L'économie mondiale n'est pas du fait de M. Reynders, la Belgique subit plus qu'elle n'impose.
deux milliards ? que représentent ces 2 milliards par rapport au budget total ? un simple petit dérapage des dépenses et tout est effacé. Le schtroumpf élégant se moque un peu du monde.
depuis que l'Europe a autorisé un déficit budgétaire pour contrer la crise , Reynders délie à tout va les cordons de notre bourse ; juste à savoir à qui va profiter le crime cette fois... quoique j'ai ma petite idée , et vous?:-)Il a repris à son compte le même déficit belge que celui au niveau de 1970 sur 8 ans(des efforts de30 ans annihilés par un seul homme médiocre de chez médiocre); pauvre génération future
Y'en a marre !!! Didjè, il est grand temps que tu quittes la scène "politique" tu as déjà assez fait de mal comme cela et il vaudrait mieux pour la populations que cela s'arrête. Peut-être un bon emploi pour toi à la S.N.C.B. cela te rappellera quelques souvenirs.
En fait Reynders c'est le Onkelinks de droite ... partout où il passe il fout la merde ... ça doit être un signe de grandes compétences ... ou pas ;-/
Y'en a marre !!! Didjè, il est grand temps que tu quittes la scène "politique" tu as déjà assez fait de mal comme cela et il vaudrait mieux pour la populations que cela s'arrête. Peut-être un bon emploi pour toi à la S.N.C.B. cela te rappellera quelques souvenirs.
INVESTIR D'ABORD DANS LA LUTTE CONTRE LA SPOLIATION Faudrait d'abord qu'il indemnise les actionnaires volés de FORTIS. Aujourd'hui nous avons appris lors de l'AG plutôt historique que le CA de Fortis n'avait pas eu le choix, qu'il avait subi de grandes pressions de l'ÉTAT belge (= des deux clowns de service) et sans doute de la BNP PARIBAS. On est sorti en si disant que la SAGA FORTIS allait seulement commencer. Pour en revenir aux investissements, je peux vous garantir, à travers de nombreux échanges que j'ai eu, que la CONFIANCE EST TERMINÉE, qu'on attend un geste réel avant de réinvestir. Aujourd'hui nous désinvestissons !!!
Relance Certes, un plan de relance coordonné avec les autres pays européens est inévitable, mais il n'aura d'effet que si on remet en cause le libre-échange et l'architecture même de la sphère financière. mais il sera également utile si les populations comprennent enfin qu'ils ont vécu trop longtemps à crédit. A un certain moment, il faut forcement payer l'addition. http://openview.forums-actifs.com
seulement 2 ? Avec ce que Reynders a volé aux actionnaires Fortis, il a de la marge pour faire parler de lui, et tenter l'inconcevable : se faire un jour réélire à quoi que ce soit !
Verplaetse n'a pas à craindre les éléctions. Ces chiffres sont plus exact. Le rédacteur a oblié d'écrire que Verplaetse est convaincu que tout les efforts ne sont possible qu'après de réformes ( ! ) socio-économiques