Après Jean, Pierre Sarkozy aidé par l'Elysée
Rédaction en ligne
dimanche 08 novembre 2009, 22:44
Après l'intense polémique née de la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l'Epad, une nouvelle affaire de népotisme ? Un conseiller de l'Elysée serait intervenu afin que Pierre Sarkozy, le frère de Jean et producteur de rap (il a notamment produit Doc Gynéco), obtienne pour son projet musical l'aide qu'on lui avait refusée.
Alors que la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) lui avait refusé une aide, Pierre Sarkozy, producteur de rap, est allé se plaindre à l'Elysée. Après intervention d'un conseiller de son père, la direction de la SCPP aurait promis de tout arranger
Selon le site Electronlibre.info, qui a révélé cette affaire samedi, la SCPP aurait en effet promis de tout arranger et que, « lors de la prochaine commission, l'affaire serait réglée dans le sens qu'il convient ».
Cette affaire intervient après l'intense polémique qui a suivi la candidature de Jean Sarkozy à l'Epad.
Joint par Rue89, le directeur général de la SCPP Marc Guez reconnaît qu'un conseiller de l'Elysée est intervenu auprès de lui, après le refus de la commission prononcé en septembre, de refuser son aide à Pierre Sarkozy dont le projet était évalué à quelque 80.000 euros : « Je lui ai répondu qu'on n'avait pas attribué d'aide à la société dont Pierre Sarkozy est actionnaire pour des raisons de manque de budget, et que nous avons préféré privilégier les membres de notre association. Il est très rare que nous versions des aides à des non-membres, même si c'est déjà arrivé. »
Dans la soirée de dimanche, le conseiller culture et communication de Nicolas Sarkozy, Eric Garandeau, a précisé à l'AFP qu'il avait effectivement demandé des explications à la SCPP, affirmant qu'il était « sollicité en permanence par des producteurs à qui on a refusé une subvention et [QU'IL]demande systématiquement les raisons du refus ». Cette fois, il aurait en plus « pris deux précautions : j'ai mentionné par oral et écrit que l'Elysée ne demandait aucun traitement de faveur et je n'ai pas cité le nom de Pierre Sarkozy ».