La perquisition chez Liliane Bettencourt est terminée
Rédaction en ligne
mercredi 01 septembre 2010, 18:06
Les policiers ont perquisitionné pendant de longues heures l’hôtel particulier de l’héritière de L’Oréal, à Neuilly-sur-Seine, sans la présence de la magistrate. Liliane Bettencourt se dit « outrée, choquée, blessée et triste ».
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La femme la plus riche de France, Liliane Bettencourt, héritière des cosmétiques L’Oréal, s’est déclarée mercredi être « outrée et choquée » par le déroulement de la perquisition.
« Je suis outrée et choquée, blessée et triste de voir ma vie privée étalée et violée de nouveau », a dénoncé Liliane Bettencourt, qui a affirmé avoir accepté la perquisition, « n’ayant absolument rien à cacher ».
« Je suis donc affreusement choquée d’apprendre que les serrures de mes coffres ont été forcées et les chambres de mes salariés fouillées. Je ne comprends pas que je puisse être traitée de la sorte alors que – si j’en crois ce que je lis- je suis sensée être une victime », a ironisé la milliardaire.
La police a perquisitionné pendant plusieurs heures mercredi l’hôtel particulier de Mme Bettencourt, 87 ans, dans la riche ville de Neuilly, en banlieue parisienne.
Cette démarche est menée dans le cadre de la procédure engagée par la fille de l’héritière, Françoise Bettencourt-Meyers, qui accuse l’artiste François-Marie Banier, 63 ans, d’avoir obtenu près d’un milliard d’euros de dons par abus de faiblesse sur sa mère.
La juge Isabelle Prévost-Desprez, chargée de ce dossier, instruit un supplément d’information à la procédure engagée contre M. Banier à la suite de la révélation d’enregistrements clandestins de conversations chez Liliane Bettencourt.
Ces écoutes, visant à démontrer la fragilité de la vieille dame, ont entraîné de multiples rebondissements politico-fiscaux qui ont mis dans l’embarras le ministre du Travail Eric Woerth et le président Nicolas Sarkozy.
L’avocat de Mme Bettencourt, Me Georges Kiejman, s’est dit « scandalisé » par cette perquisition menée alors que sa cliente « est à l’étranger ».
Liliane Bettencourt avait été entendue le 26 juillet par les policiers de la brigade financière dans le cadre des investigations conduites cette fois par le parquet de Nanterre (près de Paris) dans le cadre d’enquêtes liées au ministre Woerth dans une affaire mêlant conflit d’intérêt, trafic d’influence et financement politique.
(afp)