Nouvelle journée de mobilisation le 23 septembre en France
Rédaction en ligne
mercredi 08 septembre 2010, 19:56
Forts de la « réussite exceptionnelle du 7 septembre », les syndicats ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation nationale contre la réforme des retraites le 23 septembre.
(afp)
Les syndicats ont appelé mercredi à une nouvelle journée de mobilisation nationale contre la réforme des retraites le 23 septembre, qui sera précédée d’« initiatives locales », le 15 septembre, rejetant ainsi les aménagements au projet de loi annoncés quelques heures plus tôt par Nicolas Sarkozy.
« Fortes de la réussite exceptionnelle du 7 septembre, les organisations syndicales considèrent que les annonces du président de la République, qui se voulaient une réponse aux mobilisations, ne modifient pas le caractère injuste et inacceptable de la réforme proposée », ont déclaré les syndicats CGT, CFDT, CFTC, CGC, FSU, et UNSA dans un communiqué commun diffusé à l’issue d’une réunion intersyndicale au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis) mercredi après-midi.
Les manifestations organisées la veille, mardi, ont rassemblé 1.120.000 personnes dans toute la France, plus de 2,7 millions selon la CGT. Les six organisations « appellent à faire du mercredi 15 septembre, jour du vote par les députés du projet de loi, une journée forte d’initiatives et d’interpellations des députés, des membres du gouvernement et du président de la République dans les départements et les circonscriptions ».
« Avant le débat au Sénat », elles « décident de faire du jeudi 23 septembre une grande journée de grèves et de manifestations dans tout le pays », ajoute le communiqué.
Solidaires rendra sa décision jeudi après consultation de ses instances. FO réserve sa réponse. Selon la FSU, les syndicats adresseront également, jeudi par courrier, une « interpellation commune » à Nicolas Sarkozy.
Mercredi, le chef de l’Etat a fait quelques concessions sur la réforme, notamment sur la question de la pénibilité, mais il est resté ferme sur le recul de l’âge de départ à 62 ans. Le chef de l’Etat a rendu ses arbitrages mercredi matin au cours du conseil des ministres, au lendemain de l’importante journée de mobilisation. Il s’est dit « attentif aux préoccupations qui se sont ainsi exprimées », selon le discours transmis par l’Elysée.
Toutefois, « il n’est pas question de revenir » sur le recul de l’âge de départ en retraite de 60 à 62 ans, a ajouté Nicolas Sarkozy, qui dit assumer ses « responsabilités ». « Le gouvernement ne renoncera pas aux mesures d’âge, ni maintenant, ni plus tard », a confirmé une source proche du dossier à l’Elysée. Cette fermeté s’applique notamment au recul de l’âge de la retraite à taux plein de 65 à 67 ans, une mesure particulièrement contestée par les syndicats.
La principale modification annoncée par Nicolas Sarkozy porte sur la pénibilité, et plus précisément sur le « taux d’incapacité » permettant, pour les salariés effectuant un travail difficile, de partir à 60 ans : celui-ci, initialement envisagé à 20 %, pourra être abaissé à 10 %, sur décision d’une « commission pluridisciplinaire » qui sera composée non seulement de médecins, mais aussi d’ergonomes et d’autres spécialistes de la question. Celle-ci sera chargée d’apprécier « l’exposition aux facteurs de risque » de la personne concernée.
(ap)