Pour Claude Guéant, « toutes les civilisations ne se valent pas »
Rédaction en ligne
dimanche 05 février 2012, 09:51
A trois mois des élections présidentielles en France, le bras droit de Nicolas Sarkozy et ministre de l'Intérieur Claude Guéant a créé la polémique en appelant à « protéger notre civilisation ».
©AFP
Le ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant, juge que « toutes les civilisations ne se valent pas » et a appelé à « protéger notre civilisation » dans un discours prononcé samedi à Paris lors d'un colloque organisé par l'association étudiante de droite Uni.
« Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas », a déclaré le ministre également chargé de l'Immigration, lors d'un colloque organisé à l'Assemblée nationale et fermé à la presse, selon le texte de son discours obtenu par l'AFP.
« Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient », a-t-il argumenté : « celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique ». « En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation », a conclu M. Guéant.
Les propos du ministre de l'Intérieur ont suscité un torrent de critiques sur internet, à trois mois de l'élection présidentielle française.
Sur son compte twitter, Harlem Désir, numéro deux du Parti socialiste français, y a vu « la provocation pitoyable d'un ministre réduit à rabatteur de voix du FN. Une majorité en perdition électorale et morale ». Sur le sien, la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Cécile Duflot, a écrit : « Retour en arrière de 3 siècles. Abject ».
Ce n'est pas la première fois que Claude Guéant crée la polémique avec des discours et des prises de positions proches de ceux du Front National. Il avait notamment déclaré que l'augmentation du nombre de fidèles musulmans posait "problème" ou que les "Français ont parfois l'impression de ne plus se sentir chez eux" du fait d'une "immigration incontrôlée". Cette nouvelle polémique a lieu alors que le Nicolas Sarkozy est donné perdant aux prochaines élections présidentielles par les sondages tandis que le Front National est crédité à environ 20%.
(DZ avec AFP)














