DSK pourrait sortir ce soir
Rédaction en ligne
mercredi 22 février 2012, 12:27
Une nouvelle équipe de police interroge DSK sur le volet financier du dossier Carlton. « La garde à vue se déroule dans un climat détendu », a affirmé une source proche de l’enquête.
© AP
La garde à vue se déroule dans un climat détendu, serein. Dominique Strauss-Kahn a manifestement la volonté de s’expliquer. À son côté, son avocate, Me Frédérique Beaulieu, fait bien son métier », confiait mardi soir une source proche de l’enquête au Figaro. La garde à vue de l’ex-patron du FMI peut durer jusqu’à jeudi matin mais prendrait plutôt fin mercredi, a estimé une source proche du dossier. Théoriquement, elle peut même durer 96 heures.
L’ancien ministre socialiste peut être libéré sans poursuites ou être déféré dans la foulée devant les juges, qui pourraient le mettre en examen s’ils estiment qu’il y a des « indices graves et concordants » à son encontre. Ils ont la possibilité de demander des mesures coercitives, contrôle judiciaire ou détention provisoire, sur lesquels un juge des libertés et de la détention (JLD) serait amené à statuer. Les magistrats peuvent aussi l’entendre en tant que témoin assisté, statut intermédiaire entre témoin simple et mis en examen. Les juges d’instruction ont également la possibilité de le convoquer ultérieurement, ou encore de le faire placer de nouveau en garde à vue.
Une deuxième journée d’auditions
L’ancien patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a entamé sa deuxième journée de garde à vue pour être entendu par les enquêteurs de la PJ sur son rôle dans l’affaire de proxénétisme dite du Carlton, après avoir passé la nuit dans la cellule d’une caserne de gendarmerie à Lille. Il n’a pas été menotté mais est sous la surveillance constante d’un policier. À l’issue de sa garde à vue, Strauss-Kahn peut être libéré sans poursuites, ou être déféré dans la foulée devant les juges, qui peuvent également le convoquer ultérieurement.
Le volet financier au centre de la 2e journée
Plus généralement, les enquêteurs de la police judiciaire devaient interroger M. Strauss-Kahn au sujet de soirées libertines auxquelles il aurait pris part, notamment à Paris et Washington, afin de déterminer s’il savait que les femmes qui y participaient étaient des prostituées. Concrètement, être client d’une prostituée n’est pas un délit mais prendre part à l’organisation peut valoir une mise en accusation pour proxénétisme. Des témoignages ont fait ressortir que plusieurs déplacements avaient été organisés et financés par deux entrepreneurs du Pas-de-Calais, Fabrice Paszkowski, responsable d’une société de matériel médical, et David Roquet, ancien directeur d’une filiale du groupe de BTP Eiffage, Matériaux enrobés du Nord. Le dernier de ces voyages a eu lieu du 11 au 13 mai dans la capitale américaine, à la veille de l’arrestation de DSK à New York dans l’affaire du Sofitel.
Affaires de visas
Suite à l’expertise d’un téléphone portable qu’avait emprunté DSK à Paszkowski emprunté durant plusieurs mois, on apprend que l’ancien patron du FMI était en contact avec une dizaine de « filles ». Selon Le Point.fr, DSK serait intervenu en son titre de patron du FMI pour obtenir un visa pour l’une des « filles ». Il risque la mise en examen pour complicité de proxénétisme si cette information est prouvée.
L’interrogatoire a commencé hier
Arrivé mardi peu avant 09H00 à la caserne où il avait été convoqué, DSK s’était alors vu signifier son placement en garde à vue pour « complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée » et « recel d’abus de biens sociaux », selon le parquet. Mardi soir, une juge d’instruction a fait part à Dominique Strauss-Kahn de la prolongation de sa garde à vue. Celle-ci peut théoriquement se prolonger jusqu’à 96 heures, mais devrait plutôt durer 48 heures et se terminer mercredi. Des policiers de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale, la « police des polices »), devraient interroger DSK sur ses liens avec le chef de la Sûreté départementale du Nord, le commissaire Jean-Christophe Lagarde, mis en examen aux côtés de sept autres personnes, selon une source proche de l’enquête.
(P.VA avec AFP)
Vos réactions
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Et si, au lieu de s'intéresser aux petites histoires de cul de DSK que dont l'autorité nous surabreuve complaisamment, on s'intéressait aux vrais affaires d'espionnage, de contrespionnage, de trafic d'influence internationale de Sarkozi et sa clique. Après tout, ce sont eux qui veulent saboter le net avec des Hadopi et des Acta et qui gouvernent le monde à notre guise et qui nous manipulent à notre plus grand détriment !
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OUI 25 18 NON | |
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@[9] Otok mon commentaire(6) à 09h30 a disparu, c'est donc vous qui avez raison.
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OUI 18 12 NON | |
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Ce qui est grave, c'est que certains savaient fort bien que le personnage était "à risque" et qu'ils laissaient tranquillement dériver un individu libidineux vers une possible accession au rôle de président de la république française !
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OUI 1 3 NON | |
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pour mon canard Ces dépenses entrent dans la rubrique comptable "je ne suis pas fait de bois". Vu sur une note de frais.
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@[14] Frédéric 12:01 Comme on le constate, la censure veille au grain et est impitoyable, alors que nos propos sont cependant mesurés !