La chambre de mises libère trois personnes inculpées du crime de génocide
Rédaction en ligne
jeudi 09 février 2012, 18:15
La chambre des mises en accusation de la cour d’appel de Bruxelles a ordonné mercredi la remise en liberté d’Ernest Gakwaya, inculpé du crime de génocide pour des actes commis en 1994 au Rwanda, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Ernest Gakwaya est suspecté d’avoir participé au massacre d’au moins treize personnes. Deux autres personnes, inculpées pour les mêmes faits, ont également été libérées ces derniers jours. Ernest Gakwaya a été libéré après dix mois de détention. Il est suspecté d’avoir participé à l’extermination d’un nombre indéterminé de Tutsis et de Hutus modérés, au Rwanda, en 1994.
Il faisait partie de la milice génocidaire, les Interahamwe, basée à Kigali. Cette milice avait été créée en 1991. Des jeunes Rwandais avaient été entraînés pour massacrer des Tutsis. Lors du génocide, quelque 800.000 personnes, Tutsis et Hutus modérés, avaient été tuées, selon l’ONU.
L’instruction avait déterminé qu’Ernest Gakwaya avait participé au massacre d’un nombre indéterminé de personnes, dont treize personnes identifiées. L’enquête est cependant toujours en cours. Des commissions rogatoires doivent notamment encore se rendre au Rwanda.
Les avocats d’Ernest Gakwaya avaient fait valoir devant la chambre des mises en accusation que leur client vivait depuis plus de 10 ans en Belgique, avec son épouse et ses enfants, et qu’il avait un travail.
Ils avaient ajouté que leur client n’avait plus d’attache au Rwanda, que les faits dataient d’il y a plus de quinze ans et que donc, il n’y avait pas de raison de maintenir Ernest Gakwaya en détention.