Opel va négocier pour baisser ses coûts, fermetures d'usines évoquées

mercredi 08 février 2012, 12:14

La marque à l'éclair "doit améliorer ses résultats que ce soit ses marges, ses coûts et son chiffre d'affaires", a déclaré un porte-parole d'Opel à l'AFP. La direction de l'entreprise, son conseil de surveillance et le comité d'entreprise "vont mener des discussions stratégiques", sans pouvoir préjuger de leur résultat, a-t-il ajouté. Il n'a cependant pas voulu commenter "dans l'immédiat" des informations du Wall Street Journal selon lesquelles GM demande à Opel de fermer deux usines, en Allemagne à Bochum (3.100 salariés), déjà menacée ces dernières années, et au Royaume-Uni à Ellesmere Port (2.100 salariés) qui produit la déclinaison locale d'Opel, Vauxhall. GM s'apprêterait à publier des pertes "épouvantables" pour Opel au quatrième trimestre, selon la même source. Le porte-parole d'Opel a par ailleurs souligné que GM n'avait pas toute latitude pour décider seul de l'avenir d'Opel. Puissants dans l'automobile allemande, les syndicats ont en effet un pouvoir et une capacité de pression importante, du moins dans les négociations préalables à un éventuel plan d'économies. De surcroît, le dossier Opel a une dimension politique en Allemagne, la marque faisant partie du patrimoine national. Lors de la dernière crise économique, GM et le gouvernement allemand s'étaient durement affrontés sur la recherche d'un éventuel repreneur et l'opportunité de verser des aides publiques. L'affaire s'était soldée par un maintien d'Opel dans le giron de GM moyennant 8.000 suppressions d'emplois sur 48.000 en Europe et la fermeture de l'usine d'Anvers.

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