La FAO veut, à terme, éradiquer la faim dans le monde

Rédaction en ligne

lundi 16 novembre 2009, 14:25

Les chefs d'Etat et de gouvernement réunis pour un sommet de la FAO à Rome snobé par les dirigeants du G8, se sont engagés lundi à « éradiquer la faim dans le monde », qui touche plus d'un milliard d'êtres humains, sans toutefois se fixer de délai.

La FAO veut, à terme, éradiquer la faim dans le monde

©AFP

Les principaux points de la déclaration de la FAO

Voici les principaux points de la déclaration finale du sommet de la FAO sur la sécurité alimentaire, adoptée lundi au premier jour des travaux.

– « Nous chefs d'Etat et de gouvernement (…) sommes rassemblés à Rome dans le cadre du sommet mondial sur la sécurité alimentaire pour prendre d'urgence des mesures en vue d'éradiquer la faim dans le monde ».

Le texte ne précise toutefois pas de délai pour atteindre cet « objectif stratégique ».

– « veiller à ce que des mesures urgentes soient prises (…) pour réduire de moitié respectivement le pourcentage et le nombre de personnes souffrant de la faim et de la malnutrition d'ici à 2015 ».

Il s'agit en fait d'un objectif du Millenaire, déjà réitéré par les membres du G8 en juin 2008. Depuis cette date, le nombre d'affamés s'est au contraire accru et a passé le cap du milliard en 2009.

– « inverser la tendance à la diminution des financements nationaux et internationaux consacrés à l'agriculture, à la sécurité alimentaire et au développement rural des pays en développement ».

– « agir par anticipation pour faire face aux problèmes que pose le changement climatique en matière de sécurité alimentaire ».

– « Pour atteindre ces objectifs stratégiques, nous fonderons nos engagements et nos actions sur les cinq principes de Rome pour une sécurité alimentaire mondiale durable »

1) « investir dans des plans (…) visant à affecter les ressources à des programmes et des partenariats bien conçus et axés sur les résultats »

2) « stimuler une coordination stratégique aux niveaux national, régional et mondial pour améliorer la gouvernance, favoriser une meilleure allocation des ressources, éviter les chevauchements d'efforts et identifier les insuffisances des réponses »

3) « adopter une double approche globale de la sécurité alimentaire » consistant en « une action directe visant à remédier immédiatement à la faim » et « des programmes à moyen et long termes dans les domaines de l'agriculture durable et de la sécurité alimentaire ».

4) « veiller à ce que le système multilatéral joue un rôle important grâce à des améliorations continues au regard de l'efficacité, de la réactivité, de la coordination et de l'efficacité des institutions multilatérales ».

5) garantir « un engagement soutenu et substantiel, de la part de tous les partenaires, à l'investissement dans l'agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition, avec mise à disposition rapide et fiable des ressources nécessaires, dans le cadre de plans et de programmes pluriannuels ».

Dès l'ouverture du sommet dans la matinée, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a égrené une série de chiffres dramatiques : « aujourd'hui, plus de 17.000 enfants vont mourir de faim. Un toutes les cinq secondes. Six millions par an. Ceci n'est pas acceptable. Nous devons agir ».

« Il nous faut effectuer des changements significatifs pour pouvoir nous nourrir et en particulier pour protéger les plus pauvres et les plus vulnérables », a expliqué M. Ban, en soulignant que pour nourrir plus de 9 milliards d'humains – en 2050 – il faudra accroître la production alimentaire de 70 %.

Dans une déclaration finale adoptée dès la première matinée des travaux, les participants se sont engagés à « éradiquer la faim dans le monde », mais la date-butoir pour y parvenir, 2025, a été supprimée du projet initial.

En revanche, ils ont réitéré l'objectif de « réduire de moitié respectivement le pourcentage et le nombre de personnes souffrant de la faim et de la malnutrition d'ici à 2015 ».

Les pays membres de la FAO (Organisation des Nations unies pour la faim et l'alimentation) avaient déjà réitéré cet objectif du Millénaire en juin 2008.

Depuis, le nombre de personnes souffrant de la faim est passé de 850 millions à 1,02 milliard.

Aucun chiffre ne figure non plus sur les investissements nécessaires pour accroître la production agricole, notamment pas les 44 milliards de dollars annuels pour l'agriculture, jugés nécessaires par le directeur général de la FAO, Jacques Diouf.

La déclaration finale prévoit seulement « d'inverser la tendance à la diminution des financements nationaux et internationaux consacrés à l'agriculture, à la sécurité alimentaire et au développement rural des pays en développement ».

Devant les participants, le pape Benoît XVI a exprimé la crainte qu'aujourd'hui « la faim soit considérée comme structurelle », et fasse l'objet d'un « découragement résigné, voire même d'indifférence ». Il a fustigé « l'égoïsme », dénoncé « la spéculation » sur le marché des céréales, et contesté « le recours à certaines formes de subventions qui perturbent gravement le secteur agricole ».

Une soixantaine de chefs d'Etat, venus pour la plupart d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine, avaient répondu à l'invitation de la FAO dans la capitale italienne, quadrillée par un millier de policiers et carabiniers et bloquée par de gigantesques embouteillages. Parmi eux, le président zimbabwéen Robert Mugabe, frappé par des sanctions de l'UE pour violation des droits de l'homme et le colonel libyen Mouammar Kadhafi, qui en a profité pour rencontrer dimanche soir une centaine de jeunes italiennes à qui il a conseillé de se « convertir à l'Islam ».

Du côté des pays du G8, seule l'Italie était représentée par son chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, qui au passage, a échappé à la réouverture d'un procès prévue le même jour à Milan et reportée de ce fait au 18 janvier.

Devant le siège de la FAO, des militants d'ONG altermondialistes avaient dressé une tente pour protester contre les multinationales qui « utilisent la nourriture comme moyen de spéculation ».

« Environ 80 % des personnes qui souffrent de la faim vivent dans des zones rurales mais la politique de la FAO c'est de se concentrer sur les multinationales », a dénoncé Henry Saragih, coordinateur général de La Via Campesina, mouvement international de petits agriculteurs.

AFP

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[20] JFPB envoyer un message personnel dit le 17/11/2009, 09:04

> ExpatBelge = ColonBelge
A vous entendre, il faut revenir à la colonie, exproprier ces africains inccapables et rebalancer de gros belges bien gras sur des tracteurs avec insultes et fouets! Vos arguments sont d'une pauvreté d'esprit, pleines de frustrations et révèlent un manque profond de connaissance du problème. Vos idées sont violentes et racistes. D'abord, essayer de distinguer l'agriculture familiale et l'agricultre indistrielle. Ces deux formes ont un rôle complémentaire à jouer dans le secteur. Dans la sécutrité alimentaire, pour garantir la production et surtout la redistribution des produits sur les marchés locaux, l'agriculture familiale, qui touche près de 70% de la population africaine est fondamentale. Un minimum de protection de ces marchés doit être assuré par l'état, la subvention doit éviter le dumping et optimaliser la valorisatiuon des produits (stockage, triage, vente groupée, ...).

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[19] JFPB envoyer un message personnel dit le 17/11/2009, 08:51

Blabla
C'est du blabla de technocrates et bureaucrates. Si la FAO a pour rôle de lutter contre la faim par le développement du secteur agricole, il en est inccapable, étouffé par sa bureaucratie et son manque d'encrage sur le terrain. Ils sont pauvres en stratégeie et considère encore la subvention massive des investissements comme l'axe d'intervention principal dans l'exploitation africaine. L'appui du secteur passe par un renforcement des organisations paysannes, l'implication et la responsabilisation des acteurs et l'ancrage des services, au détriement des "projets". Le jeu de subvention sur investissement doit être réduit au profit des réseaux de financement professionnels (secteur de micro-finance), encadrés par les fêtières et l'interprofession. Chaque acteur à son rôle et le plus grand défi du développement est de respecter les responsabilités respectives.

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[18] Degenève envoyer un message personnel dit le 16/11/2009, 23:33


J'adore votre réponse. Et donc, il faut cultiver les denrées alimentaires sans que cela soit rentable. C'est pour lors qu'on va voir s'effondrer totalement la productivité agricole, chaque paysans cultivant une parcelle qui lui permettra de survivre lui et sa famille plus la réserve indispensable pour pallier à une mauvaise année. Et si la productivité agricole s'effondre, la famine qui s'ensuivra sera bien pire que celle que nous connaissons. Votre réponse est du genre yaka-fôkon, mais manque du réalisme le plus élémentaire. Même si je ne conteste pas l'existence de gaspillages. Le fait est que l'agriculteur est le modèle le plus achevé du capitaliste. Une fois qu'il est persuadé sait 'avoir produit ce qui lui permet de subsister, il ne produira davantage que s'il est persuadé de faire du profit. Et il produira ce qui lui rapporte le plus pour le moins d'efforts. Face à cette mentalité, vos belles idées auront du mal à fa(...)

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[17] ExpatBelge envoyer un message personnel dit le 16/11/2009, 22:55

FERMIER
je suis mort de rire - la productivité des paysans africains est de 1/10 de l'entreprise européenne sur le même sol - à l'époque coloniale tout le monde mangeait à sa fin en afrique - les expériences socialistes, les tiers mondistes et tout les apôtres du développement ont fait de l'afrique le continent de la calamité - dernier exemple en date, le zimbabwe, où racisme corruption et népotisme ont détruit une économie agricole propsère - le suivant est l'afrique du sud - je sais de quoi je parle, j'y étais - la solution de la faim en afrique, c'est le retour du fermier blanc - mais ça fait enrager trop de monde ça, et c'est trop beau pour être vrai

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[16] fabriceclaes envoyer un message personnel dit le 16/11/2009, 22:31

@ [15] Degenève
Elles ont contribué à développer la RENTABILITE des denrées alimentaires. Il est tout à fait possible de nourrir la planète avec des méthodes d'agriculture traditionnelle (ou bio, c'est comme vous voulez). Ca reste une question de volonté politique avant tout. Ici, les agriculteurs se font de plus en plus rares. Il reste avant tout des grands propriétaires qui ont de grandes surfaces de terres qu'ils cultivent à grands renforts de pesticides et d'autres saloperies qui tuent le sol. Et lorsque ce sol sera devenu totalement stérile, on sera bien vus. Seule une agriculture respectueuse du sol et de l'environnement, nécessitant plus de main d'œuvre évidemment, est viable à long terme.

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[15] Degenève envoyer un message personnel dit le 16/11/2009, 22:12

@ [9] & [14] fabriceclaes
N'y aurait-il pas comme une contradiction entre ces deux messages? Si je suis tout disposé à admettre que si tout le monde consommait comme les Africains, il y aurait nettement assez de notre terre pour satisfaire aux besoins fondamentaux de notre terre. En revanche, je suis loin d'être persuadé que si tout le monde produisait comme les Africains (et sans pour autant insinuer qu'ils ne travaillent pas), la production mondiale suffirait à couvrir les besoins actuels. Parce que quoi que vous en pensiez, les méhodes de culture moderne - aussi contestables soit-elles sur le plan écologique - ont largement contribué à développer la production de denrées alimentaires.

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[14] fabriceclaes envoyer un message personnel dit le 16/11/2009, 21:32

@ [13] ExpatBelge
Il y a des industries très productives en Afrique. Mais ce qu'elles produisent, elles doivent l'exporter. Les paysans et les pêcheurs africains n'ont rien demandé à personne, et nos entreprises sont venues chez eux piller leur sous-sol, leur sol et leurs mers. La recherche de la productivité, que vous semblez considérer comme un bienfait, mènera la planète à sa perte. Les ressources de la nature ne sont pas illimitées. Les mers se vident à cause de la surpêche en Afrique aussi. Les sols s'appauvrissent à cause des saloperies qu'on parsème sur les champs. Les forêts disparaissent. Les mines ne vont pas tarder à se vider ... que va-t-il rester, avec votre productivité ? Le problème, c'est que les petits agriculteurs et les petits pêcheurs africains n'arrivent pas à vendre leurs produits, qui entrent en concurrence avec nos produits largement subventionnés. Moins simpl(ist)e, hein ?

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[13] ExpatBelge envoyer un message personnel dit le 16/11/2009, 21:12

POISSON
après avoir bossé de nombreuses années en afrique, je confirme ce que j'écris - la faim vient d'une productivité extrèmement faible - un pêcheur qui pêche trois poissons par jour mange trois fois plus que celui qui en pêche un par jour - tout simple hein?

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[12] fabriceclaes envoyer un message personnel dit le 16/11/2009, 20:57

@ [11] ExpatBelge
Ah ben oui, nous n'y avions pas pensé : les Européens sont courageux, ils bossent bien, donc ils gagnent de l'argent. Les pays pauvres sont peuplés de fainéants qui ne travaillent pas assez et qui n'ont pas de quoi gagner leur vie. Et donc, ils ne peuvent pas s'acheter à manger. Heureusement que vous êtes là pour nous apporter la lumière.

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[11] ExpatBelge envoyer un message personnel dit le 16/11/2009, 20:40

BOSSE DES MATHS
si tout le monde bossait comme des européens, il n'y aurait plus de faim dans le monde

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[10] Namur envoyer un message personnel dit le 16/11/2009, 19:08

@ycar
Je confirme les propos de fabriceclaes, vu que la terre produit actuellement de quoi nourir 11 à 12 milliards d'habitants, il est inutile de lancer la pièrre aux pays en voie de développement qui consomment plus de 10 fois moins qu'un américain et 4 fois moins qu'un européen (eau, nourriture, énergie, ....). Bref, le gaspillage, c'est bien ici qu'il se passe et les responsables des échanges mondiaux sont chez nous aussi. Alors, regardons d'abord ce que nous pouvons changer dans notre assiette!

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[9] fabriceclaes envoyer un message personnel dit le 16/11/2009, 17:12

@ [8] ycar
N'oubliez pas, avant de donner des leçons aux "bienveillantes ONG", que les pays où la densité de population est la plus élevée sont en général des pays dits "développés". Votre argument à la Pascal Sevran (qui a dit que le malheur de l'Afrique réside dans la "bite des nègres" (sic.) ) ne résiste pas à l'analyse. Si tout le monde consommait comme des Européens, il n'y aurait pas assez de trois planètes Terre. Si tout le monde consommait comme des Africains, il y aurait nettement assez de notre Terre pour satisfaire aux besoins fondamentaux du double de la population mondiale. Ce n'est pas un problème de nombre d'habitants, c'est un problème (entre autres) de répartition des richesses.

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[8] ycar envoyer un message personnel dit le 16/11/2009, 17:00

Mais encore ...
Oserais-je proposer aux bienveillantes ONG de financer aussi la contraception ? Nourrir toujours plus de personnes, cela épuise la terre, dont il convient en effet, de partager équitablement les ressources alimentaires entre les êtres.

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[7] caramelle envoyer un message personnel dit le 16/11/2009, 16:36

FAO le grand machin aussi
Si on compte sur la FAO pour régler les problèmes on va encore pouvoir attendre longtemps : directeur aux compétences non affirmée (c'est dit en "politiquement correct"), gestion aléatoire de ce grand machin, majorité de fonctionnaires par rapport aux gens de terrain, peu de contôle externe.... La seule chose qu'ils réclament c'est toujours plus d'argent sans dire clairement et autrement que par des phrases alambiquées comment ils vont les dépenser. Un audit externe ne serait pas de trop croyez moi. Mais il risque d'être désagréable à lire....

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[6] Degenève envoyer un message personnel dit le 16/11/2009, 16:09


La FAO existe depuis1945, soit 64 ans, et a été créée avec l'objectif d'éradiquer la faim dans la monde. Que les chefs de gouvernement réunis pour le sommet de la FAO se sentent obligés de réaffirmer cet objectif "à terme" constitue ce qu'il convient d'appeler un constat d'échec de cet organisation, même si cela traduit aussi une prise de conscience. On pourra certes disserter en long et en large sur els raisons de cet échec, mais c'est l'avenir qui importe. Sur lequel je suis pessimiste. En effet, qu'attendre de ce sommet où le bouffon Kadhaffi vient faire essayer de convertir les Italiennes à l'Islam et auquel participe Mugabe, un crétin qui est parvenu à faire d'un pays autosuffisant sur le plan alimentaire une nation assujettie à l'aide mondiale pour arriver à se nourrir. Manifestement des experts dont les idées éclairées vont faire progresser la discussion.

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