Van Rompuy : « Haute priorité » à la task force économique
Rédaction en ligne
mercredi 07 avril 2010, 18:37
s'abonner
Le président du Conseil européen a indiqué au parlement européen qu’il accordait une « haute priorité » aux délibérations de la task force économique.
Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a fait part mercredi de la « haute priorité » qu’il accordait aux délibérations du groupe de travail (« task force »), chargé d’examiner comment renforcer la surveillance économique et budgétaire en Europe. La mise sur pied de ce groupe de travail a été entérinée au dernier sommet européen, à la demande expresse de l’Allemagne, qui tient absolument à assurer l’orthodoxie budgétaire. Il sera placé sous la direction de M. Van Rompuy, en concertation avec la Commission européenne, et comptera des représentants des Etats membres, de la présidence tournante et de la BCE.
« Nous devons explorer tous les moyens possibles de renforcer la discipline fiscale et proposer un cadre pour la résolution de crises. Un renforcement de nos mécanismes est essentiel », a insisté M. Van Rompuy mercredi. « Quels textes légaux devront être éventuellement modifiés est une question ouverte, qui doit être étudiée tout en restant conscients des différentes procédures requises pour amender les divers instruments légaux », a-t-il poursuivi, laissant entendre qu’une nouvelle modification du traité pourrait s’avérer très délicate. M. Van Rompuy s’exprimait devant le Parlement européen, à l’occasion d’un débat consacré aux résultats du sommet. Pressé par les eurodéputés de les impliquer dans les travaux de la task force, il a indiqué qu’il réfléchirait à la question.
Climat : Van Rompuy juge insuffisants les efforts des partenaires de l’UE
Les engagements pris aujourd’hui par les grands pays industrialisés pour réduire leurs émissions de CO2 « ne suffisent pas » pour limiter le réchauffement climatique, a regretté Herman van Rompuy. Il a écarté en l’état une augmentation de l’effort de l’Union européenne, souhaité par des pays comme la Suède, le Danemark, ainsi que par les eurodéputés, mais qui est refusé par d’autres comme l’Italie et la Pologne.
« Ce qu’on a promis à Copenhague en matière de réduction du CO2 ne suffit pas pour limiter à 2 degrés Celsius l’augmentation de la température », a-t-il affirmé.
La commissaire européenne au Climat, Connie Hedegaard, doit fournir en juin une analyse sur les engagements de réduction pris par les autres pays industrialisés pour déterminer s’ils sont comparables à ceux de l’UE. A partir de cette analyse, les dirigeants européens décideront si l’UE augmente son effort et porte à 30 % contre 20 % aujourd’hui la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020. Cet effort supplémentaire est conditionné à des « réductions comparables » de la part des Etats-Unis et de plusieurs autres pays industrialisés, notamment du Canada et de l’Australie. Or l’engagement pris par les Etats-Unis représente une réduction de 3 % par rapport au niveau des émissions de 1990.
(afp)
