La paralysie du trafic aérien s’étend en Europe du Nord
Rédaction en ligne
vendredi 16 avril 2010, 08:00
Le trafic aérien est paralysé dans le nord de l’Europe à cause de l’éruption en Islande. Les espaces aériens de plusieurs pays ont été fermés. Ces perturbations pourraient durer deux jours.
(epa)
Le trafic aérien est paralysé dans le nord de l’Europe à cause des cendres crachées par un volcan en Islande, qui ont provoqué la fermeture jeudi des espaces aériens irlandais, britannique, danois, suédois, néerlandais, et belge, et affectent la France, l’Allemagne, la Pologne.
Ces perturbations « pourraient durer deux jours », tout dépendant « de la façon dont évoluera le nuage » de cendres, a indiqué Eurocontrol, l’Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne. L’organisation estime que 5.000 à 6.000 vols ont été annulés jeudi dans l’espace aérien européen, qui a totalisé quelque 21.000 vols.
La moitié des vols entre l’Amérique du nord et l’Europe devraient être annulés vendredi, a prévenu Eurocontrol. En Islande, des experts ont averti que l’éruption volcanique la deuxième en moins d’un mois, pourrait durer au moins plusieurs semaines.
L’espace britannique a été fermé dès 11h GMT. La Grande-Bretagne a prolongé la fermeture de ses aéroports de six heures, jusqu’à 18h GMT vendredi, ont annoncé dans la nuit les autorités aériennes britanniques. Seuls quelques vols au départ et à destination de l’Irlande du Nord et de l’Ecosse pourraient être autorisés entre minuit et 12h GMT vendredi.
Les compagnies aériennes australienne Qantas et néo-zélandaise Air New Zealand ont annoncé vendredi avoir annulé des vols vers l’Europe. Qantas a indiqué que ses vols vers Londres et Francfort risquaient de ne pas reprendre avant dimanche, alors que des milliers de passagers sont bloqués en Australie et en Asie. Air New Zealand a annulé deux vols vers Londres.
L’espace aérien irlandais était partiellement fermé depuis 11h GMT. L’espace belge a été totalement fermé à 16h30 et le restera jusqu’à vendredi 18h00 GMT. Celui des Pays-Bas a été fermé à 16h00 GMT. La compagnie néerlandaise KLM a annoncé l’annulation de tous ses vols jusqu’à vendredi 12h GMT. La Scandinavie a été fortement affectée. Au Danemark, l’espace aérien a fermé à 17h GMT, en Suède à 20h GMT. Le trafic a été interrompu en Norvège, et dans le nord de la Finlande. La compagnie aérienne scandinave SAS a supprimé 635 vols sur 870 prévus.
Le sud et l’Est également touchés
Les difficultés se sont progressivement étendues un peu plus au sud et à l’est. En France, les aéroports du nord et de la région parisienne resteront fermés jusqu’à vendredi 12h GMT au moins.
Le trafic aérien, arrêté depuis jeudi soir dans les aéroports de Berlin, Hambourg, Hanovre et Brême (nord), a également été interrompu dans la nuit à l’aéroport de Düsseldorf (ouest), tandis que celui de Francfort était menacé vendredi matin par les cendres venues d’Islande. Environ 140 vols, soit plus de 10 % du trafic quotidien, ont été annulés à l’aéroport de Francfort, le premier d’Allemagne et troisième du continent.
La Pologne, où sont attendues samedi et dimanche plus de 70 délégations du monde entier pour les obsèques du président Lech Kaczynski, a également fermé son espace aérien dans le nord du pays jeudi à partir de 18h GMT jusqu’à nouvel avis.
(afp)