Afghanistan : le fondateur de Wikileaks évoque des « crimes de guerre »

Rédaction en ligne

lundi 26 juillet 2010, 17:13

Le fondateur du site Wikileaks a défendu la publication dans la presse de milliers de documents confidentiels ayant notamment trait aux pertes civiles en Afghanistan et qui révèlent, selon lui, de possibles « crimes de guerre » commis par la coalition internationale.

Afghanistan : le fondateur de Wikileaks évoque des « crimes de guerre »

Julian Assange, AFP

« Il revient à un tribunal de dire clairement si on est en présence ou non d’un crime. Cela dit, à première vue, il semble qu’il y ait des preuves de crimes de guerre dans ces documents », a déclaré Julian Assange lors d’une conférence de presse à Londres, évoquant des « milliers » de cas.

Des rapports classifiés sur les opérations militaires en Afghanistan ont été diffusés par le site Wikileaks et publiés par plusieurs médias lundi.

Pour Julian Assange, ces informations « permettent de comprendre ce qu’a été la guerre au cours des six dernières années » et démontrent que « le cours de la guerre doit changer ».

Les Etats-Unis ont aussitôt dénoncé « des fuites irresponsables » susceptibles de « menacer la sécurité nationale » américaine.

« Nous sommes habitués au fait que ceux dont nous dénonçons les abus essaient de (nous) discréditer (…). Nous ne voyons pas autre chose dans la réponse de la Maison Blanche », a réagi Julian Assange.

Interrogé sur la nature des sources invoquées, l’ancien hacker et informaticien australien a répondu : « Nous n’avons aucune raison de douter de la fiabilité de ces documents ».

Wikileaks, un site d’analyse politique

Wikileaks, fondé en décembre 2006, est un site web d’information et d’analyse politique spécialisé dans le renseignement. Il se veut « la première agence de renseignement du peuple » et fait appel à des contributeurs anonymes.

« C’est le rôle du journalisme que de s’en prendre aux puissants et lorsqu’ils sont mis au défi, il y a toujours des réactions », a confié M. Assange au quotidien britannique The Guardian de lundi.

Wikileaks s’est fait connaître en 2009 en publiant des documents internes à la compagnie multinationale Trafigura impliquée dans l’affaire du déversement de produits toxiques en Côte d’Ivoire.

Jusqu’à présent, son principal scoop avait été la publication d’une vidéo en avril dernier montrant une attaque d’hélicoptère Apache à Bagdad en 2007, lors de laquelle une dizaine de civils avaient été tués dont deux employés de l’agence de presse Reuters.

Selon M. Assange, le site fonctionne à partir de serveurs en Suède et en Belgique, deux pays aux législations favorables à la protection des sources. Il emploie une demi-douzaine de volontaires à plein-temps et fait appel à des experts, a indiqué de son côté le New York Times.

En mai dernier, M. Assange s’est vu brièvement confisquer son passeport par les autorités australiennes et, selon lui, ses avocats lui ont recommandé en juin de ne pas se rendre aux Etats-Unis.

La Maison Blanche estime que Wikileaks « n’est pas un site d’information objectif mais plutôt une organisation qui s’oppose à la politique américaine en Afghanistan », selon un responsable s’exprimant sous couvert de l’anonymat.

Mais M. Assange estime, dans une interview au New York Times lundi, que ces publications « montrent non seulement les événements graves mais aussi le côté sordide de la guerre, de la mort d’un enfant aux opérations majeures qui tuent des centaines de personnes ».

(AFP)

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[24] Labradordit le 30/07/2010, 00:27



Vu les pressions et les divisions qui s?ssent aujourd'hui en Belgique, il est urgent que Wikileaks choisisse un autre pays que la Belgique pour son serveur. On a trop de probl?s chez nous que pour en ajouter d'autres qui ne nous concernent pas.

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[23] Max1401dit le 27/07/2010, 08:55



Balaen_bis ben c'est qu'il change d'avis comme de chemise car dans une interview sur euronews il disait l'inverse... ;-)

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[22] Balaen_bisdit le 26/07/2010, 20:55



@Max : tr?"parlant" votre comparaison avec Roberto Saviano... (et donc entre le pouvoir des USA et celui de la mafia alli??erlusconi ). Mais en ce qui concerne Saviano, je dois vous rassurer. J'ai entendu une interview de lui assez r?mment sur France-Culture, et si il n'a pas la vie facile, il ne regrette absolument pas la publication de son livre, ni le succ?de celui-ci...

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[21] Louise_2011dit le 26/07/2010, 19:34



J'esp? que la justice am?caine va poursuivre ce bonhomme qui se moque pas mal des d?ts que ses r?lations peuvent faire. S'il aime tant la paix qu'il aille parler ?es Talibans champions de la d?cratie et de l'?lit?

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[20] netpal2udit le 26/07/2010, 18:40



Si Phil9232 ?it l?. A oui Allen West n'est pas un "blanc" mais est-ce important?. En 2012 WEST contre OBAMA? Et Palin aux chiottes.. (d?l? Bon c'est moi qui doit partir ?'a?port maintanant ?lus.

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