Nouvelles inondations dans le sud du Pakistan
Rédaction en ligne
samedi 21 août 2010, 15:17
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De nouvelles inondations dues à la crue du fleuve Indus ont entraîné l’évacuation de plus de 150.000 habitants dans le sud du Pakistan. La décrue ne devrait commencer que dans quelques jours.
©AFP
Les inondations ont submergé plusieurs dizaines de localités dans le secteur de Thatta, dans la province du Sindh (sud). « Nous avons évacué plus de 150.000 personnes au cours des dernières 24h », a expliqué M. Somroo.
Le FMI appelle à une réévaluation du budget
L’étendue de la catastrophe au Pakistan, victime d’inondations massives, rend nécessaire un nouvel examen du budget et des perspectives économiques du pays, a estimé indiqué samedi le Fonds monétaire international (FMI), qui doit rencontrer des dirigeants du pays.
“L’échelle de la tragédie signifie que le budget et les perspectives économiques du pays, qui sont soutenus par un programme financé par le FMI, devront être réévalués”, a déclaré Masood Ahmed, directeur pour la région du Moyen-Orient et de l’Asie centrale auprès du Fonds.
Les gigantesques inondations provoquées par les pluies torrentielles de la mousson qui ont affecté un cinquième du Pakistan et 20 millions de personnes “vont poser un défi économique considérable au peuple et au gouvernement du Pakistan”, a souligné M. Ahmed.
“Nous nous réjouissons à l’idée de rencontrer des représentants du gouvernement pakistanais à Washington la semaine prochaine pour évaluer l’impact économique des inondations, jauger les mesures qu’ils prennent pour faire face à cet impact, et discuter de manières selon lesquelles le FMI peut aider le Pakistan à ce moment difficile”, a ajouté le directeur, réitérant le soutien de l’institution au pays.
Le Pakistan a déjà reçu plus de 95% d’un prêt sur 23 mois qui lui avait été accordé en novembre 2008 par le FMI pour combattre les effets de la crise économique mondiale dans le pays, soit 7,27 milliards de dollars.
(D’après AFP)
Environ 600.000 personnes se trouvent déjà dans des camps de réfugiés établis en différents endroits du Sindh après les inondations qui ont débuté le mois dernier. Elles ont affecté 20 millions de personnes et environ un cinquième du territoire pakistanais. Au moins six millions de personnes se sont retrouvées sans-abri à la suite de la catastrophe naturelle, qui a fait quelque 1.500 morts et dont le coût économique devrait atteindre les milliards d’euros.
Les inondations ont commencé le 29 juillet dans le nord-ouest du Pakistan après des pluies de mousson exceptionnelles et ont depuis submergé des milliers de localités dans les provinces du Pendjab et du Sindh. Si les chutes de pluie ont baissé d’intensité, les inondations se poursuivent dans certaines zones de la province du Sindh, en raison des crues du fleuve Indus.
Selon les prévisions, la décrue devrait commencer au cours des prochains jours, après le déversement de l’excédent d’eau des fleuves en Mer d’Oman. Mais les rescapés ne trouveront à leur retour qu’un paysage dévasté : maisons, routes, infrastructures, ponts et cultures ont été emportés et noyés.
Des groupes humanitaires locaux, les armées pakistanaise et américaine, des organisations d’aide internationales ont acheminé vivres, eau, abris, et soins médicaux à des centaines de milliers de personnes, mais la distribution est chaotique et certains, parmi les sinistrés, n’ont encore bénéficié d’aucune aide.
Pas de menace directe d’épidémie
Parveen Roshan, qui a trouvé refuge dans un camp de la région de Sukkur, explique qu’il est difficile de pouvoir accéder aux vivres déposés par des camions. « Je suis une veuve, et mes enfants sont trop petits pour pouvoir pendre la nourriture dans la bousculade et le chaos. Comment une faible femme peut lutter avec des hommes pour attraper de la nourriture ? » Le chef de l’Organisation mondiale de la santé au Pakistan a déclaré vendredi qu’il y avait eu des « cas sporadiques » de choléra parmi les millions de sinistrés, dont nombre vivent dans des conditions insalubres. Mais Guido Sabatinelli s’est déclaré « optimiste » quant au fait qu’il n’y avait « pas de menace immédiate d’épidémie de choléra ». Les Nations unies ont demandé le déblocage de 460 millions de dollars (361 millions d’euros) en aide d’urgence.
(D’après AP)
