Les chiliens ont un plan B et m? un plan C. A c? nos politiciens sont des incapables.
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Rédaction en ligne
dimanche 05 septembre 2010, 14:10
EPA
Les familles des 33 mineurs devaient ponctuer ce sombre anniversaire à leur manière. « On va tous faire retentir des klaxons et des sifflets à 14H30 locales (18H30 GMT) », a déclaré à l’AFP Elizabeth Segovia, soeur de Dario Segovia, l’un des mineurs pris au piège de l’éboulement survenu le 5 août dans la mine de San José, à 800 km au nord de Santiago.
« Nous avons aussi préparé des chansons pour les mineurs », a-t-elle dit sous le coup de l’émotion, en parlant de la « douleur » des familles à cette occasion.
Car si le contact avec les miraculés a été établi le 22 août provoquant l’euphorie générale, les mineurs ne devraient pas être secourus et sortir de terre avant fin novembre ou début décembre, selon les autorités chiliennes.
Les « 33 », devenus des héros planétaires, ont déjà battu un triste record pour ce type d’accident, détenu par des mineurs chinois qui étaient restés bloqués au fond d’une mine pendant 25 jours, en 2009.
Le ministre chilien de la Santé Jaime Manalich a assuré qu’officiellement, rien n’était prévu pour marquer le cap des 30 jours ensevelis. « Ce qui est prévu, c’est une bonne célébration le 18 septembre », jour du bicentenaire de l’indépendance du Chili.
Entretemps, les mineurs et leurs proches, qui campent depuis des semaines près de la mine, continuent à recevoir des soutiens de toutes parts.
Samedi, quatre des 16 survivants de la tragédie aérienne des Andes en 1972 sont venus apporter un message « d’espoir ».
« Qu’ils ne s’inquiètent pas ! Ils sortiront, car les secouristes sont très compétents et leurs familles les attendent », a déclaré l’un d’eux, José Luis Inciarte, avant d’embrasser la soeur d’un mineur.
Ces Uruguayens avaient survécu 72 jours dans les montagnes du Chili après le crash de leur avion qui les emmenait à Santiago pour jouer un match de rugby.
Pour améliorer les communications entre les mineurs et leurs proches, un nouveau système de visioconférence par fibre optique a commencé à fonctionner samedi. En plus de pouvoir parler avec les 33 miraculés, les familles peuvent désormais les observer. En revanche, l’inverse est impossible.
Les opérations, elles aussi sans précédent, pour remonter les mineurs à la surface dureront trois à quatre mois, selon les autorités.
Samedi, l’excavatrice Strata 950, qui a commencé à creuser lundi dernier le principal puits de secours pour remonter les mineurs, avait progressé de 42 mètres, selon René Aguilar, responsable de la gestion des risques au sein des secours.
Dimanche, une deuxième machine devait commencer à élargir un autre conduit pour faire passer des objets plus larges aux mineurs.
Ultérieurement, cette voie pourrait constituer un « plan B ».
Un « plan C » est aussi à l’étude avec le percement d’un nouveau puits dans deux semaines à l’aide d’une foreuse pétrolière.
Le cas des 33 mineurs « est sans précédent, par la profondeur où ils sont, le temps qu’ils ont survécu », a déclaré le chef de mission de la Nasa Michael Duncan, venu en renfort pour aider les secouristes chiliens.
Les mineurs chiliens sont des héros planétaires. Ils ont dialogué avec leur chef de l’Etat, reçu des chapelets bénis par le pape, un chèque de 10.000 dollars d’un mécène, des maillots dédicacés de l’équipe nationale de football et leurs visages ont fait le tour du monde.
L’odysée des « 33 » s’inscrit déjà sur des tee-shirts. Leurs premiers mots écrits ramenés par une sonde (« Nous allons bien, les 33 dans le refuge ») seront une marque déposée. Ils ont inspiré des chansons, et un film est en production sur le site de la mine à San José.
(D’après AFP)