Le Hezbollah serait impliqué dans l’assassinat d’Hariri
Rédaction en ligne
mardi 23 novembre 2010, 06:54
Des enquêteurs de l’ONU et un officier libanais ont découvert des preuves impliquant le Hezbollah dans l’assassinat en février 2005 de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, a rapporté la CBC, la télévision publique canadienne.
Rafic Hariri, Belga
Les découvertes de la Commission d’enquête indépendante internationale de l’ONU sont basées sur des examens d’appels téléphoniques et montrent que des responsables du Hezbollah ont communiqué avec des propriétaires de téléphones portables utilisés pour coordonner l’explosion qui a tué Hariri, selon la CBC.
La télévision canadienne ajoute que le chef du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), Daniel Bellemare, a refusé de commenter ces informations.
Ces découvertes constitueraient un développement majeur dans l’enquête qui dure depuis plus de cinq ans et qui a, au départ, impliqué des responsables syriens et des Libanais pro-syriens.
La CBC suggère également que la commission de l’ONU n’aurait pas suffisamment protégé un officier libanais, le colonel Wissam Eid, tué après avoir aidé l’ONU à éclaircir le mystère.
Wissam Eid, ancien étudiant en informatique, avait procédé à une étude des appels téléphoniques de tous les portables utilisés dans les environs de l’hôtel St. George où le convoi de Hariri avait été pris pour cible.
Il avait rapidement établi l’existence d’un réseau de téléphones utilisés par les assassins. Il avait ensuite établi un lien avec une ligne fixe d’un hôpital du Hezbollah dans le sud de Beyrouth et une poignée de téléphones portables utilisés par le Hezbollah.
(Belga)