La révolte gronde au Maghreb et Moyen-Orient : le point
Rédaction en ligne
mardi 22 février 2011, 21:28
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Voici les derniers développements au Maghreb et au Moyen-Orient, où une vague de contestation sociale et politique sans précédent est réprimée, parfois dans le sang, par des régimes autoritaires.
Manifestatins au Yemen, AP
LIBYE
Mouammar Kadhafi a juré de rétablir l’ordre et brandi la menace d’une répression sanglante. Promettant de se battre « jusqu’à la dernière goutte » de son sang, il a appelé la police et l’armée à reprendre la situation en main et assuré que tout manifestant armé méritait la « peine de mort ».
Les violences meurtrières d’abord concentrées à Benghazi, deuxième ville du pays à 1.000 km à l’est de Tripoli, ont touché la capitale dimanche soir. D’après Human Rights Watch (HRW), la répression a fait depuis « au moins 62 » morts à Tripoli.
YEMEN
Des heurts entre des milliers de manifestants et des partisans du régime munis de matraques et de poignards ont fait cinq blessés à Sanaa, alors que le pouvoir mobilisait ses troupes pour une manifestation d’envergure mercredi.
Un millier de protestataires ont passé leur deuxième nuit consécutive sur une place attenant à l’Université de Sanaa.
BAHREIN
Le centre de Manama a été le théâtre d’une manifestation massive pour exiger la chute du gouvernement, malgré des tentatives de conciliation du régime de ce petit Etat du Golfe dont le roi se rend mercredi chez son allié saoudien.
Au soir de cette journée de mobilisation, qui s’est terminée sans incident, l’opposition, dominée par les chiites, a réitéré son exigence d’une monarchie constitutionnelle dans cet archipel où règne la lignée sunnite des Al-Khalifa.
MAROC
La police marocaine a dispersé avec fermeté lundi soir un petit groupe de manifestants qui voulait organiser un sit-in à Rabat. Une cinquantaine de personnes s’étaient rassemblées au lendemain de manifestations dans de nombreuses villes pour réclamer des réformes politiques.
L’un des initiateurs de la manifestation du 20 février, Oussama Khlifi, a appelé à la tenue de sit-in quotidiens pour poursuivre la mobilisation.
TUNISIE
La Tunisie a officiellement réclamé lundi à l’Arabie saoudite l’extradition de Leïla Trabelsi, l’épouse du président déchu Ben Ali, et engagé la bataille de la dissolution du Rassemblement constitutionnel démocratique, RCD, le parti de l’ex-dirigeant.
Les autorités ont annoncé l’arrestation de l’assassin présumé du prêtre polonais retrouvé égorgé vendredi près de Tunis, un menuisier tunisien qui travaillait dans l’école où le religieux a été découvert mort.
EGYPTE
L’Egypte a remanié son gouvernement de transition, une douzaine de jours après la chute du président Hosni Moubarak, supprimant le controversé ministère de l’Information mais maintenant à leur poste les ministres de la Défense, des Affaires étrangères, de l’Intérieur et des Finances.
L’armée égyptienne a renforcé sa présence à la frontière avec la Libye pour assurer le passage des ressortissants égyptiens fuyant le pays.
IRAK
Environ 4.000 personnes ont manifesté à Souleimaniyeh, au Kurdistan irakien, contre les deux partis traditionnels de cette région où trois jeunes ont été tués depuis jeudi, alors qu’au moins 27 autres, dont une majorité de policiers, ont été blessées dans des affrontements dans la ville voisine de Halabja.
JORDANIE
Une vingtaine de partisans du régime ont tenté mardi de disperser un rassemblement de près de 200 jeunes qui réclamaient des réformes devant le siège de la présidence du conseil à Amman, selon un responsable du parti National Populaire, Fakher Da’ass.
(AFP)
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Il y a peu de temps, la presse internationale décrivait Paris en état de siège. Nous, qui sommes à quelques centaines de Km, savions qu'il s'agissait tout au plus de quelques voitures en feu dans un quartier chaud d'un arrondissement de Paris. Un groupe de 200 jeunes qui réclament des réformes, est-ce vraiment significatif ou un peu d'huile jeté sur le feu par les agences de presse ?
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En tenant compte du facteur « héritage », la moyenne de l'exercice de l'autorité suprême pour les chefs d'État en place tourne autour d'une vénérable trentaine. Leurs qualifications, elles, sont d'ordre militaire ou apparenté, c'est-à-dire que lorsqu'ils ne sont pas issus de la Grande Muette, ils ont jugé sage de s'y enrôler - pour la forme, bien entendu, et jamais à un grade inférieur à celui de colonel -, comme si le prestige de l'uniforme était de nature, à lui seul, à palier un désolant manque d'expérience. Si l'on excepte le « akh Mouammar », auteur le 1er septembre 1969 d'un coup d'État qui fit couler pas mal d'encre mais très peu de sang, le raïs égyptien fut le successeur de deux colonels (Nasser jusqu'en 1970, puis Sadate jusqu'en 1981) qui restèrent en place près de trois décennies. D'ailleurs, on se plaît à souligner dans le monde arabe que si Hosni Moubarak a survécu à non moins de cinq présidents américains, Kadhafi aura côtoyé, lui, trois présidents égyptiens, avec un inégal bonheur il est vrai. <br/>
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Politiciens Européens pas clean du tout L'occasion est rêvée pour les nations Européennes de se solidariser avec les pays dont sont originaires les "immigrés" je dirais plutôt les déportés afin de globaliser les problèmes et les solutions. <br/>Il est temps que les chrétiens d'Europe se lèvent ensemble pour mettre fin à la main mise du lobby international sur le pourvoir et par delà le destin de millions d'Européens <br/>Comme il est temps que les nord Africains se débarrassent de leurs tyrans pour construire leur avenir sur leurs terres. <br/>Bref il est temps que l'Europe tourne la page du colonialisme pour éviter une guerre inédite qui sera interminable