« Contre l’Europe qui prépare la droite »
Rédaction en ligne
samedi 09 avril 2011, 18:02
Environ 50.000 personnes ont manifesté à Budapest pour une Europe plus sociale. Une forte présence syndicale belge était présente pour protester contre « l’Europe qui prépare la droite ».
(afp)
Environ 50.000 personnes ont participé samedi à la manifestation organisée à l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES) dans la capitale hongroise Budapest. Un nombre beaucoup élevé que les 30.000 manifestants attendus, selon des décomptes de l’organisation et de la police. La manifestation s’est déroulée dans le calme et sans incident.
Les présidents et représentants des syndicats étrangers, dont une forte présence belge, avaient pris place en tête de la manifestation. Etaient notamment présents le président de la FGTB Rudy De Leeuw, le président de la CGSLB Jan Vercamst, la secrétaire nationale de la CSC Ann Vermorgen et le secrétaire général du syndicat chrétien Claude Rollin. Le président de la CSC Luc Cortebeeck était absent pour raisons de santé.
« Nous sommes ici aujourd’hui pour protester contre l’Europe qui prépare la droite. Nous voulons une Europe sociale », a déclaré Rudy De Leeuw. Selon lui, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont trois objectifs en tête : « diminuer les pensions et les allocations, réduire les dépenses des services publics, et mettre les pays européens en concurrence afin de modérer les salaires. Les riches deviendront dès lors plus riches, et les pauvres plus pauvres », a lancé M. De Leeuw.
A ses yeux, le modèle économique allemand recommandé par Angela Merkel pour le reste de l’Europe doit son succès aux déséquilibres qu’il crée. « Le succès du modèle allemand est basé sur les bons produits qui y sont fabriqués, mais il est également bâti sur l’affaiblissement de la position concurrentielle des pays voisins », a-t-il encore commenté.
Les syndicats belges en parfaite entente
Les syndicats belges ont marché en parfaite entente samedi. De Leeuw a cependant jugé « logique qu’il subsiste un nombre de cicatrices », mais souligné que c’est dans l’intérêt des travailleurs qu’un front commun avait été formé. « Nous osons toutefois également prendre nos responsabilités seuls », a-t-il conclu.
La semaine prochaine, à une date qui n’est pas encore fixée, une nouvelle rencontre est prévue entre la CSC et la FGTB. Les deux syndicats tenteront à cette occasion d’arrondir les angles et aborderont la question de la collaboration future des deux organisations.
Vos réactions
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@VanPeterboum l'homme qui était à l'époque l'ardent défenseur des actionnaires et des financiers de Fortis (ex. Ping An). Pourquoi? Parce qu'à ce moment-là sa cible était Reynders et le Gouvernement. Une autre fois il essayera, tout aussi maladroitement, de descendre en flammes l'Église, l'enseignement, les directeurs, les profs, la Ministre de l'éducation, le Ministre des finances, le 1er ministre,...Quand on critique systématiquement tout, on perd toute crédibilité. Vous critiquez pour critiquer, par pure provocation. On ne construit pas une société sur des critiques systématiques. Cette attitude conduit droit à des régimes dictatoriaux.
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LES ETATS PRETENT A 1% AUX BANQUES QUI PRETENT A 10% AU PORTUGAL ET A 14% A LA GRECE. . . . . L'Euro peu, c'est tout pour les actionnaires et les financiers. On comprend mieux certains manifestants qui la qualifient de 4 ieme Reich.
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[28]Blake M. Si les PIIGS sont dans cette situation, c'est parce qu'ils ont eu accès à une offre de crédit bon marché qu'ils n'auraient jamais eu sans l'euro. Avec l'euro, ils ont pu utiliser la bonne réputation d'emprunteurs de pays comme l'Allemagne pour bénéficier de taux très bas, leur permettant d'emprunter de façon irresponsable soit par la dette privée aboutissant à une économie bullaire (Espagne, Irlande) soit par la dette publique aboutissant à l'expansion bureaucratique (Portugal, Italie, Grèce,...) « L'Europe : vous avez aimé nos problèmes ? Vous allez adorer nos solutions ! »
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creuse => creusent
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Une Europe plus sociale signifie: une Europe où plus de gens travaillent encore moins que maintenant pour plus d'argent. Qui va payer toute cette paresse?