Un fonds pour aider la rébellion libyenne

Rédaction en ligne

mercredi 13 avril 2011, 23:58

Le Groupe de contact sur la Libye a annoncé au Qatar la création d’un fonds pour aider la rébellion et réitéré la nécessité d’un départ du colonel Mouammar Kadhafi pour régler la crise.

Un fonds pour aider la rébellion libyenne

©AFP

Lors de sa première réunion à Doha, le Groupe a souligné la nécessité de fournir aux rebelles qui tiennent l’Est de la Libye les moyens de se défendre, tout en se refusant à inclure explicitement dans cette aide des équipements militaires.

Cette réunion, placée sous la coprésidence de la Grande-Bretagne et du Qatar, a réuni une vingtaine de pays et d’organisations près de quatre semaines après le début le 19 mars d’une intervention militaire multinationale sous mandat de l’ONU pour protéger les populations civiles.

Selon le communiqué final, le Groupe de contact a décidé « la mise en place d’un mécanisme financier temporaire » pour doter le Conseil national de transition (CNT), l’organe politique de la rébellion, « des moyens pour gérer les aides et répondre aux besoins urgents » des régions contrôlées par la rébellion.

Aucune indication n’a été donnée sur la dotation de ce fonds, mais la rébellion avait indiqué avant la réunion qu’elle attendait que des fonds gelés dans le cadre des sanctions contre le régime Kadhafi soient mis à sa disposition.

Le Groupe a déclaré que le CNT était le représentant « légitime » du peuple libyen, et répété la nécessité du départ du colonel Kadhafi, à la tête du pays depuis bientôt 42 ans, pour mettre un terme à la crise, selon le communiqué.

Le Groupe a également décidé de fournir un soutien à la rébellion, dont « un soutien matériel » en accord avec les résolutions 1970 et 1973 de l’ONU, qui prévoient notamment un embargo sur les armes.

Interrogés sur la portée de cette décision, les ministres britannique et italien des Affaires Etrangères, William Hague et Franco Frattini, ont semblé diverger.

M. Hague a évoqué la fourniture de moyens de communications, mais M. Frattini a estimé que « la résolution 1973 n’interdit pas de fournir des armes, des armes non offensives, des armes d’auto-défense ».

Le Premier ministre du Qatar, Hamad ben Jassem ben Jabr Al-Thani, a souligné que « le peuple libyen a le droit d’assurer sa défense face aux attaques continues des forces pro-Kadhafi ». « L’autodéfense nécessite des équipements, qui ne soient pas offensifs mais défensifs ».

Armes défensives

Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a pour sa part exclu d’aider les rebelles. Il est envisagé de « les aider à se financer, à se renforcer, mais il n’a pas été question de livraisons d’armes ».

La rébellion a indiqué qu’elle pourrait demander à certains Etats de la coalition internationale des armes « défensives » pour protéger les civils. Mahmoud Chammam, responsable de l’information au sein du CNT, a en outre exclu que le Conseil finance l’achat d’armes grâce au nouveau fonds, assurant que ce dernier devrait « répondre aux besoins de base du peuple libyen ».

A l’ouverture de la réunion, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a exhorté la communauté internationale à rester soudée, pour prévenir une tragédie humanitaire dans ce pays de six millions d’habitants, dont près de 3,6 millions pourraient avoir besoin d’aide internationale.

Le CNT a réclamé, à Doha, un accroissement des frappes de l’Otan « contre les chars et les sites de lancement de missiles » des forces loyalistes.

Deux partenaires majeurs de la coalition, la France et la Grande-Bretagne, ont demandé une action plus vigoureuse de l’Otan, qui a pris le commandement des opérations le 31 mars.

Le Premier ministre britannique David Cameron et le président français Nicolas Sarkozy ont partagé à l’Elysée un dîner consacré à la situation.

« Je vais parler avec le président Sarkozy de ce que nous pouvons faire de plus, de la manière dont nous pouvons aider l’opposition (libyenne), de la façon de faire davantage pression militairement au travers de l’Otan, de ce que nous pouvons faire pour atteindre ce régime et les choses épouvantables qu’ils font », a dit M. Cameron à la chaîne Sky News avant la rencontre.

Réunion de l’Otan ce jeudi

Une réunion de l’Otan est prévue jeudi à Berlin, à laquelle doit participer la secrétaire d’Etat Hillary Clinton qui a défendu le rôle de l’organisation transatlantique.

Un dirigeant rebelle, Mahmoud Jibril, s’entretiendra avec des responsables américains à Washington à partir de jeudi, a annoncé le département d’Etat.

Les Etats-Unis qui avaient pris le commandement de la coalition dans un premier temps, avant d’annoncer le retrait de leurs appareils d’attaque au sol, ont révélé mercredi que des avions de combats américains bombardaient toujours la défense aérienne libyenne.

Ajdabiya aux mains des rebelles

Sur le terrain, les forces rebelles ont repris la ville stratégique d’Ajdabiya (est) -à 160 km au sud de Benghazi, fief des insurgés –, théâtre de combats meurtriers ces derniers jours, mais les unités pro-Kadhafi y maintenaient leur pression.

Deux grosses explosions ont retenti mercredi à Tripoli. L’Otan a annoncé avoir bombardé des dépôts de munitions près d’Al-Aziziya, à une vingtaine de km au sud-ouest de la capitale.

Plus tôt, l’agence officielle libyenne avait fait état de raids aériens de l’Otan sur Misrata et Al-Aziziya (ouest) ainsi que sur Syrte, la ville natale du colonel Kadhafi, à 600 km à l’est de Tripoli.

Le nouveau ministre libyen des Affaires étrangères Abdelati Laabidi est arrivé de son côté à Chypre pour rencontrer jeudi son homologue chypriote Marcos Kyprianou.

(D’après AFP)

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Quelques règles de bonne conduite avant de réagir
[8] Gecko80 dit le 16/04/2011, 16:46

D'un coté les anciennes puissances mondiales et leurs vassaux, désireux de renverser le régime d'un pays souverain, de l'autre les pays du brics - puissances émergeantes - désireux de sauvegarder l'intégrité d'un pays... La guerre civile libyenne sera-t'elle une nouvelle guerre d'Espagne, avant un grand embrasement entre anciennes puissances mondiales et puissances émergeantes? Ce qui est sûr, c'est que l'histoire se souviendra de Mouammar Kadhafi, comme celui qui s'est dressé contre la dictature de la puissance économique occidentale et qui a réussi à la faire reculer, ou à se sacrifier en martyr.

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[7] Pofpof dit le 15/04/2011, 19:38

Financer des islamistes avec mon argent!? Ça va pas???

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[6] leble2 dit le 14/04/2011, 16:48

Si ce sont les interets de Total qui sont en jeux, Total peut participer à cet éventuel fond.

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[5] goldenleaf_elephant dit le 14/04/2011, 16:40

N'importe quoi... Subsidier Al Qaeda and co ou and co and Al Qaeda....ca devient de plus en plus grotesque ...C'est vrai qu'on est allie maintenant!

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[4] Bolo dit le 14/04/2011, 11:37

Donner de l'argent à un pays qui regorge de richesse !! C'est donner de l'argent à un héritier uniquement parce que le Papy y veut pas partir ! Et que l'héritier, il est sympa parce que son intérêt c'est d'avoir le magot ! Mais combien d'héritiers ne font pas mieux que le Papy par après, pire parfois ! L'ami Ouattara qui vient de dégommer Gbagbo, il n'est pas mieux...il suffit de parcourir son CV ! En Libye, on n'a même pas le CV des auto-proclamés !!

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