La Norvège a son « 22/7 »
DAMIEN SPLEETERS
samedi 23 juillet 2011, 14:45
Le double attentat a fait au moins 91 morts. Résumé d’un vendredi noir.
Scènes apocalyptiques vendredi après-midi au centre-ville d’Oslo après l’explosion d’une bombe près du siège du gouvernement. Sirènes hurlantes dans le silence qui couvre les lieux comme une lourde poussière. Il est 15h26 et personne n’est encore en mesure de savoir exactement ce qui s’est passé. Les autorités font rapidement état de deux victimes. Un bilan qui sera revu à la hausse au cours de la soirée, pour monter à sept victimes, alors que les blessés sont soignés à même le sol dans les rues qui entourent les lieux du drame.
On ne peut que s’étonner d’un bilan humain si « léger » à la vue des premières images des bâtiments éventrés, fenêtres soufflées, d’où s’échappe encore une fumée noire. De nombreux fonctionnaires avaient déjà quitté les bureaux. Les rues passantes étaient plus vides que d’habitude en cette période estivale.
Quelque temps après l’explosion, les premiers éléments commencent à tomber : il s’agit d’un attentat à la bombe. Les explosifs étaient disposés dans une voiture. Le Premier Ministre norvégien Stoltenberg s’exprime : il est sain et sauf, il est trop tôt pour parler d’une attaque terroriste.
Alors que des victimes sont toujours coincées sous les décombres, la police prend des mesures de sécurité : les bureaux des médias norvégiens sont évacués, les voitures en provenance et à destination de l’aéroport sont systématiquement fouillées. D’autres bombes sont peut-être encore sur place, le centre-ville est évacué.
Pendant ce temps, à moins d’une heure de route de la capitale, un autre drame se joue. Il est 17h19, une fusillade vient d’éclater sur la petite île d’Utoya qui accueillait un rassemblement de jeunes du parti du Premier Ministre. Un homme, déguisé en agent de police, s’y est présenté avant d’ouvrir le feu sur la foule.
19h, la police se prépare à entrer sur l’île, alors que la fusillade continue. Quelques minutes plus tard, le tireur est arrêté. Une première description est rapportée : il s’agit d’un homme « grand, blond et d’apparence nordique ». La police établit assez rapidement un lien entre la fusillade et l’explosion. Sur l’île, la situation est confuse, la police parlera d’abord de quatre, puis de dix morts, avant de revoir le bilan à la hausse dans la matinée de ce samedi : 84 jeunes personnes seraient tombées sous les balles du tireur, portant le nombre de victimes à 91, avec de nombreux blessés.
Vendredi soir, la police favorisait la piste d’une seule et même personne derrière les deux attaques. Le suspect, arrêté après la fusillade d’Utoya, aurait été aperçu sur les lieux de l’explosion à Oslo.
S’exprimant dans la soirée, le Premier Ministre norvégien Stoltenberg affirmait qu’il fallait « répondre à la violence avec davantage de démocratie » et que « personne ne pourrait nous [les Norvégiens] faire taire avec des bombes. »
Alors que l’attention s’est très vite portée vers le terrorisme islamiste, certains médias rapportant que le groupe Ansar al-Jihad al-Alami aurait revendiqué l’attaque, cette hypothèse semble moins privilégiée : le suspect arrêté, qui a peut-être des complices, est un homme de 32 ans, décrit comme un « fondamentaliste chrétien » par la police d’Oslo, avec « des traits politiques penchant vers la droite ». La police continue son enquête. Les prochaines heures, les prochains jours, devraient apporter leur lot d’explications quant aux motifs de ce drame qui a durement touché la Norvège.
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@Davor : Personnellement, je ne vois aucun inconvénient à remplacer le terme "terroriste" par "déséquilibré" islamiste, les fanatiques de toute confession ou idéologie étant, par définition, de pauvres psychotiques.
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Waouw, bravo, bel exercice de style: 91 morts, un attentat à la voiture piégée, une fusillade aveugle et l'auteur arrive à ne pas placer une seule fois le mot "terrorisme" ou "terroriste" sauf dans le dernier paragraphe pour parler de "terrorisme islamiste". Il est bien entendu que le terme "terroriste" ne convient que lorsque l'on parle d'arabes ou de musulmans. Il serait peut-être temps d'évacuer cette gangrène mentale car c'est précisément cette gangrène qui a poussé ce déséquilibré, ce terroriste, à accomplir son acte.
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Waouw, bravo, bel exercice de style: 91 morts, un attentat à la voiture piégée, une fusillade aveugle et l'auteur arrive à ne pas placer une seule fois le mot "terrorisme" ou "terroriste" sauf dans le dernier paragraphe pour parler de "terrorisme islamiste". Il est bien entendu que le terme "terroriste" ne convient que lorsque l'on parle d'arabes ou de musulmans. Il serait peut-être temps d'évacuer cette gangrène mentale car c'est précisément cette gangrène qui a poussé ce déséquilibré, ce terroriste, à accomplir son acte.
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@Davor : Personnellement, je ne vois aucun inconvénient à remplacer le terme "terroriste" par "déséquilibré" islamiste, les fanatiques de toute confession ou idéologie étant, par définition, de pauvres psychotiques.