Norvège : à la recherche d’éventuels complices

Rédaction en ligne

dimanche 24 juillet 2011, 14:55

L’enquête se poursuit après le carnage d’Oslo. La police a mené une opération dans l’est de la capitale norvégienne, qui n’a rien donné. Le principal suspect, qui a reconnu les faits, affirme avoir agi seul.

« Nous menons une action de police visant une adresse dans l’est d’Oslo. C’est en lien avec l’enquête » sur les attaques, a déclaré dimanche matin Anders Fridenberg, un porte-parole de la police d’Oslo, sans plus de détails. Selon des images diffusées par les médias norvégiens, les opérations se concentrent sur un terrain vague. Mais en début d’après-midi, la police annonçait que l’opération s’était terminée sans résultat. Selon des témoignages de voisins, six personnes avaient été interpellées dans une bâtisse au fond d’un parking.« La police n’a pas de raison permettant de faire un lien entre ces personnes et les actions terroristes », a ensuite indiqué la police.

Responsable présumé de l’explosion d’une bombe de forte puissance vendredi dans le centre d’Oslo et du massacre à l’arme à feu commis ensuite sur l’île d’Utoeya à une quarantaine de kilomètres de là, Anders Behring Breivik a été longuement entendu par la police. Les enquêteurs refusent cependant de fournir tout élément sur ses motivations et son état d’esprit. On peut en avoir un bon aperçu dans le manifeste de 1500 pages qu’il a publié sur le net, ainsi que dans une vidéo qui résume ses motivations. Peu avant de passer à l’acte, il a diffusé ces 1.500 pages, truffées de diatribes islamophobes et antimarxistes, rédigé en anglais sous le nom d’Andrew Berwick, et intitulé « A European Declaration of Independence – 2083 ». Il y évoque « l’usage du terrorisme comme un moyen d’éveiller les masses ».

« Croisade »

Outre le manifeste, Behring Breivik a publié une longue vidéo sur YouTube, montrant sa farouche hostilité à l’islam, au marxisme et au multiculturalisme. A la fin de ce document, le suspect apparaît sur trois photos, dont l’une le montre en position de tir avec un fusil d’assaut. Publiée le jour des attaques, la vidéo décrit l’islam comme « la principale idéologie génocidaire ». « Avant de commencer notre Croisade, nous devons faire notre devoir en décimant le marxisme culturel », est-il également écrit. Le Parti du Progrès (FrP), une formation de la droite populiste norvégienne, a annoncé que le suspect avait adhéré au parti de 1999 à 2006.

Sur la foi des informations qu’il a mises en ligne sur internet, la police l’a décrit comme un « fondamentaliste chrétien » de droite, sans vouloir se prononcer sur d’éventuelles motivations politiques. « Il considère que c’était cruel de devoir mener ces actions mais que, dans sa tête, c’était nécessaire », a déclaré pour sa part l’avocat du suspect, Geir Lippestad, aux médias norvégiens dans la nuit de samedi à dimanche.

Les larmes du Roi

L’émotion était à son comble dimanche à Oslo où une messe s’est tenue en présence de nombreuses personnalités dont le couple royal et le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg. « Chacune des victimes est une tragédie », a-t-il dit lors d’un hommage dans la cathédrale d’Oslo. « Nous sommes un petit pays mais nous sommes un peuple fier », a-t-il ajouté, en précisant que son pays « n’abandonnera jamais ses valeurs ».

Pendant le service religieux, le roi Harald V, les yeux baignés de larmes, ne pouvait cacher son émotion.

21 ans de prison

L’homme sera présenté devant un juge ce lundi pour une décision sur son placement en détention provisoire, selon la police. En Norvège, où la peine maximale prévue par le code pénal est de 21 ans, des voix se sont élevées, sur internet, pour réclamer le rétablissement de la peine de mort.

93 morts

Lors de la fusillade qui a duré 90 minutes interminables, le suspect déguisé en policier et en possession de deux armes à feu a tiré sur un rassemblement de quelque 600 jeunes du parti travailliste, réunis sur Utoeya pour un camp d’été. Selon plusieurs témoignages, il appelait les jeunes à venir à lui, affirmant qu’il voulait les protéger puis ouvrait le feu sur ceux qui s’approchaient. Il a aussi tiré sur les personnes qui tentaient de s’enfuir à la nage, achevant les blessés et ciblant également les tentes dans lesquelles les adolescents campaient. Le carnage, qui a suscité une vague d’indignation et de compassion à travers le monde, a débuté par un attentat à la voiture piégée dans le quartier des ministères à Oslo, qui a fait sept morts et neuf blessés graves. La police norvégienne a annoncé que le bilan des attaques de vendredi s’établissait désormais à 93 morts après le décès d’un blessé.

(avec afp)

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[11] jeanherve dit le 25/07/2011, 16:48

Elio Ciolini (2) l'attentat de la gare de Bologne en 1980 (notamment une "loge de Monte Carlo"). Les enquêteurs ont perdu beaucoup de temps à clarifier la situation. Il a alors fait de la prison en Suisse (Champ Dollon). Il avait un certain humour car une des sociétés "écrans" qu'il a créées en Belgique s'appelait "Dollon". Ce qui m'a frappé il y a quelques années, c'est que les journalistes italiens ne semblaient rien connaître de son passage en Belgique (où il a aussi été condamné mais était en fuite) et réciproquement. Il a encore fait parler de lui en lançant des rumeurs de préparatifs d'attentats ... Il y a peu il a été arrêté en Suisse dans une très grosse affaire d'escroquerie. Il est en attente de jugement à Rome. Cette escroquerie était-elle destinée à un financement occulte (de l'extrême-droite) ? On a dit de lui (et il a dit de lui-même) qu'il travaillait pour la CIA ... ou pour les services secrets français. En fait, il a rarement déclaré toute la vérité et rien que la vérité[...]

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[10] jeanherve dit le 25/07/2011, 16:46

Elio Ciolini Le nom d' Elio Ciolini traverse les 40 ou 50 dernières années de l'histoire de l'extrême-droite et de l'escroquerie. Il a notamment fait parler de lui en Bolivie, en Italie, en Suisse et en Belgique. En Belgique, il a été proche de la "bande Haemers" (une bande spécialisée dans les attaques de fourgons et qui a aussi "enlevé" l'ancien premier ministre Paul Vanden Boyenants). Il s'était fait connaître sous le faux nom de "Colonel Bastiani". Il a touché de l'argent de la bande Haemers (pour un financement occulte ?). A l'époque (27/03/1991), le journal belge "La Dernière Heure" avait publié deux articles intéressants mais le journaliste responsable (Gilbert Dumont) ne semblait pas s'être rendu compte du rôle qu'Elio Ciolini avait déjà joué en Bolivie ( il était particulièrement proche de Stefano Delle Chiaie) ainsi que dans la Loge italienne P2. En Italie, Elio Ciolini a lancé des fausses pistes après l'attentat de la gare de Bologne en 1980 (notamment une "loge de Monte Carl[...]

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[9] DBox dit le 24/07/2011, 16:37

vous oubliez le massacre de 1573 ... terrible aussi... mais peut etre moins que celui de 1432...

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[8] ROGERS dit le 24/07/2011, 16:19

ET ON A OUBLIER LES MASSACRE EN 60 QUAND LES BELGES TUE LE PEUPLE POUR MOINS.

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[7] Tof ce brol dit le 24/07/2011, 16:09

"Si vous voulez tous les complices qui n'ont pas participé aux actes, tournez-vous vers la presse tabloïd norvégienne, le parti du progrès, et l'ensemble de la facho-sphère européenne..."

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