Se dirige-t-on vers un échec du sommet de la zone euro ?

Rédaction en ligne

mercredi 26 octobre 2011, 07:21

La zone euro éprouve toutes les peines à parvenir à un accord substantiel pour stopper la crise de la dette lors de son sommet crucial de mercredi, dans un contexte alourdi par les difficultés avec l’Italie et une controverse persistante sur le rôle que doit jouer de la BCE.

Se dirige-t-on vers un échec du sommet de la zone euro ?

©Belga

« Si le sommet était un échec, cela pourrait faire basculer le continent européen vers des terres inconnues », a prévenu le Premier ministre français, François Fillon. Le monde entier attend des actes lors de la réunion des chefs d’État et de gouvernement de l’Union monétaire à Bruxelles, qui s’ouvrira dans la soirée après un sommet de tous les pays de l’Union européenne à partir de 18H00 (16H00 GMT). « La crise financière européenne est aujourd’hui le risque le plus grave pesant sur la reprise de l’économie mondiale », a indiqué aux Etats-Unis le sous-secrétaire adjoint au Trésor, Charles Collyns.

Une ultime réunion de hauts fonctionnaires des pays de la zone euro s’est ouverte dans la soirée à Bruxelles et pourrait durer tard dans la nuit pour tenter de lever les divergences qui persistent. « Cette réunion est notre dernière chance de sauver le sommet et d’aboutir à un accord significatif », a indiqué à l’AFP une source diplomatique. « Mais nous ne sommes pas très optimistes », a-t-elle ajouté.

Stabiliser la Grèce, éviter la contagion, s’entendre sur le rôle de la BCE

Les Européens doivent d’une part stabiliser la Grèce surendettée en mettant plus fortement à contribution le secteur financier. Celui-ci s’était déjà engagé en juillet à subir des pertes de l’ordre de 21 % en effaçant une partie de la dette grecque. Selon une source diplomatique, le lobby bancaire propose désormais une décote volontaire de 40 %, mais la zone euro veut plus. La chancelière Angela Merkel a placé la barre à « plus de 50 %, moins de 60 % », selon un parlementaire allemand. Et les tractations s’avèrent très difficiles.

Les dirigeants européens doivent ensuite éviter à tout prix la contagion de la crise, en particulier en trouvant un moyen efficace et crédible d’augmenter la force de frappe du Fonds européen de stabilité financière (FESF), doté actuellement d’une capacité de 440 milliards d’euros.

Le FESF renforcé s’est vu notamment assigner la tâche d’empêcher de manière préventive la contagion de la crise de la dette à l’Italie et à l’Espagne. Sommé dimanche par ses partenaires de prendre des mesures structurelles pour relancer la croissance et réduire la dette de son pays, Silvio Berlusconi a promis d’agir en retardant l’âge de départ à la retraite à 67 ans. Il semblait mardi soir avoir réussi in extremis à convaincre son allié de la Ligue du Nord de réformer au moins partiellement les retraites pour apporter une réponse convaincante à Bruxelles.

Pour l’Allemagne, la BCE doit rester indépendante

Dans l’immédiat Rome compte sur l’appui continu de la Banque centrale européenne pour jouer les pompiers sur le marché obligataire et freiner la hausse des taux d’emprunt italiens. Mais Angela Merkel a refusé à la veille du sommet que les États européens imposent une ligne de conduite en la matière à la BCE, afin de préserver son indépendance. Elle a refusé un projet de communiqué du sommet de la zone euro qui à ses yeux franchit cette ligne rouge. « Il ne faut pas laisser surgir la fausse impression que les politiques attendent quelque chose de la BCE », a-t-elle dit, à la veille d’un vote des députés allemands appelés à lui confier un mandat de négociation.

Le projet de communiqué final du sommet des dirigeants de l’Union monétaire, obtenu par l’AFP, encourage la BCE à poursuivre ses rachats de dette italienne et espagnole pour éviter que les taux obligataires de ces pays ne s’envolent : « Nous soutenons pleinement la BCE dans son action pour assurer la stabilité des prix en zone euro, y compris ses mesures exceptionnelles dans l’environnement de marché hors du commun actuel ».

Une réunion préparatoire des ministres des Finances de l’Union européenne, qui devait se tenir mercredi avant les sommets européens, jugée inutile dans la mesure où les sujets seront tranchés au plus haut niveau, a été annulée.

AFP

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Quelques règles de bonne conduite avant de réagir
[37] Benoit1 dit le 26/10/2011, 18:31

[14]hop98765@ L'Allemagne gere l'argent avec sérieux, de plus c'est loin d'être un pays de de droite, ils sont culturellement centre-droit; la France et l'Angleterre sont dans les actes politiques rangés bien plus à droite que l'Allemagne. Voyez en Allemagne, ils ont déjà une politique du logement supervisé par l'état, tous les citoyens allemands peuvent s'y loger à tarif modéré sans subir la frénésie spéculative des requins de l'immobilier, Au point de vue de la sécurité sociale les allemands sont bien mieux lotis que les français et les anglais. En France ils ont des dispositifs de sécurité-sociale, mais ce sont des mirages qui cachent la misère sociale d'une grande partie de leur population.

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[36] Etterbeeki dit le 26/10/2011, 14:55

@[15]dgitaljedi Gardons une certaine lucidité tout de même. L'Irlande s'est trouvé en faillite à cause de spéculations immobilières hallucinates, et la déregulation bancaire. La Grèce se trouve dans sa position par un modèle de société en noir et une inconscience fiscale ahurissante (qu'ils ont eu plus de 10 ans à remanier). Ne parlons même pas de l'Italie dont les gouvernants somnolent depuis dix ans. Crisis, what crisis? Ce n'est pas "le système" qui les a coulé, c'est une série de décisions souveraines. L'Irlande est en chemin de redressement; la Grèce beaucoup moins.

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[35] mdoublem dit le 26/10/2011, 12:26

Suivant des bruits de plus en plus persistants dans les couloirs banquaires on se dirige vers un crash boursier dans l'année 2012

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[34] Bigzyeux dit le 26/10/2011, 12:06

Résumé des commentaires: c'est pas moi, c'est les autres, c'est les banques, c'est l'euro et c'est la faute à Voltaire.

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[33] Bigzyeux dit le 26/10/2011, 12:02

L'Allemagne a raison de refuser une solution de facilité qui ne ferait en fait qu'aggraver les choses. Le seul moyen d'enrayer cette crise est que NOUS cessions de voter pour ceux qui nous encouragent à dépenser plus que ce que nous gagnons.

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