ArcelorMittal veut fermer son usine en Algérie
Rédaction en ligne
dimanche 08 janvier 2012, 13:39
Le géant mondial de l’acier a déposé une demande de cessation de paiement pour le complexe sidérurgique d’El-Hadjar. Le groupe détient 70% du complexe.
DR
Le géant mondial de l’acier ArcelorMittal, qui détient 70 % du capital du complexe sidérurgique d’El-Hadjar, près d’Annaba (est), a déposé dimanche auprès d’un tribunal algérien une demande de cessation de paiement, a confirmé son directeur général à l’AFP. « Je confirme le dépôt de la demande de cessation de paiement mais ne ferai aucun commentaire pour le moment », a déclaré le directeur général d’ArcelorMittal, Vincent Le Goïc.
Samedi, le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia avait déclaré que l’Etat allait intervenir pour empêcher une éventuelle fermeture du complexe sidérurgique. M. Ouyahia a expliqué que le dépôt du bilan, « brandi comme une menace par ArcelorMittal, pour obtenir un crédit bancaire sans garanties, ne va pas infléchir la position des autorités algériennes sur ce dossier ». Selon lui, ArcelorMittal a demandé un prêt à la Banque extérieure d’Algérie (BEA, publique) de 14 milliards de dinars (140 millions d’euros environ), dont une partie, 50 millions d’euros, a été accordée. Le secrétaire général du syndicat d’entreprise d’El-Hadjar, Smaïn Kouadria, a indiqué dimanche à l’AFP « avoir reçu le message de M. Ouyahia 5/5 et qu’il soutenait la position du gouvernement dans la mesure où elle assure la pérennisation du complexe, de l’emploi et l’augmentation des capacités de production ».
ArcelorMittal détient 70 % du capital du complexe et le groupe public algérien Sider les 30 % restant. Le complexe, propriété de l’Etat algérien, avait été racheté à 70 % en 2001 par l’indien Ispat, membre du groupe Mittal.
Le gouvernement algérien avait donné en septembre 2011 son feu vert à la reconduction du contrat de partenariat le liant à ArcelorMittal. Cette décision devrait permettre la mise en oeuvre d’un programme d’investissements de 500 millions d’euros entre 2011 et 2015.
(AFP)
Vos réactions
Voir toutes les réactions| Signaler un abus | Message constructif ? |
OUI 0 0 NON | |
|
|||
Sans vergogne ! Ces gens et leurs acolytes (membres de la Direction) sont vraiment sans vergogne. Ah quand une fatwa socio-économique à l'égard de gens sans scrupules. dehors les Mittal, dehors de tout qu'on leur confisque l'ensemble de leurs biens et qu'on arrête de contempler la destruction progressive de nos capacités industrielles.
| Signaler un abus | Message constructif ? |
OUI 2 0 NON | |
|
|||
"Obtenir un crédit bancaire sans garanties" Obtenir de ne pas payer d'impôts. Obtenir des subsides pour remettre en état un outil que l'on ferme. Obtenir, obtenir et quand on obtient plus... on se tire... sans dommage ni poursuite. Elle est pas belle la vie de Mittal?
| Signaler un abus | Message constructif ? |
OUI 14 1 NON | |
|
|||
??? Quoi? Même eux coûtent trop cher???
| Signaler un abus | Message constructif ? |
OUI 6 1 NON | |
|
|||
















Amis Anonymous, au travail, ArcelorMittal n'a pas bien compris ;)