Naufrage du Concordia : le bilan grimpe à cinq morts

Rédaction en ligne

lundi 16 janvier 2012, 00:20

Deux corps ont été trouvés dimanche dans l’épave du Costa Concordia, portant à cinq morts et quinze disparus le bilan du naufrage de ce navire de croisière. Les sauveteurs ont désormais peu d’espoirs de retrouver des survivants.

Les plongeurs ont découvert les corps de deux hommes âgés, vêtus de leurs gilets de sauvetage, devant les cuisines d’un des restaurants, dans une partie immergée à l’arrière du navire, a-t-on appris auprès des garde-côtes. Cette découverte porte le bilan de cette croisière à cinq morts, une soixantaine de blessés et une quinzaine de disparus. Aucune précision n’a encore été donnée sur la nationalité des nouvelles victimes. Les trois premiers morts recensés étaient deux passagers français et un membre d’équipage péruvien.

Peu d’espoirs de retrouver des survivants

Alors que la nuit était tombée sur l’île du Giglio (Toscane, ouest de l’Italie), les recherches se poursuivaient dans l’épave du navire de la société italienne Costa, leader européen des croisières, semi-immergée à une trentaine de mètres du rivage, après le sauvetage miraculeux de trois personnes. Mais les sauveteurs avaient assez peu d’espoirs de retrouver des survivants.

Confiant sa « grande tristesse » et sa « résignation », Angelo Scarpa, plongeur de 24 ans qui a trouvé les deux cadavres, a dit avoir « peur qu’on puisse en trouver d’autres ». M. Scarpa a indiqué qu’avec ses collègues ils allaient se concentrer sur la zone du restaurant où « il pourrait y avoir d’autres corps », car « les gens étaient en train de manger au moment de l’accident » vendredi soir. Le responsable des pompiers, Cosimo Pulito, a jugé « difficile qu’il y ait des poches d’air » ayant permis la survie d’occupants de la partie submergée du navire.

Les recherches sont rendues en outre difficiles par la très forte inclinaison du paquebot couché sur un flanc à 90 degrés et qui risque de glisser et couler totalement. Toute une série d’obstacles bloquent le passage des plongeurs : portes fermées, escaliers brisés et éléments d’ameublement entassés. Les autorités craignent par ailleurs que le carburant du navire ne se déverse dans la mer.

Le commandant incarcéré

Les premiers éléments de l’enquête et de nombreux témoignages accablent le commandant, incarcéré samedi pour homicide multiple et abandon de navire. « La route suivie par le navire n’était pas la bonne », a indiqué le procureur de Grosseto, Francesco Verusio, en charge de l’enquête. Le commandant « s’est approché de manière très maladroite de l’île du Giglio, a heurté un rocher qui s’est encastré dans le flanc gauche, faisant s’incliner (le navire) et embarquer énormément d’eau en l’espace de deux, trois minutes », a-t-il ajouté. « C’est une grosse erreur humaine qui a eu des conséquences dramatiques », a dénoncé le ministre de la Défense, l’amiral Giampaolo Di Paola.

L’alerte donnée une heure après l’impact ?

D’après les premiers éléments tirés de la boîte noire, le navire était à « seulement 150 mètres du rivage, une distance incroyablement proche », a encore dit le procureur. Selon certains, il effectuait une sorte de parade surnommé l’« inchino » (la révérence), toutes lumières allumées et à grand renfort de sirènes pour saluer les 800 habitants du Giglio, ce que tente de confirmer la justice.

Le magistrat a également mis en cause la gestion de l’accident par l’équipage. Selon lui, l’alerte a été lancée une heure après l’impact. Elément encore aggravant, les garde-côtes ont demandé à plusieurs reprises -et en vain- au commandant de remonter à bord du navire pendant les opérations de secours. Le commandant « était déjà, un peu après minuit, sur les rives de Giglio » alors que les derniers passagers ont été évacués vers 06h00, selon les pompiers.

Le nombre de disparus revus à la baisse

Le président de la région Toscane Enrico Rossi avait annoncé en fin de matinée, après des « recoupements », que le nombre d’occupants portés disparus, jusque là estimé à 35 personnes environ, était divisé par deux.

Après un couple de jeunes mariés sud-coréens extraits de leur cabine dans la nuit de samedi à dimanche, un troisième rescapé, le commissaire de bord Marrico Giampietroni, a pu être extrait du navire dimanche matin après avoir passé 36 heures dans l’épave. Il a une jambe cassée mais « il est sauvé », a indiqué à l’AFP un responsable de la capitainerie du port de Santo Stefano, situé en face du Giglio.

Au moment du naufrage, vendredi soir vers 21H30, le navire transportait quelque 4.229 personnes dont plus de 3.200 touristes de 60 nationalités différentes et un millier de membres d’équipage.

Evacuation désorganisée

De nombreux témoins ont décrit des « scènes d’apocalypse » et de « panique » avec des bousculades entre touristes cherchant à monter sur les chaloupes, au milieu des cris et des pleurs. « Dans un couloir, nous avons cassé une vitre et avons pris des gilets de sauvetage mais comme il n’y en avait pas beaucoup, on se les volait entre nous », a raconté aux journaux italiens Antonietta Simboli de Latina, près de Rome. Selon des passagers, les membres d’équipage, dont certains ne parlaient pas italien ou anglais, n’arrivaient pas à faire descendre les chaloupes.

Dans la panique, des dizaines de passagers se sont jetés à l’eau, et ont heurté des rochers, ce qui explique pourquoi sur la quarantaine de blessés, beaucoup ont des bras ou jambes cassées. Les plus de 4.000 rescapés ont été transférés samedi du Giglio vers le port de Santo Stefano puis rapatriés pour la plupart vers leurs villes d’origine en Italie et à l’étranger.

(afp)

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[10] turbo dit le 16/01/2012, 05:14

@dbox et oui Zeebrugge était une erreur humaine, et maintenant aussi, toujours plus loin, toujours plus grand, toujours plus vite, tout est ainsi dans la vie, mais on oublie quand même nos erreurs du passées, et on recommence

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[9] Phil9232 dit le 15/01/2012, 23:44

L'océan a toujours le dernier mot.

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[8] Rider dit le 15/01/2012, 21:14

Comme toujours et encore ici, les 'spécialistes' se bousculent pour donner leur avis à tort et à travers; à un tel point qu'on dirait de véritables 'capitaines en herbes'... Bien sûr ils n'oublient pas au passage de 'juger' et 'critiquer' ceux qui ont décidé d'opter pour ce type de vacances, ils sont tellement plus 'malins' que tout ces gens !

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[7] skyman dit le 15/01/2012, 20:43

1 heure pour ordonner l'évacuation d'un navire gigantesque avec 4200 personnes, après un choc brutal qui le fait rapidement gîter sur le flanc, bravo au Capitaine et à son équipage...

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[6] snaction dit le 15/01/2012, 20:27

Voilà pourquoi...... C'est triste a dire mais.... On paie un mafieux un peu mois cher qu'un vrai capitaine,on engage du personnel de dieux chez ou....(qui sont même pas bilingue) Que l'on paie en dessous du smic, pas d'entrainement de sécuriter au départ de l'enbarquement comme s'est obligatoire.... voilà ,l'europe sur papier ,oui cela me fais bien rigoler avec des mesures qui ne s'applique pas à cause du prix que cela pourrait couter réellement. Et Bientôt ce sera pareil dans l'aviation,les trains ect....merci cette europe je n'en veux pas !!!!

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